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<channel><title><![CDATA[L'Objectif - Actualit&eacute;]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute]]></link><description><![CDATA[Actualit&eacute;]]></description><pubDate>Mon, 23 Mar 2026 00:57:07 -0700</pubDate><generator>Weebly</generator><item><title><![CDATA[LA VIDÉO DU JOUR : John Oliver explose Trump suite à sa décision de sortir de l'accord de Paris]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/la-video-du-jour-john-oliver-explose-trump-suite-a-sa-decision-de-sortir-de-laccord-de-paris]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/la-video-du-jour-john-oliver-explose-trump-suite-a-sa-decision-de-sortir-de-laccord-de-paris#comments]]></comments><pubDate>Tue, 06 Jun 2017 12:13:40 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/la-video-du-jour-john-oliver-explose-trump-suite-a-sa-decision-de-sortir-de-laccord-de-paris</guid><description><![CDATA[       L&rsquo;humour pince-sans-rire de John Oliver a encore frapp&eacute;. Son show satirique hebdomadaire diffus&eacute; sur la cha&icirc;ne am&eacute;ricaine HBO,&nbsp;Last Week Tonight with John Oliver, s&rsquo;attaque cette fois au retrait des &Eacute;tats-Unis des accords de Paris sur le climat, d&eacute;cid&eacute; la semaine derni&egrave;re par le Pr&eacute;sident am&eacute;ricain Donald Trump. Au-del&agrave; des gags brillantissimes, le com&eacute;dien et ses &eacute;quipes se sont att [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/john-oliver_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><span style="color:rgb(40, 40, 40)">L&rsquo;humour pince-sans-rire de John Oliver a encore frapp&eacute;. Son show satirique hebdomadaire diffus&eacute; sur la cha&icirc;ne am&eacute;ricaine HBO,&nbsp;</span><em style="color:rgb(40, 40, 40)">Last Week Tonight with John Oliver</em><span style="color:rgb(40, 40, 40)">, s&rsquo;attaque cette fois au retrait des &Eacute;tats-Unis des accords de Paris sur le climat, d&eacute;cid&eacute; la semaine derni&egrave;re par le Pr&eacute;sident am&eacute;ricain Donald Trump. Au-del&agrave; des gags brillantissimes, le com&eacute;dien et ses &eacute;quipes se sont attel&eacute;s &agrave; un admirable travail de&nbsp;</span><em style="color:rgb(40, 40, 40)">fact-checking</em><span style="color:rgb(40, 40, 40)">&nbsp;et d&rsquo;explications claires, pr&eacute;cises et sans appel. &Agrave; voir d&rsquo;urgence : le g&eacute;nie humoristique de John Oliver, alli&eacute;&nbsp;plus que jamais &agrave; un journalisme intransigeant, place encore une fois le pr&eacute;sentateur au-dessus de la m&ecirc;l&eacute;e.</span></div>  <div class="wsite-youtube" style="margin-bottom:10px;margin-top:10px;"><div class="wsite-youtube-wrapper wsite-youtube-size-auto wsite-youtube-align-center"> <div class="wsite-youtube-container">  <iframe src="//www.youtube.com/embed/5scez5dqtAc?wmode=opaque" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> </div> </div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Pourquoi j'ai décidé de candidater aux législatives au nom d'En Marche?]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/pourquoi-jai-decide-de-candidater-aux-legislatives-au-nom-den-marche]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/pourquoi-jai-decide-de-candidater-aux-legislatives-au-nom-den-marche#comments]]></comments><pubDate>Mon, 15 May 2017 07:49:31 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/pourquoi-jai-decide-de-candidater-aux-legislatives-au-nom-den-marche</guid><description><![CDATA[Pour la premi&egrave;re fois, Marion a d&eacute;pos&eacute; sa candidature aupr&egrave;s d'En Marche ! pour&nbsp;les prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives. M&ecirc;me si les r&eacute;sultats viennent de tomber et qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; prise, elle raconte ce qui l&rsquo;a pouss&eacute;e &agrave; franchir le pas.         &Agrave; 31 ans, je viens de d&eacute;poser ma candidature aupr&egrave;s d&rsquo;En Marche&nbsp;! pour les l&eacute;gislatives. Je suis responsab [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><em><font size="3">Pour la premi&egrave;re fois, Marion a d&eacute;pos&eacute; sa candidature aupr&egrave;s d'En Marche ! pour&nbsp;<a href="https://en-marche.fr/article/communique-liste-investis" target="_blank">les prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives</a>. M&ecirc;me si les r&eacute;sultats viennent de tomber et qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; prise, elle raconte ce qui l&rsquo;a pouss&eacute;e &agrave; franchir le pas.</font></em></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/en-marche_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">&Agrave; 31 ans, je viens de d&eacute;poser ma candidature aupr&egrave;s d&rsquo;En Marche&nbsp;! pour les l&eacute;gislatives. Je suis responsable export dans l&rsquo;industrie m&eacute;tallurgique. Je suis n&eacute;e &agrave; Bourges, et j&rsquo;ai grandi &agrave; la campagne dans un village &agrave; cinquante kilom&egrave;tres de l&agrave;. C&rsquo;&eacute;tait un milieu rural avec toutes les difficult&eacute;s qu&rsquo;on lui conna&icirc;t.<br />Ma vie a &eacute;t&eacute; assez mouvement&eacute;e. D&rsquo;une part avec mon parcours scolaire et d&rsquo;autre part avec mon parcours professionnel. J&rsquo;ai commenc&eacute; par faire m&eacute;decine, puis des &eacute;tudes d&rsquo;infirmi&egrave;re, pour enfin faire du commerce et me sp&eacute;cialiser dans l&rsquo;h&ocirc;tellerie. Maintenant, je travaille pour l&rsquo;entreprise familiale.<br />Et j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de candidater pour me pr&eacute;senter aux &eacute;lections l&eacute;gislatives. &nbsp;<br /><br /><br /><span><span style="font-weight:700">En Marche&nbsp;! n&rsquo;est pas le premier parti politique auquel j&rsquo;adh&egrave;re</span></span><br /><br /><br />En 2007, durant la campagne pr&eacute;sidentielle, j&rsquo;&eacute;tais militante avec les jeunes UMP. Mais au bout de deux ans, je ne me reconnaissais plus du tout dans la fa&ccedil;on dont &eacute;tait g&eacute;r&eacute; le parti et dans les id&eacute;es qu&rsquo;il soutenait comme la Manif pour tous. &Ccedil;a ne me correspondait plus, alors je suis partie. &Eacute;conomiquement, je me rapproche d&rsquo;un programme de droite mais socialement, je suis plut&ocirc;t sur un programme socialiste mod&eacute;r&eacute;.<br />J&rsquo;ai adh&eacute;r&eacute; &agrave; En Marche&nbsp;! peu de temps apr&egrave;s sa cr&eacute;ation en juin 2016. Je n&rsquo;ai pas adh&eacute;r&eacute; pour le projet ni&nbsp;pour militer, mais plut&ocirc;t pour suivre et &ecirc;tre inform&eacute;e des avanc&eacute;es du mouvement. De toute fa&ccedil;on, j&rsquo;avais un planning tr&egrave;s charg&eacute; donc je n&rsquo;aurai pas pu, m&ecirc;me si j&rsquo;en avais eu l&rsquo;envie.<br />C&rsquo;&eacute;tait tout nouveau et j&rsquo;&eacute;tais curieuse. Emmanuel Macron &eacute;tait un leader que personne ne connaissaient quelques ann&eacute;es plus t&ocirc;t, et surtout, il avait un charisme certain dans sa politique au gouvernement. &Ccedil;a me ressemblait et il &eacute;tait important pour moi que je puisse me rapprocher de cette volont&eacute; pour la France. &nbsp;<br />D&egrave;s le d&eacute;but, j&rsquo;ai cru au changement. Insuffler un peu de jeunesse dans une soci&eacute;t&eacute; peupl&eacute;e de politiques vieillissants, &ccedil;a rassure et &ccedil;a redonne espoir.<br /><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Je me suis inscrite en toute simplicit&eacute;</span></span><br /><br />Mercredi, j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;envoyer ma candidature, 24 heures avant la cl&ocirc;ture des inscriptions. J&rsquo;y r&eacute;fl&eacute;chissais depuis le mois de janvier, mais je n&rsquo;ai jamais eu le courage. Retournement de situation, ce week-end, j&rsquo;en avais vraiment envie. &Ccedil;a fait des ann&eacute;es que j&rsquo;en parle, que j&rsquo;aimerais beaucoup<br />&ecirc;tre d&eacute;put&eacute;e et je ne voulais pas regretter. Je me suis donc lanc&eacute;e.<br />Le processus&nbsp; de candidature est en ligne. Il y a plusieurs questions. C&rsquo;est assez rapide, mais c&rsquo;est quand m&ecirc;me trois heures de travail pour remplir correctement tout le dossier. Il y a des questions &agrave; remplir sur nos motivations, et sur notre engagement avec En Marche&nbsp;!.<br />Un peu plus loin, il faut un CV et une lettre de motivation d&rsquo;une &agrave; deux pages. C&rsquo;&eacute;tait un peu comme si on postulait &agrave; un job mais &ccedil;a ne m&rsquo;a pas choqu&eacute;e, &ccedil;a m&rsquo;a rassur&eacute;e. Certaines personnes se sont quand m&ecirc;me plaintes, para&icirc;t-il.<br /><br /><span><span style="font-weight:700">Je n&rsquo;ai pas candidat&eacute; aux l&eacute;gislatives pour rien</span></span><br /><br />Il y a plusieurs raisons &agrave; ma candidature. D&rsquo;abord, je me pr&eacute;sente dans la r&eacute;gion o&ugrave; je suis n&eacute;e et o&ugrave; je travaille. C&rsquo;est un lieu qui me tient &agrave; c&oelig;ur, mais c&rsquo;est aussi une r&eacute;gion qui a de grosses difficult&eacute;s. Au niveau des transports, de la sant&eacute;, de l&rsquo;&eacute;ducation, il y a de grands progr&egrave;s &agrave; faire. La s&eacute;curit&eacute; est aussi &agrave; am&eacute;liorer. Il ne faut pas croire qu&rsquo;il ne se passe rien &agrave; la campagne. Au contraire, les forces de l'ordre sont moins pr&eacute;sentes.<br />Certains sujets me tiennent vraiment &agrave; c&oelig;ur. J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; tr&egrave;s pr&eacute;sente dans les milieux culturels puisque ma m&egrave;re a longtemps travaill&eacute; dans une salle de spectacle. On a la chance d&rsquo;avoir une offre culturelle et sportive dans notre r&eacute;gion qui est superbe. S&rsquo;il y a quelque chose qu&rsquo;on ne peut ne pas reprocher aux diff&eacute;rentes personnes qui sont venues chez nous, c&rsquo;est bien cela.<br />La culture est importante et il faudra p&eacute;renniser et poursuivre les efforts dans ce sens-l&agrave;. Je pense absolument qu&rsquo;il faut s&rsquo;attaquer &agrave; trois sujets majeurs&nbsp;: les transports, l&rsquo;&eacute;ducation et la lutte contre les d&eacute;serts m&eacute;dicaux. Ici, il faut un an pour avoir un rendez-vous chez l&rsquo;ophtalmo par exemple.</div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-medium " style="padding-top:5px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:10px;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/vote-macron_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><span><span style="font-weight:700">Ma r&eacute;gion et la France doivent se relever &agrave; tout prix</span></span><br /><br /><br />Nous sommes dans une r&eacute;gion centrale qui devrait &ecirc;tre attrayante&nbsp;et un atout majeur pour tous les jeunes cadres dynamiques, pour tous les jeunes couples, les familles&hellip; pour tous les gens qui ont envie de quitter Paris tout en &eacute;tant proche de tout, en fait. &Ccedil;a devrait &ecirc;tre une r&eacute;gion d&rsquo;attractivit&eacute; et aujourd&rsquo;hui, &ccedil;a ne l&rsquo;est pas. On appelle &ccedil;a un "trou" et je suis d&eacute;pit&eacute;e d&rsquo;entendre les gens qualifier ma r&eacute;gion de la sorte. J&rsquo;ai envie de faire &eacute;voluer les choses, participer au changement et r&eacute;fl&eacute;chir au niveau national &agrave; ce que l&rsquo;on pourrait faire&nbsp;et modifier dans ce pays pour que &ccedil;a aille mieux.<br />Les Fran&ccedil;ais sont tristes. J&rsquo;en ai marre de voir &ccedil;a et pourtant, j&rsquo;adore mon pays. J&rsquo;ai beaucoup voyag&eacute;. Je suis all&eacute;e voir ailleurs ce qu&rsquo;il se passait, j&rsquo;ai habit&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, en Asie du Sud-Est, en Turquie pour le travail... Mais Je trouve que c&rsquo;est typiquement fran&ccedil;ais d&rsquo;&ecirc;tre triste. J&rsquo;ai envie de redonner ce sourire au Fran&ccedil;ais. Ils ont le plus beau pays du monde&hellip; Ce n&rsquo;est pas normal&nbsp;!<br />Cette situation n&rsquo;est la faute de personne. On ne va pas jeter la pierre sur quelqu&rsquo;un en particulier. C&rsquo;est &agrave; cause des diff&eacute;rentes classes politiques au fil des &eacute;poques qui n&rsquo;ont pas su se renouveler comme il le fallait.<br />On nous dit "Libert&eacute;, &Eacute;galit&eacute;, Fraternit&eacute;", mais l&rsquo;&eacute;galit&eacute;, on la cherche vraiment. On est un pays qui est nivel&eacute; par le bas. Qui est morose aujourd&rsquo;hui&nbsp;? Ce sont les classes moyennes car on les emp&ecirc;che de s&rsquo;&eacute;lever.&nbsp;<br /><br /><br /><span style="font-weight:700"><span>Malgr&eacute; ma d&eacute;ception, je continuerai &agrave; mener le combat</span></span><br /><br />J&rsquo;ai re&ccedil;u une r&eacute;ponse, malheureusement elle &eacute;tait n&eacute;gative. Je suis d&eacute;&ccedil;ue par le r&eacute;sultat mais je n&rsquo;h&eacute;siterai pas &agrave; retenter dans cinq ans. Maintenant, j&rsquo;attends de Macron qu&rsquo;il ait le courage de r&eacute;former. Mais le Front national me fait de moins en moins peur car Madame Le Pen nous a montr&eacute; de quoi elle &eacute;tait capable au dernier d&eacute;bat&hellip; C&rsquo;&eacute;tait assez risible. Aujourd'hui, je me m&eacute;fie surtout du parti de Jean-Luc M&eacute;lenchon.</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[l’étrange procès en légitimité fait à Emmanuel Macron]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/letrange-proces-en-legitimite-fait-a-emmanuel-macron]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/letrange-proces-en-legitimite-fait-a-emmanuel-macron#comments]]></comments><pubDate>Wed, 10 May 2017 13:33:34 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/letrange-proces-en-legitimite-fait-a-emmanuel-macron</guid><description><![CDATA[Le nouveau pr&eacute;sident serait un pr&eacute;sident minoritaire, en d&eacute;pit des 66&nbsp;% de suffrages qui se sont port&eacute;s sur son nom. C&rsquo;est un fort mauvais proc&egrave;s.         On vit, d&eacute;cid&eacute;ment, une &eacute;poque formidable. Ou plut&ocirc;t, quarante ans apr&egrave;s Reiser, excit&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;absurde et nerveuse jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;aveuglement. L&rsquo;on en veut pour preuve ce simple constat&nbsp;: &agrave; peine &eacute [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><em><span style="color:rgb(22, 33, 44)">Le nouveau pr&eacute;sident serait un pr&eacute;sident minoritaire, en d&eacute;pit des 66&nbsp;% de suffrages qui se sont port&eacute;s sur son nom. C&rsquo;est un fort mauvais proc&egrave;s.</span></em><br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/macron-louvre_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph" style="text-align:justify;">On vit, d&eacute;cid&eacute;ment, une &eacute;poque formidable. Ou plut&ocirc;t, quarante ans apr&egrave;s Reiser, excit&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;absurde et nerveuse jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;aveuglement. L&rsquo;on en veut pour preuve ce simple constat&nbsp;: &agrave; peine &eacute;lu, voil&agrave; Emmanuel Macron r&eacute;cus&eacute; par certains.Il n&rsquo;a pas encore pris ses fonctions et voil&agrave; sa l&eacute;gitimit&eacute; mise en doute. L&rsquo;on ne sait rien de son gouvernement, pas m&ecirc;me s&rsquo;il aura une majorit&eacute; &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e et voil&agrave;, d&eacute;j&agrave;, ses projets condamn&eacute;s. Notamment par les procureurs de La&nbsp;<a href="http://www.lemonde.fr/europeennes-france/">France</a>&nbsp;insoumise et les sans-culottes autoproclam&eacute;s qui n&rsquo;ont pas attendu 24&nbsp;heures pour&nbsp;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/descendre/" target="_blank">descendre</a>&nbsp;dans la rue et&nbsp;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/d%C3%A9cr%C3%A9ter/" target="_blank">d&eacute;cr&eacute;ter</a>&nbsp;la&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;guerre sociale&nbsp;&raquo;</em>.<br />L&rsquo;outrance pourrait&nbsp;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/pr%C3%AAter/" target="_blank">pr&ecirc;ter</a>&nbsp;&agrave;&nbsp;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/sourire/" target="_blank">sourire</a>&nbsp;si cette intol&eacute;rance ne t&eacute;moignait d&rsquo;un f&acirc;cheux d&eacute;ni des r&egrave;gles de la d&eacute;mocratie. C&rsquo;est, en effet, un &eacute;trange&nbsp;<a href="http://www.lemonde.fr/proces/">proc&egrave;s</a>&nbsp;qui a &eacute;t&eacute; engag&eacute;, sans&nbsp;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/perdre/" target="_blank">perdre</a>&nbsp;une minute, contre le nouveau chef de l&rsquo;Etat&nbsp;: il serait un pr&eacute;sident minoritaire, en d&eacute;pit des 66&nbsp;% de suffrages qui se sont port&eacute;s sur son nom.<br />La d&eacute;monstration se veut implacable. Elle souligne d&rsquo;abord qu&rsquo;un quart des Fran&ccedil;ais (12&nbsp;millions) n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute;&nbsp;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/voter/" target="_blank">voter</a>&nbsp;le 7&nbsp;mai. C&rsquo;est effectivement un record d&rsquo;abstention depuis l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 1969. Elle pointe ensuite le nombre des &eacute;lecteurs qui se sont d&eacute;plac&eacute;s pour&nbsp;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/mettre/" target="_blank">mettre</a>&nbsp;dans l&rsquo;urne un bulletin blanc ou nul et&nbsp;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/signifier/" target="_blank">signifier</a>&nbsp;ainsi leur d&eacute;fiance &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des deux candidats en lice&nbsp;; ils &eacute;taient 4&nbsp;millions, nouveau record. Le calcul est simple&nbsp;: si l&rsquo;on tient compte de ces 16&nbsp;millions d&rsquo;abstentions et de votes blancs, Emmanuel Macron n&rsquo;a recueilli le soutien que de 43,6&nbsp;% des &eacute;lecteurs inscrits. CQFD.<br />C&rsquo;est&nbsp;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/oublier/" target="_blank">oublier</a>&nbsp;une v&eacute;rit&eacute; &eacute;l&eacute;mentaire&nbsp;: il en est ainsi depuis un demi-si&egrave;cle&nbsp;! A l&rsquo;exception du pl&eacute;biscite en faveur de&nbsp;<a href="http://www.lemonde.fr/jacques-chirac/">Jacques Chirac</a>&nbsp;contre Jean-Marie Le Pen en&nbsp;2002, aucun pr&eacute;sident de la V<span>e</span>&nbsp;R&eacute;publique n&rsquo;a rassembl&eacute; sur son nom la majorit&eacute; des inscrits. Le g&eacute;n&eacute;ral de Gaulle en a recueilli 45,3&nbsp;% en&nbsp;1965, Val&eacute;ry Giscard d&rsquo;Estaing 43,7&nbsp;% en&nbsp;1974, Fran&ccedil;ois Mitterrand 43,8&nbsp;% en&nbsp;1988. Quant &agrave; Georges Pompidou en&nbsp;1969 (37,5&nbsp;%), Fran&ccedil;ois Mitterrand en&nbsp;1981 (43&nbsp;%), Jacques Chirac en&nbsp;1995 (39,4&nbsp;%) et&nbsp;<a href="http://www.lemonde.fr/francois-hollande/">Fran&ccedil;ois Hollande</a>&nbsp;en&nbsp;2012 (39,1&nbsp;%), ils ont fait moins bien qu&rsquo;Emmanuel Macron. L&rsquo;on n&rsquo;a pas le&nbsp;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/souvenir/" target="_blank">souvenir</a>&nbsp;que, pour autant, leur &eacute;lection ait &eacute;t&eacute; contest&eacute;e.<br />Ce n&rsquo;est pas tout, ajoutent les sceptiques. Quelque 40&nbsp;% des &eacute;lecteurs qui ont vot&eacute; Macron l&rsquo;ont fait, disent-ils, pour&nbsp;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/faire/" target="_blank">faire</a>&nbsp;barrage &agrave; la candidate du&nbsp;<a href="http://www.lemonde.fr/front-national/">Front national</a>. La belle affaire&nbsp;! Comme si la victoire de Fran&ccedil;ois Mitterrand en&nbsp;1981 ne r&eacute;sultait pas, pour une bonne part, du rejet de Val&eacute;ry Giscard d&rsquo;Estaing. Et tout autant celle de Fran&ccedil;ois Hollande face &agrave;&nbsp;<a href="http://www.lemonde.fr/nicolas-sarkozy/">Nicolas Sarkozy</a>&nbsp;en&nbsp;2012.<br />Bref, il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;un fort mauvais proc&egrave;s. Qu&rsquo;il rel&egrave;ve d&rsquo;un mouvement g&eacute;n&eacute;ral de contestation de la l&eacute;gitimit&eacute; des autorit&eacute;s &ndash; politiques, notamment &ndash; est une &eacute;vidence. Qu&rsquo;il refl&egrave;te l&rsquo;&eacute;tat de doute, de d&eacute;fiance, voire de col&egrave;re d&rsquo;une partie des Fran&ccedil;ais &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de leurs gouvernants, ne l&rsquo;est pas moins. Mais l&rsquo;on ne saurait, sans danger,&nbsp;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/contester/" target="_blank">contester</a>&nbsp;le principe m&ecirc;me de l&rsquo;&eacute;lection&nbsp;: le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique est celui des candidats qui a obtenu la majorit&eacute; des suffrages exprim&eacute;s.<br /><span style="color:rgb(22, 33, 44)">Il sera bien temps pour ses adversaires de&nbsp;</span><a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/combattre/" target="_blank">combattre</a><span style="color:rgb(22, 33, 44)">&nbsp;Emmanuel Macron sur le terrain parlementaire ou&nbsp;</span><a href="http://www.lemonde.fr/social/">social</a><span style="color:rgb(22, 33, 44)">. Qu&rsquo;ils lui accordent, dans l&rsquo;imm&eacute;diat, non pas un &eacute;tat de gr&acirc;ce, ni m&ecirc;me un d&eacute;lai de gr&acirc;ce, mais tout simplement le temps de s&rsquo;installer, de&nbsp;</span><a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/constituer/" target="_blank">constituer</a><span style="color:rgb(22, 33, 44)">&nbsp;son &eacute;quipe et d&rsquo;engager son action. Ce serait la moindre des corrections d&eacute;mocratiques.<br /><br /><a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/10/l-etrange-proces-fait-a-emmanuel-macron_5125432_3232.html" target="_blank">Publi&eacute; dans le Monde</a>&nbsp;</span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Témoignages d'entre deux tour: "Mélenchoniste, j'ai choisi l'abstention au second tour. Une décision difficile à prendre"]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/temoignages-dentre-deux-tour-melenchoniste-jai-choisi-labstention-au-second-tour-une-decision-difficile-a-prendre]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/temoignages-dentre-deux-tour-melenchoniste-jai-choisi-labstention-au-second-tour-une-decision-difficile-a-prendre#comments]]></comments><pubDate>Wed, 26 Apr 2017 10:05:23 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/temoignages-dentre-deux-tour-melenchoniste-jai-choisi-labstention-au-second-tour-une-decision-difficile-a-prendre</guid><description><![CDATA[&#8203;Jean-Luc M&eacute;lenchon ne s&rsquo;est hiss&eacute; qu&rsquo;&agrave; la&nbsp;quatri&egrave;me place de cette &eacute;lection pr&eacute;sidentielle (19,62 %). Comme Philippe Vall&eacute;e, 58 ans, nombre de ses soutiens, d&eacute;&ccedil;us, ont donc d&eacute;cid&eacute; de s&rsquo;abstenir lors du second tour, refusant de voter pour Emmanuel Macron afin de faire barrage au Front national.         J&rsquo;ai 58 ans et suis chauffeur pour enfants handicap&eacute;s &agrave; Marseille. Voi [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph">&#8203;Jean-Luc M&eacute;lenchon ne s&rsquo;est hiss&eacute; qu&rsquo;&agrave; la&nbsp;<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/36165-presidentielle2017-resultats-definitifs-premier-pr.html" target="_blank">quatri&egrave;me place de cette &eacute;lection pr&eacute;sidentielle (19,62 %)</a>. Comme Philippe Vall&eacute;e, 58 ans, nombre de ses soutiens, d&eacute;&ccedil;us, ont donc d&eacute;cid&eacute; de s&rsquo;abstenir lors du second tour, refusant de voter pour Emmanuel Macron afin de faire barrage au Front national.</div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/ep7-melenchon-img-header_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">J&rsquo;ai 58 ans et suis chauffeur pour enfants handicap&eacute;s &agrave; Marseille. Voil&agrave; deux mois, j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de rejoindre le mouvement des Insoumis, car c&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;offre politique citoyenne qui me correspondait le mieux. Ma motivation premi&egrave;re &eacute;tait de participer &agrave; un mouvement citoyen, qui puisse faire &eacute;voluer la repr&eacute;sentation politique. J&rsquo;estime qu&rsquo;au Palais Bourbon, parmi les 577 d&eacute;put&eacute;s, une mixit&eacute; sociale doit s&rsquo;instaurer.<br />Durant ces deux derniers mois, j&rsquo;ai donc fait bien plus que voter, j&rsquo;ai milit&eacute; et rejoint un groupe d'appui&nbsp;m&eacute;lenchoniste dans le 10e&nbsp;arrondissement de Marseille. J&rsquo;ai coll&eacute; des affiches, tract&eacute;... Je me suis vraiment impliqu&eacute; dans la campagne de la France insoumise.<br /><br /><br /><span><span style="font-weight:700">J&rsquo;ai ressenti une profonde d&eacute;ception</span></span><br /><br />Dimanche 23 avril au soir, apr&egrave;s avoir fait mon devoir de citoyen en participant au d&eacute;pouillement de mon bureau de vote, j&rsquo;ai suivi les r&eacute;sultats &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision toute la soir&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; 1&nbsp;heure du matin. Je ne peux pas nier que j&rsquo;ai ressenti une profonde d&eacute;ception de ne pas voir Jean-Luc M&eacute;lenchon acc&eacute;der au second tour.<br />Au fil des heures, j&rsquo;ai vu les compteurs remont&eacute;s doucement, je l&rsquo;ai vu effleurer Fillon. J&rsquo;ai r&eacute;ellement cru qu&rsquo;on pouvait esp&eacute;rer la troisi&egrave;me place. La prudence dont a fait preuve&nbsp;<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170423.OBS8379/elimine-melenchon-met-en-doute-le-score-du-premier-tour.html" target="_blank">Jean-Luc M&eacute;lenchon, en ne reconnaissant pas tout de suite les r&eacute;sultats</a>, &eacute;tait de mise. Pour autant, je n&rsquo;avais plus vraiment d&rsquo;espoir de le voir d&eacute;passer Marine Le Pen.<br />Cet &eacute;chec n&rsquo;a pas vraiment &eacute;t&eacute; une surprise car la derni&egrave;re semaine de campagne a &eacute;t&eacute; horrible. On nous a fait passer pour des Bolch&eacute;viques<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170420.OBS8275/jean-luc-melenchon-et-le-bobard-bolivar.html" target="_blank">, des admirateurs de Hugo Chavez</a>, des extr&eacute;mistes, ce qui est totalement faux. Toutefois, son score important est une victoire pour le peuple d&rsquo;en bas, les 19,62% de citoyens qui se sont reconnus dans la France insoumise n&rsquo;ont pas disparu ce dimanche &agrave; minuit, ils sont toujours l&agrave;. Je continuerai donc &agrave; donner de ma personne en vue des l&eacute;gislatives.<br /><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Pourquoi j'ai d&eacute;cid&eacute; de m'abstenir</span></span><br /><br /><br /><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170424.OBS8463/sansmoile7mai-les-internautes-tentent-de-culpabiliser-les-insoumis-ni-ni.html" target="_blank">Ma d&eacute;cision de m&rsquo;abstenir au second tour du scrutin n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; facile &agrave; prendre</a>. Jusqu&rsquo;&agrave; tard dimanche, je pensais encore voter pour Emmanuel Macron afin de faire barrage au Front national. J&rsquo;&eacute;tais m&ecirc;me en opposition avec ma compagne qui avait d&eacute;cid&eacute;, d&egrave;s le d&eacute;part, de ne pas se rendre aux urnes.<br />Trois raisons ont motiv&eacute; ce revirement de situation&nbsp;: tout d&rsquo;abord, la n&eacute;cessit&eacute; de montrer que je n&rsquo;adh&egrave;re ni au fascisme, ni &agrave; ce que j'appelle le "<em>cupidalisme</em>", soutenu par Emmanuel Macron. Ce n&eacute;ologisme, que j&rsquo;ai invent&eacute; dans la cadre de la r&eacute;daction d&rsquo;un essai intitul&eacute; "Que d&rsquo;mande le peuple&nbsp;?", d&eacute;signe le fils de la cupidit&eacute; mondialis&eacute; et du capitalisme financiaris&eacute;.<br />L&rsquo;ennemi ce n&rsquo;est pas le capitalisme ou la finance, c&rsquo;est le "<em>cupidalisme</em>" qui implique l&rsquo;absorption d&rsquo;entreprises par des multinationales, qui n&rsquo;ont que faire de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des travailleurs du pays. Si on d&eacute;couvre, un jour, des&nbsp; habitants sur la Lune ou sur Mars, je suis certain que des usines seront d&eacute;localis&eacute;es l&agrave;-bas. Emmanuel Macron&nbsp;oublie totalement l&rsquo;importance de la cr&eacute;ation d&rsquo;emplois int&eacute;rieurs.<br />La deuxi&egrave;me raison de mon abstention est&nbsp;<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/8fvrps.DGT/macron-se-pose-en-president-des-patriotes-face-a-la-menace-des-nationalistes.html" target="_blank">la r&eacute;action du candidat d&rsquo;En Marche&nbsp;!</a>&nbsp;lors de l&rsquo;annonce des r&eacute;sultats. En tant que citoyen, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; profond&eacute;ment choqu&eacute; par&nbsp;<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170425.OBS8502/couac-de-la-rontonde-la-presse-met-macron-en-garde-contre-tout-triomphalisme.html" target="_blank">son discours triomphal</a>, j&rsquo;ai vu en face de moi &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, un petit enfant qui se voyait d&eacute;j&agrave; vainqueur. Cela m&rsquo;a rappel&eacute; un m&eacute;lange entre Sarkozy au Fouquet&rsquo;s et le convoi de voitures de Chirac.<br />Emmanuel Macron devait rester&nbsp;humble. Les Fran&ccedil;ais, le peuple, en ont marre de cette arrogance, qui fait, en outre, le jeu du FN. Quand j&rsquo;ai vu le candidat d'En Marche !&nbsp;pavaner, je me suis formellement dit que je ne voterai pas pour lui.<br /><br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/le-pen-macron_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><span><span style="font-weight:700">Je n'ai pas &agrave; culpabiliser</span></span><br /><br />Le dernier facteur ayant influenc&eacute; mon choix est la culpabilisation inacceptable qu&rsquo;on a essay&eacute; de faire peser sur les &eacute;paules des m&eacute;lenchonistes. En zappant sur les diff&eacute;rentes cha&icirc;nes, j&rsquo;ai pu assister &agrave; un v&eacute;ritable concert de pleureuses, qui, apr&egrave;s le discours de Jean-Luc M&eacute;lenchon, insinuaient qu&rsquo;on voulait faire &eacute;lire Marine Le Pen.&nbsp;Moi, je ne me sens pas coupable. Pour ces diff&eacute;rentes raisons, j&rsquo;ai donc fait le pari de l'abstention, qui me semble raisonnable.<br />Macron sera &eacute;lu car suffisamment de socialistes et de R&eacute;publicains se sont rabattus derri&egrave;re lui. L&rsquo;enjeu est d&rsquo;avoir un fort taux d&rsquo;abstention, afin que les candidats soient conscients qu&rsquo;une bonne partie de la population n&rsquo;adh&egrave;rent pas &agrave; leurs id&eacute;es. Le vote blanc, comptabilis&eacute; dans la participation, n&rsquo;&eacute;tait ainsi pas une option.<br /><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Mon espoir : l&rsquo;absence de majorit&eacute; pour le FN</span></span><br /><br />Je n&rsquo;ai pas pris cette d&eacute;cision de gaiet&eacute; de c&oelig;ur, je l&rsquo;ai toujours en travers de la t&ecirc;te, mais je vais garder mon abstention jusqu&rsquo;au bout. Le front r&eacute;publicain a de fortes chances de marcher mais, imaginons le pire sc&eacute;nario, si Marine Le Pen est &eacute;lue &agrave; cause de moi, je mettrais tout mon espoir sur le fait qu&rsquo;elle n&rsquo;aura pas de majorit&eacute; &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale.<br />Il est impossible qu&rsquo;elle ait 288 d&eacute;put&eacute;s sur 577, donc il y aura une cohabitation. Si je dois voter utile aux l&eacute;gislatives, je n&rsquo;h&eacute;siterais pas une seconde. Je donnerais m&ecirc;me ma voix &agrave; un d&eacute;put&eacute; des R&eacute;publicains si je vois que celui de gauche n&rsquo;a aucune chance de passer.<br />En tout cas, j&rsquo;appr&eacute;cie que Jean-Luc M&eacute;lenchon laisse &agrave; ses militants&nbsp;<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170424.OBS8418/pas-de-consigne-de-vote-l-equipe-melenchon-maintient-le-cap.html" target="_blank">la libert&eacute; de choisir en ne donnant pas de consigne de vote</a>. Je trouve qu&rsquo;il a fait preuve de courage, de responsabilit&eacute; et j&rsquo;adh&egrave;re compl&egrave;tement &agrave;&nbsp;<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170424.OBS8461/comment-melenchon-a-bascule-dans-le-ni-ni.html" target="_blank">sa d&eacute;marche de donner la parole aux gens qui l&rsquo;ont d&eacute;sign&eacute;</a>.<br /><br /><span style="font-weight:700">Philippe Vall&eacute;e<br />Citoyen&nbsp;<br />Article publi&eacute; dans l'Obs:&nbsp;</span>http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1667047-melenchoniste-j-ai-choisi-l-abstention-au-second-tour-une-decision-difficile-a-prendre.html</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Le Pen, Fillon... J'ai infiltré incognito les équipes de 5 candidats à la présidentielle]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/le-pen-fillon-jai-infiltre-incognito-les-equipes-de-5-candidats-a-la-presidentielle]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/le-pen-fillon-jai-infiltre-incognito-les-equipes-de-5-candidats-a-la-presidentielle#comments]]></comments><pubDate>Wed, 19 Apr 2017 08:18:05 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/le-pen-fillon-jai-infiltre-incognito-les-equipes-de-5-candidats-a-la-presidentielle</guid><description><![CDATA[Depuis deux mois, Kokopello (pseudonyme) a infiltr&eacute; incognito les &eacute;quipes militantes de cinq candidats &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle&nbsp;: Fran&ccedil;ois Fillon, Emmanuel Macron, Beno&icirc;t Hamon, Jean-Luc M&eacute;lenchon et Marine Le Pen. Il n&rsquo;a jamais milit&eacute; ou &eacute;t&eacute; encart&eacute;. Son objectif&nbsp;: comprendre pourquoi on s&rsquo;engage dans le militantisme. Environ six fois par semaine, il tracte, colle des affiches, part [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph">Depuis deux mois, Kokopello (pseudonyme) a infiltr&eacute; incognito les &eacute;quipes militantes de cinq candidats &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle&nbsp;: Fran&ccedil;ois Fillon, Emmanuel Macron, Beno&icirc;t Hamon, Jean-Luc M&eacute;lenchon et Marine Le Pen. Il n&rsquo;a jamais milit&eacute; ou &eacute;t&eacute; encart&eacute;. Son objectif&nbsp;: comprendre pourquoi on s&rsquo;engage dans le militantisme. Environ six fois par semaine, il tracte, colle des affiches, participe &agrave; des r&eacute;unions&hellip; Un passe-temps instructif, chronophage, l&eacute;g&egrave;rement schizophr&egrave;ne,&nbsp;<a href="http://www.huffingtonpost.fr/kokopello/" target="_blank">qu&rsquo;il croque en dessins</a>.</div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/pres1_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">"Comment fonctionne la politique&nbsp;?", "&Agrave; quoi ressemble une campagne&nbsp;pr&eacute;sidentielle&nbsp;?",&nbsp;voici les questions que je me suis pos&eacute;es &agrave; la veille de cette ann&eacute;e d&rsquo;&eacute;lections.&nbsp;<span>Nous &eacute;tions fin septembre 2016,</span>&nbsp;la campagne commen&ccedil;ait &agrave; se profiler et j&rsquo;avais envie, &agrave; ma mani&egrave;re, d&rsquo;en conna&icirc;tre les dessous.<br />J&rsquo;avais toujours &eacute;t&eacute; m&eacute;dus&eacute; de voir, les soirs de campagne, des centaines de militants pleurer toutes les larmes de leur corps quand leur candidat perdait, ou s&rsquo;extasier quand il gagnait. Comment pouvait-on &ecirc;tre autant touch&eacute; par le sort d&rsquo;un homme politique&nbsp;?<br /><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Mon aventure a d&eacute;but&eacute; avec Montebourg</span></span><br /><br />Mon aventure a d&eacute;but&eacute; d&egrave;s la fin du mois de septembre avec l&rsquo;&eacute;quipe d&rsquo;Arnaud Montebourg, pour les primaires de la gauche. Si je l&rsquo;ai fait, c&rsquo;est aussi parce que mes convictions penchaient plus &agrave; gauche et que je soutenais, sans grande conviction, le candidat.<br />J&rsquo;avais d&eacute;j&agrave; cette id&eacute;e de noter tout ce qui se passait autour de moi. Le tractage, les caf&eacute;s-d&eacute;bats, un comit&eacute; de campagne&hellip; Je d&eacute;couvrais l&rsquo;emploi du temps d&rsquo;un militant lambda.<br />Je me souviens d&rsquo;une fois o&ugrave; nous devions tous nous retrouver au QG de campagne d&rsquo;Arnaud Montebourg sauf que le matin m&ecirc;me, nous avions r&eacute;alis&eacute; que personne n&rsquo;avait les cl&eacute;s. Sans autre possibilit&eacute;&nbsp;: on a squatt&eacute; le caf&eacute; du coin. Tout le monde &eacute;tait au t&eacute;l&eacute;phone, il y avait un brouhaha incroyable, et &agrave; c&ocirc;t&eacute;, en bruit de fond, un habitu&eacute; du coin avin&eacute; qui n&rsquo;arr&ecirc;tait pas de nous dire que notre candidat &eacute;tait "merdique". La sc&egrave;ne &eacute;tait totalement improbable.<br />En vivant ce genre d&rsquo;exp&eacute;riences un peu cocasses, je me suis dit qu&rsquo;il fallait les partager en mettant &agrave; disposition du public des planches que j&rsquo;ai moi-m&ecirc;me dessin&eacute;es et sur lesquelles je raconte toutes ces petites anecdotes.<br /><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Fausses identit&eacute;s et look passe-partout</span></span><br /><br />Je me suis pris au jeu des primaires. Je commen&ccedil;ais &agrave; bien conna&icirc;tre les autres militants, j&rsquo;allais boire des verres avec eux, on sympathisait.<br />Et puis, au bout de quelques semaines, j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; y croire. Et si je participais &agrave; quelque chose d&rsquo;important&nbsp;? &Agrave; l&rsquo;annonce de la d&eacute;faite d&rsquo;Arnaud Montebourg, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;u. Oui, j&rsquo;&eacute;tais triste. Triste surtout pour l&rsquo;ensemble des militants qui avaient jou&eacute; le jeu &agrave; 200%. Les gens pleuraient, et, pour la premi&egrave;re fois de ma vie, je les comprenais.<br />Une fois la d&eacute;ception pass&eacute;e, je me suis dit qu&rsquo;il fallait que j&rsquo;observe comment cela fonctionnait chez les autres candidats. &Agrave; ce moment-l&agrave;, je n&rsquo;&eacute;tais convaincu par aucun d&rsquo;entre eux.<br />Il faut savoir que pour chaque parti, je me suis cr&eacute;&eacute; de fausses identit&eacute;s, des comptes Facebook et Twitter invent&eacute;s de toutes pi&egrave;ces, pour &eacute;viter de me faire griller. Je ne suis pas le seul &agrave; vouloir conserver mon anonymat. &Ccedil;a peut para&icirc;tre idiot, mais mon physique a aussi &eacute;t&eacute; un avantage. Je ne suis ni trop jeune, ni trop vieux. Je n&rsquo;ai pas d&rsquo;accent, j&rsquo;ai un look passe-partout.</div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-medium " style="padding-top:5px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:10px;text-align:left"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/pres2_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">Il m&rsquo;est arriv&eacute; d&rsquo;avoir peur qu&rsquo;on me reconnaisse. C&rsquo;est notamment le cas lors de grande mobilisation. J&rsquo;essaye de cacher les tracts que je tiens au cas o&ugrave; et je ne porte aucun t-shirt &agrave; l&rsquo;effigie des candidats pour toujours rester discret. Je n&rsquo;ai &eacute;t&eacute; grill&eacute; qu&rsquo;une seule fois, j&rsquo;ai expliqu&eacute; ma d&eacute;marche et la personne a &eacute;t&eacute; compr&eacute;hensive.<br /><span></span><br /><br /><span></span><span><span style="font-weight:700">Pas facile d&rsquo;infiltrer les &eacute;quipes de Fillon et Le Pen</span></span><br /><span></span><br /><br /><span></span>L&rsquo;important pour int&eacute;grer une &eacute;quipe de militants, c&rsquo;est d&rsquo;avoir les bons contacts, de montrer patte blanche. &Agrave; partir du moment o&ugrave; vous &ecirc;tes dans la "boucle mails", c&rsquo;est bon. C&rsquo;est un milieu essentiellement masculin. J&rsquo;ai crois&eacute; peu de femmes.<br /><span></span><br /><br /><span></span>Infiltrer les &eacute;quipes militantes du Front de Gauche et de En Marche a &eacute;t&eacute; relativement simple. Il m&rsquo;a suffi de me connecter sur leurs sites internet, d&rsquo;aller sur la carte de France affichant tous les comit&eacute;s, d&rsquo;en s&eacute;lectionner un, puis de cliquer "je rejoins". J&rsquo;ai eu des r&eacute;ponses positives quasi-imm&eacute;diates.<br /><span></span><br /><br /><span></span>Chez Beno&icirc;t Hamon, &ccedil;a a &eacute;t&eacute; un jeu d&rsquo;enfant, car j&rsquo;avais conserv&eacute; quelques contacts de ma campagne pour Arnaud Montebourg et certains avaient chang&eacute; leur fusil d&rsquo;&eacute;paule.<br /><span></span><br /><br /><span></span>Pour Fran&ccedil;ois Fillon, la d&eacute;marche a &eacute;t&eacute; quelque peu diff&eacute;rente dans la mesure o&ugrave; j&rsquo;ai essay&eacute; aussi de passer par leur site, mais je n&rsquo;avais aucune r&eacute;ponse. Je suis donc pass&eacute; par l&rsquo;interm&eacute;diaire d&rsquo;une coll&egrave;gue &eacute;loign&eacute;e, contact&eacute;e par le biais d&rsquo;un r&eacute;seau social.<br /><span></span><br /><br /><span></span>Mais le plus compliqu&eacute; a certainement &eacute;t&eacute; d&rsquo;int&eacute;grer l&rsquo;&eacute;quipe FN. J&rsquo;ai envoy&eacute; des emails en passant par tous les sites possibles, mais, l&agrave; aussi, je n&rsquo;ai pas eu de r&eacute;ponse. Et finalement, j&rsquo;ai r&eacute;ussi via Facebook.<br /><span></span><br /><br /><span></span><span><span style="font-weight:700">Il faut &ecirc;tre totalement schizophr&egrave;ne pour faire &ccedil;a</span></span><br /><span></span><br /><br /><span></span>&Ecirc;tre militant, &ccedil;a consiste &agrave; faire plusieurs actions. Elles se d&eacute;roulent soit tr&egrave;s t&ocirc;t le matin entre 8 et 10 heures, soit le soir &agrave; partir de 18 heures. J&rsquo;en fais cinq &agrave; six par semaine.<br /><span></span><br /><br /><span></span>En r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale, je suis inform&eacute; par le biais d&rsquo;e-mails, voire de discussions Whatsapp ou Telegram. Dans ce fil de discussion, les militants partagent aussi des sondages &ndash; toujours favorables &agrave; leur candidat &ndash; et ne se g&ecirc;nent pas pour critiquer les interventions des uns et des autres.<br /><span></span><br /><br /><span></span>Je suis dans la vie active, et je peux vous dire que c&rsquo;est tr&egrave;s chronophage, mais pas impossible. J&rsquo;arrive donc &agrave; jongler sans trop de soucis entre deux actions. Il m&rsquo;est arriv&eacute; de tracter pour M&eacute;lenchon le matin, et Fillon le soir. Mes planches, je les dessine essentiellement la nuit, car c&rsquo;est le seul cr&eacute;neau libre de mes journ&eacute;es.<br /><span></span></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/pres3_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">&#8203;C&rsquo;est certain qu&rsquo;il faut &ecirc;tre totalement schizophr&egrave;ne pour faire &ccedil;a.<br /><span></span><br /><br /><span></span><span><span style="font-weight:700">"Je vous invite &agrave; aller consulter son site"</span></span><br /><span></span><br /><br /><span></span>Pour &eacute;viter tout risque, j&rsquo;ai choisi d&rsquo;int&eacute;grer des secteurs plut&ocirc;t &eacute;loign&eacute;s et je participe &agrave; des actions seulement quand je sais que je ne ferai pas de faire de malencontreuses rencontres.<br /><span></span><br /><br /><span></span>Parmi les actions, il y a le tractage dans la rue. On se donne un rendez-vous dans des lieux strat&eacute;giques (&agrave; la sortie des m&eacute;tros, sur les march&eacute;s), en tenant compte aussi des arrondissements. Chaque &eacute;quipe marque son territoire. Les militants ont bien conscience que ce n&rsquo;est pas toujours tr&egrave;s prolifique, mais c&rsquo;est un moyen de montrer qu&rsquo;ils sont pr&eacute;sents.<br /><span></span><br /><br /><span></span></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/pres4_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">&#8203;Il y a aussi la participation aux comit&eacute;s de campagne. On discute de la situation politique, on parle de nos craintes, on planifie les actions &agrave; venir et on pose pas mal de questions sur le programme, notamment chez Macron. Certains militants s&rsquo;interrogent aussi sur les r&eacute;ponses qu&rsquo;ils doivent fournir lors de certaines situations.<br /><span></span><br /><br /><span></span>Par exemple, des passants lui reprochent de ne pas avoir un programme clair. On doit leur r&eacute;pondre&nbsp;: "Si, je vous invite &agrave; aller consulter son site".&nbsp;Passer d&rsquo;un comit&eacute; &agrave; un autre demande une certaine gymnastique, mais j&rsquo;ai trouv&eacute; la parade&nbsp;: reprendre les grandes id&eacute;es v&eacute;hicul&eacute;es dans les m&eacute;dias et ne jamais aller en profondeur.<br /><span></span><br /><br /><span></span>Et puis, il y a aussi les caf&eacute;s-d&eacute;bats o&ugrave;&nbsp;l&rsquo;id&eacute;e est aussi de faire venir de nouvelles personnes. Ce qui est g&eacute;nial, c&rsquo;est que dans tous les comit&eacute;s, tous partis confondus, on me dit&nbsp;:<br /><span></span><br /><br /><span></span>"Si tu as une id&eacute;e, n&rsquo;h&eacute;sites pas &agrave; la faire partager, elle remontera et pourra peut-&ecirc;tre &ecirc;tre r&eacute;utilis&eacute;e. Tu sais, on est le seul parti &agrave; fonctionner ainsi."<br /><span></span><br /><br /><span></span>C&rsquo;est faux&nbsp;! Ils disent la m&ecirc;me chose. An revanche, voici quelques sp&eacute;cificit&eacute;s de chaque &eacute;quipe militante.<br /><span></span><br /><br /><span></span><span><span style="font-weight:700">1. Jean-Luc M&eacute;lenchon&nbsp;: un joyeux bordel participatif</span></span><br /><span></span><br /><br /><span></span>C&rsquo;est le seul parti o&ugrave; il y a une vraie application du participatif. Vous pouvez &ecirc;tre nouveau et avoir des t&acirc;ches importantes &agrave; r&eacute;aliser. Chacun apporte sa pi&egrave;ce &agrave; l&rsquo;&eacute;difice. Par exemple, pour le meeting avec un hologramme, j&rsquo;ai pu sans la moindre difficult&eacute; &ecirc;tre int&eacute;gr&eacute; comme "b&eacute;n&eacute;vole organisateur".<br /><span></span></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/pres5_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">&#8203;Par contre, le mode de fonctionnement manque de coordination. Il m&rsquo;est arriv&eacute; de participer &agrave; un collage d&rsquo;affiches dans un coin de Paris &ndash; ce sont les plus actifs au niveau du collage &ndash;, de retrouver des militants et de r&eacute;aliser une fois sur place qu&rsquo;une autre &eacute;quipe &eacute;tait pass&eacute;e la veille sans que personne ne soit inform&eacute;.<br /><span></span><br /><br /><span></span><span style="font-weight:700">Ambiance pr&eacute;-&eacute;lection</span>&nbsp;: revigor&eacute;s par les sondages, les militants croient aussi aux &laquo;&nbsp;votes cach&eacute;s&nbsp;&raquo; li&eacute;s &agrave; la popularit&eacute; sur les r&eacute;seaux sociaux du candidat.<br /><span></span><br /><br /><span></span><span><span style="font-weight:700">2. Beno&icirc;t Hamon&nbsp;: victoire des primaires, puis d&eacute;ception</span></span><br /><span></span><br /><br /><span></span>Au d&eacute;but, les militants &eacute;taient mobilis&eacute;s. Gr&acirc;ce &agrave; la primaire de la gauche, Beno&icirc;t Hamon avait &eacute;t&eacute; &eacute;lu comme le repr&eacute;sentant de son parti&nbsp;: il &eacute;tait celui vers lequel tous les socialistes devaient se tourner.<br /><span></span></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/pres6_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">&#8203;Le souci, c&rsquo;est qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui &minus; entre les sondages et les trahisons &minus;, certains militants n&rsquo;y croient plus et quelques-uns envisagent de rejoindre les rangs de M&eacute;lenchon. La semaine derni&egrave;re, lors d&rsquo;un tractage, une passante a accept&eacute; de prendre mon papier, elle m&rsquo;a regard&eacute; dans les yeux, puis m&rsquo;a dit&nbsp;: "Vous savez, je vote &agrave; droite mais je vous le prends quand m&ecirc;me. Courage&nbsp;!". Beaucoup me disent&nbsp;: "C&rsquo;est le seul que je voyais pr&eacute;sident, mais l&agrave;, c&rsquo;est foutu".<br /><span></span><br /><br /><span></span><span><span style="font-weight:700">3. Emmanuel Macron&nbsp;: un melting-pot, mais un programme flou</span></span><br /><span></span><br /><br /><span></span>L&agrave;-bas, j&rsquo;ai crois&eacute; quelques anciens de l&rsquo;UDI, du Modem et beaucoup de d&eacute;&ccedil;us du Parti socialiste. L&rsquo;avantage, c&rsquo;est qu&rsquo;ils connaissent un peu les rouages de la politique. &Agrave; chaque email, il y en a toujours un pour dire&nbsp;: "Ah, c&rsquo;est bien plus joli que ce qu&rsquo;on faisait." C&rsquo;est un vrai&nbsp;<em>melting-pot</em>&nbsp;et beaucoup d&rsquo;id&eacute;es fusent.<br /><span></span></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/pres7_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">L&agrave; o&ugrave; &ccedil;a p&ecirc;che, c&rsquo;est le programme. J&rsquo;avoue qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s compliqu&eacute; pour les militants de commencer le tractage alors que nous ne savions rien du programme. &Agrave; chaque fois, il fallait faire une pirouette et c&rsquo;est toujours le cas. Si un passant nous dit qu&rsquo;Emmanuel Macron est de droite, on lui r&eacute;pond qu&rsquo;il est aussi de gauche, et vice-versa. On joue syst&eacute;matiquement sur cette ambigu&iuml;t&eacute;.<br /><span></span><br /><br /><span></span><span style="font-weight:700">Ambiance pr&eacute;-&eacute;lection</span>&nbsp;: les militants croient que leur candidat passera au second tour.<br /><span></span><br /><br /><span></span><span><span style="font-weight:700">4. Fran&ccedil;ois Fillon&nbsp;: envers et contre tous</span></span><br /><span></span><br /><br /><span></span>La loyaut&eacute; et l&rsquo;honneur jusqu&rsquo;au bout, voici ce qui pousse les militants &agrave; soutenir Fran&ccedil;ois Fillon. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;une question de parti. Malgr&eacute; ses nombreuses affaires, le candidat pourrait dire une &eacute;normit&eacute; ou faire un nouveau faux-pas, ses militants lui resteront fid&egrave;les jusqu&rsquo;au bout. Le d&eacute;faitisme n&rsquo;existe pas. D&rsquo;ailleurs, ce n&rsquo;est pas un sujet qu&rsquo;on aborde lors des r&eacute;unions.<br /><br /><span></span></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/pres8_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">&#8203;Apr&egrave;s, je peux vous dire que certains politiques du parti Les R&eacute;publicains ont souhait&eacute; mettre Fillon hors course. Le probl&egrave;me, c&rsquo;est que les militants ne l&rsquo;envisageaient absolument pas. Beaucoup de personnes du parti regrettent am&egrave;rement la primaire et ont le sentiment de s&rsquo;&ecirc;tre faits pi&eacute;ger.<br /><span></span><br /><br /><span></span><span style="font-weight:700">Ambiance pr&eacute;-&eacute;lection</span>&nbsp;: malgr&eacute; les casseroles, les militants sont loyaux et iront jusqu&rsquo;au bout.<br /><span></span><br /><br /><span></span><span><span style="font-weight:700">5. Marine Le Pen&nbsp;: se pr&eacute;parer &agrave; la riposte&nbsp;sans assumer</span></span><br /><span></span><br /><br /><span></span>C&rsquo;est certainement la mission d&rsquo;infiltration qui a &eacute;t&eacute; la plus difficile. Le Front national a cette particularit&eacute; d&rsquo;avoir un seul comit&eacute; d&eacute;partemental &agrave; Paris, et il est extr&ecirc;mement cloisonn&eacute;.<br /><span></span><br /><br /><span></span>Quand j&rsquo;ai franchi le local avec des vitres peintes en blanc, j&rsquo;ai eu vraiment peur. Au final, les militants ont &eacute;t&eacute; plut&ocirc;t accueillants. Lors des r&eacute;unions, on parle tr&egrave;s peu de l&rsquo;actualit&eacute;, mais on nous forme beaucoup&nbsp;! Cours de media-training, conna&icirc;tre les faiblesses de chaque candidat&hellip; nous sommes pr&eacute;par&eacute;s &agrave; la riposte. Il y a souvent des &eacute;quipes de journalistes qui viennent filmer ces rencontres. &Agrave; chaque fois, l&rsquo;assembl&eacute;e se scinde en deux car certaines personnes souhaitent conserver leur anonymat. Contrairement &agrave; ce que le FN laisse croire, les militants n&rsquo;assument pas toujours leur position politique.<br /><span></span><br /><br /><span></span><span style="font-weight:700">Ambiance pr&eacute;-&eacute;lection</span>&nbsp;: les militants croient qu&rsquo;elle peut &ecirc;tre pr&eacute;sidente.<br /><span></span><br /><br /><span></span><span><span style="font-weight:700">J&rsquo;ai appris la bienveillance</span></span><br /><span></span><br /><br /><span></span>En deux mois d&rsquo;immersion, j&rsquo;ai d&eacute;velopp&eacute; une certaine bienveillance &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de tous ces militants et acquis une vraie ouverture d&rsquo;esprit. Aujourd&rsquo;hui, quand je me retrouve face &agrave; des personnes qui ont des convictions politiques diam&eacute;tralement diff&eacute;rentes des miennes, je suis ouvert &agrave; la discussion.<br /><span></span>Mon but, ce n&rsquo;est absolument pas de critiquer les militants, car je respecte le fait qu&rsquo;ils croient en leurs id&eacute;es. Non, la politique n&rsquo;est pas l&rsquo;univers pourri de l&rsquo;int&eacute;rieur que l&rsquo;on pourrait s&rsquo;imaginer.<br /><span></span><br /><br /><span></span>Pour le moment, je suis comme une grande partie des Fran&ccedil;ais, je suis toujours dans le doute, mais il faut dire que j&rsquo;essaye de ne pas me poser la question pour &eacute;viter de perdre de vue ma mission.<br /><span></span><br /><br /><span></span>J&rsquo;ai envisag&eacute; d&rsquo;aller voir un peu ce qui se passait aupr&egrave;s des petits candidats, mais je n&rsquo;ai malheureusement pas le temps.<br /><span></span><br /><br /><span></span>Ma d&eacute;marche se terminera au second tour des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles et j&rsquo;esp&egrave;re sinc&egrave;rement que je pourrais arriver au bout. Je sais qu&rsquo;un jour ma couverture sera r&eacute;v&eacute;l&eacute;e, mais je ne crains pas les repr&eacute;sailles. Tout ce qui m&rsquo;inqui&egrave;te, c&rsquo;est de d&eacute;cevoir tous ces militants avec qui j&rsquo;ai sympathis&eacute; et qui m&rsquo;ont fait confiance. J&rsquo;esp&egrave;re qu&rsquo;ils comprendront.<br /><span></span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Témoignage D'un Militant LR "Avec Fillon j'ai trop avalé de couleuvres, les élus doivent le lâcher"]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/temoignage-dun-militant-lr-avec-fillon-jai-trop-avale-de-couleuvres-les-elus-doivent-le-lacher]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/temoignage-dun-militant-lr-avec-fillon-jai-trop-avale-de-couleuvres-les-elus-doivent-le-lacher#comments]]></comments><pubDate>Thu, 02 Mar 2017 11:08:50 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/temoignage-dun-militant-lr-avec-fillon-jai-trop-avale-de-couleuvres-les-elus-doivent-le-lacher</guid><description><![CDATA[ 	 	 		 		Flux RSS 	          Ch&egrave;res &eacute;lues, chers &eacute;lus,Pourquoi encore se faire interpeller par un militant ? Peut-&ecirc;tre parce que les militants c&ocirc;toient le terrain &agrave; travers les distributions de tracts sur les march&eacute;s, les portes-&agrave;-portes, les phoning etc. Peut-&ecirc;tre parce que les militants qui tractent pour les R&eacute;publicains en ont assez d'entendre "Escrocs ! Rendez moi mes 4 euros !" &agrave; chaque fois qu'ils tendent un tract d [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<p class="blog-feed-link"> 	<link href=""  rel="alternate" type="application/rss+xml" title="RSS" /> 	<a href="https://www.lobjectifjournal.com/1/feed"> 		<img src="//cdn2.editmysite.com/images/old/bg_feed.gif" /> 		Flux RSS 	</a> </p>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/fillon_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">Ch&egrave;res &eacute;lues, chers &eacute;lus,<br /><br />Pourquoi encore se faire interpeller par un militant ? Peut-&ecirc;tre parce que les militants c&ocirc;toient le terrain &agrave; travers les distributions de tracts sur les march&eacute;s, les portes-&agrave;-portes, les phoning etc. Peut-&ecirc;tre parce que les militants qui tractent pour les R&eacute;publicains en ont assez d'entendre "Escrocs ! Rendez moi mes 4 euros !" &agrave; chaque fois qu'ils tendent un tract du parti. Laissez-moi juste avant propos, me (re)pr&eacute;senter.<br /><br />Je suis adh&eacute;rent &agrave; l'UMP, puis chez les R&eacute;publicains depuis 2012. Je suis actuellement membre du comit&eacute; d&eacute;partemental les R&eacute;publicains en Seine-Maritime, conseiller national et ancien d&eacute;l&eacute;gu&eacute; de circonscription. Comme beaucoup de Fran&ccedil;ais, je me suis engag&eacute; lors de la primaire ouverte de la droite et du centre aupr&egrave;s d'une &eacute;quipe de campagne, puis &agrave; pr&eacute;sider un bureau de vote. J'ai donc rejoint l'&eacute;quipe de Nathalie Kosciusko-Morizet au premier tour, convaincu par ses id&eacute;es nouvelles et rafra&icirc;chissantes pour la droite, convaincu que le lib&eacute;ralisme devait avoir une place non plus seulement sur les questions &eacute;conomiques, mais aussi sur les questions de soci&eacute;t&eacute;.<br /><br /><br /><font size="5"><span><strong>Apr&egrave;s NKM, j'ai ralli&eacute; Jupp&eacute; au second tour de la primaire</strong></span></font><br /><br />Je peux assurer que l'ambiance de cette &eacute;quipe &eacute;tait remarquable, et encore aujourd'hui, merci &agrave; tous les militants, jeunes et moins jeunes, avec qui j'ai pass&eacute; une campagne fabuleuse. Le soir du premier tour, j'avoue avoir &eacute;t&eacute; satisfait de voir NKM se hisser &agrave; la quatri&egrave;me place du podium : nos id&eacute;es ont port&eacute; leur fruit, et le courant que nous portons &agrave; droite ne peut d&eacute;sormais plus &ecirc;tre ignor&eacute;.<br /><br />J'ai d&eacute;cid&eacute;, tout comme NKM et bon nombre de militants de l'&eacute;quipe, de soutenir Alain Jupp&eacute; au second tour de la primaire. Convergence dans les id&eacute;es, programme r&eacute;aliste et mesur&eacute; : je n'ai eu aucun de mal &agrave; faire campagne pour Alain Jupp&eacute; sur les r&eacute;seaux sociaux, ni m&ecirc;me aucun mal &agrave; rencontrer une partie de son &eacute;quipe lors du d&eacute;bat du second tour qui l'opposait &agrave; Jupp&eacute;. La d&eacute;ception fut immense, mais le risque de la primaire &eacute;tait &eacute;galement celui-l&agrave; : perdre. Fran&ccedil;ois Fillon a gagn&eacute;. Un choix s'offrait alors &agrave; moi : quitter le parti, ne me reconnaissant pas dans le projet soci&eacute;t&eacute; de Fran&ccedil;ois Fillon, soit rester et respecter ce que j'avais alors sermonn&eacute; aux militants de ma circonscription : se ranger derri&egrave;re le vainqueur. J'ai choisi la deuxi&egrave;me voie.<br /><br /><br /><font size="5"><span><strong>La droite la plus b&ecirc;te du monde</strong></span></font><br /><br />Je l'avoue, cela m'a oblig&eacute; &agrave; avaler pas mal de couleuvres.<br /><br />Pourquoi ? Parce que Fran&ccedil;ois Fillon n'incarnait pas "ma" droite : la droite lib&eacute;rale, progressiste, moderne (oui, qu'on le veuille o&ugrave; non, Alain Jupp&eacute; par son progressisme est plus moderne que Fran&ccedil;ois Fillon). Quelques mois apr&egrave;s, alors que la droite disposait d'un boulevard devant elle, &eacute;clate l'affaire Fillon. L'homme qu'on disait irr&eacute;prochable, avait faut&eacute;. La mise en examen lui pendait au bout du nez. "Qui imagine un seul instant le G&eacute;n&eacute;ral De Gaulle mis en examen ?", (Sabl&eacute; sur Sarthe, ao&ucirc;t 2016) ; "Il n'y a qu'une seule chose qui m'emp&ecirc;cherait d'&ecirc;tre candidat, c'est si mon honneur &eacute;tait atteint, si j'&eacute;tais mis en examen !" (TF1 26 janvier). Apparemment, Fillon imagine bien le G&eacute;n&eacute;ral mis en examen.<br /><br /><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170302.OBS5988/panique-hesitations-les-coulisses-du-mercredi-noir-de-fillon.html" target="_blank">Fran&ccedil;ois Fillon l'a encore confirm&eacute; hier : il ne se retirera pas</a>, malgr&eacute; <a href="http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2017/03/01/quelles-suites-pour-francois-fillon-apres-sa-convocation-par-les-juges_5087694_823448.html" target="_blank">une convocation par les juges d'instruction "aux fins de mise en examen"</a>. Aujourd'hui, nous pouvons affirmer sans crainte que nous avons la droite la plus b&ecirc;te&nbsp;du monde. Une droite qui avait un boulevard devant elle, qui avait l'Elys&eacute;e servi sur un plateau, une majorit&eacute; absolue quasiment assur&eacute;e, et qui se retrouve aujourd'hui en troisi&egrave;me position dans les sondages parce qu'au lieu d'avancer dans l'int&eacute;r&ecirc;t de la France, mais aussi dans l'int&eacute;r&ecirc;t du parti, un homme pr&eacute;f&egrave;re avancer dans son int&eacute;r&ecirc;t personnel, quitte &agrave; tuer de nouveau le parti comme il l'a fait en 2012 lors de <a href="http://leplus.nouvelobs.com/contribution/713020-cope-fillon-le-chaos-a-l-ump-resultat-de-l-absence-de-bilan-du-sarkozysme.html" target="_blank">la "guerre des chefs" avec Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute;</a>.<br /><br />Alors aujourd'hui, ch&egrave;res &eacute;lus et chers &eacute;lus, si vous voulez regagner la confiance des Fran&ccedil;aises et des Fran&ccedil;ais, et m&ecirc;me, encore plus facilement dirais-je, la confiance du peuple de droite, il n'y a qu'une seule chose &agrave; faire : quittez le navire ! Quittez Fran&ccedil;ois Fillon et que le parti investisse un autre candidat pour la droite. Nous ne gagnerons pas la pr&eacute;sidence avec Fran&ccedil;ois Fillon. Nous ne gagnerons pas apr&egrave;s tant de renoncements d&egrave;s le d&eacute;part.<br /><br />Suivez l'exemple de <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/03/01/97001-20170301FILWWW00168-le-maire-demission-de-ses-fonctions-aupres-de-fillon.php?utm_campaign=Echobox&amp;utm_medium=Social&amp;utm_source=Facebook&amp;xtor=AL-155-[facebook]#link_time=1488374888">Bruno Le Maire</a>, <a href="http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/03/01/35003-20170301ARTFIG00253-pierre-lellouche-demande-le-retrait-de-francois-fillon-et-le-report-de-la-presidentielle.php?utm_campaign=Echobox&amp;utm_medium=Social&amp;utm_source=Facebook#link_time=1488389157">Pierre Lellouche</a>, Franck Riester, Laure de la Raudi&egrave;re et quittez l'&eacute;quipe. Parce que Fran&ccedil;ois Fillon se contredit d&eacute;j&agrave; avant m&ecirc;me d'&ecirc;tre &eacute;lu, parce que nos valeurs valent plus qu'un poste, parce que l'int&eacute;r&ecirc;t de la France vaut plus qu'un homme. Et si tel est le cas, si rien n'est fait, alors les valeurs port&eacute;es par la droite pendant cette &eacute;lection pr&eacute;sidentielle ne sont plus les miennes.<br /><br />Par&nbsp;<a href="http://leplus.nouvelobs.com/blablapolitique"><strong>K&eacute;vin Duvivier</strong></a><br /><span>Militant LR, juriste</span><br /><br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Affaire Mehdi Meklat : « Des propos orduriers qui peuvent provoquer des dégâts politiques »]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/affaire-mehdi-meklat-des-propos-orduriers-qui-peuvent-provoquer-des-degats-politiques]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/affaire-mehdi-meklat-des-propos-orduriers-qui-peuvent-provoquer-des-degats-politiques#comments]]></comments><pubDate>Thu, 23 Feb 2017 14:59:20 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/affaire-mehdi-meklat-des-propos-orduriers-qui-peuvent-provoquer-des-degats-politiques</guid><description><![CDATA[       Chouchou m&eacute;diatique:Du Bondy Blog &agrave; France Inter, plusieurs m&eacute;dias qui ont encourag&eacute; et promu l'auteur de tweets haineux se sont d&eacute;solidaris&eacute;s, tout en trouvant parfois des excuses au jeune journaliste.L'affaire Mehdi Meklat est d'abord une affaire m&eacute;diatique. Le jeune homme, qui posait en une des Inrockuptibles avec Christiane Taubira &eacute;tait un tweetos compulsif, encha&icirc;nant des messages de haines injustifiables sur le c&eacute; [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/meklat_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><em><u><strong><font size="5">Chouchou m&eacute;diatique:</font></strong></u></em><br /><br />Du Bondy Blog &agrave; France Inter<em>,</em> plusieurs m&eacute;dias qui ont encourag&eacute; et promu l'auteur de tweets haineux se sont d&eacute;solidaris&eacute;s, tout en trouvant parfois des excuses au jeune journaliste.<br />L'affaire Mehdi Meklat est d'abord une affaire m&eacute;diatique. Le jeune homme, qui posait en une des <em>Inrockuptibles</em> avec Christiane Taubira &eacute;tait un tweetos compulsif<a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/02/19/01016-20170219ARTFIG00157-d-anciens-tweets-injurieux-d-un-chroniqueur-du-bondy-blog-provoquent-un-tolle.php" target="">, encha&icirc;nant des messages de haines injustifiables sur le c&eacute;l&egrave;bre r&eacute;seau social</a>. Il avait fait ses classes au Bondy Blog, le site cr&eacute;&eacute; apr&egrave;s les &eacute;meutes de 2005 pour donner la parole aux banlieues, puis avait s&eacute;vi avec son ami Badrou chez Pascale Clark sur France Inter, avant de travailler occasionnellement pour Arte et <em>Lib&eacute;ration</em>. &laquo;Mehdi n'est pas un petit &eacute;nerv&eacute; isol&eacute;. Le Bondy Blog, Inter, Arte, Le Seuil&hellip; il a d&eacute;gain&eacute; tour &agrave; tour de prestigieuses cartes de visite au sein desquelles la virulence de ses d&eacute;lires s&egrave;me l'effroi et sur lesquelles elle jette le doute, et ce dans une p&eacute;riode o&ugrave; on s'empresse de discr&eacute;diter syst&eacute;matiquement la presse. (&hellip;) Les m&eacute;dias qui l'ont employ&eacute; auraient d&ucirc; se montrer bien plus vigilants&raquo; estimait mercredi matin, Sonia Devillers sur <em>France Inter. </em><br /><br />Les m&eacute;dias qui l'ont promu et employ&eacute; se sont retrouv&eacute;s assez g&ecirc;n&eacute;s par ces r&eacute;v&eacute;lations. A commencer par le Bondy Blog, o&ugrave; Meklat a sign&eacute; plus de 200 articles, qui a &eacute;t&eacute; l'un des premiers &agrave; r&eacute;agir dimanche dans un communiqu&eacute; se d&eacute;solidarisant de &laquo;tweets qui n'engagent en aucun cas la responsabilit&eacute; de la r&eacute;daction&raquo;. &laquo;Puisqu'il y a des &eacute;vidences qu'il faut affirmer, le Bondy Blog ne peut cautionner des propos antis&eacute;mites, sexistes, homophobes, racistes ou tout autres propos discriminatoires et stigmatisant, m&ecirc;me sur le ton de l'humour.&raquo; Pascale Clark, qui avait mis le pied &agrave; l'&eacute;trier de Mehdi sur France Inter, a elle, continu&eacute; &agrave; le d&eacute;fendre sur Twitter: &laquo;A l'antenne, Medhi Meklat ne fut que po&eacute;sie, intelligence et humanit&eacute;&raquo;, dit-elle.<br /><em>Les Inrocks</em>, qui ont mis deux fois Meklat en Une, la derni&egrave;re il y a trois semaines avec Christiane Taubira, s'en sortent avec <a href="http://www.lesinrocks.com/2017/02/20/actualite/ledito-de-pierre-siankowsi-mehdi_meklat-11915303/" target="">un &eacute;ditorial embarrass&eacute; de Pierre Siankowski</a>, directeur de la r&eacute;daction. Il explique avoir connu Mehdi et Badrou &agrave; Cannes en 2012, sans avoir eu connaissance des messages haineux sur Twitter. &laquo;Ces tweets sont abominables, abjects, et certains pris comme tels sont tout simplement antis&eacute;mites, racistes et homophobes. Rien &agrave; dire l&agrave;-dessus. C'est extr&ecirc;mement grave et choquant et on ne peut que condamner ces<br /><br /><br /><font size="6"><em><strong>&laquo;S'il s'agissait d'un identitaire, d'un militant Front national, aurais-je tant de scrupule? L'argument porte.&raquo;</strong></em></font><br /><br /><em><span>Claude Askolovitch</span></em><br /><br />propos.&raquo; Mais, ajoute-t-il: &laquo;<em>Les Inrockuptibles </em>ont encore moins &agrave; s'excuser, a posteriori, d'avoir publi&eacute; des textes ou des propos de Mehdi Meklat ant&eacute;rieurs &agrave; la pol&eacute;mique qui entoure ses tweets. Relisez attentivement ces textes, ils sont tout simplement l'inverse de ce qui a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; sur son Twitter. Ce sont des textes beaux et puissants&raquo;. Le journaliste Claude Askolovitch, qui prend tr&egrave;s r&eacute;guli&egrave;rement la d&eacute;fense des musulmans, s'est lanc&eacute; dans une longue explication embrouill&eacute;e dans <em><a href="http://www.slate.fr/story/138005/mehdi-meklat-puni-poesie-immondice" target="">Slate</a></em>: &laquo;S'il s'agissait d'un identitaire, d'un militant Front national, aurais-je tant de scrupules? L'argument porte.&raquo;, admet le journaliste.<br /><br /><br /><em><u><font size="5"><strong>L'inexcusable </strong></font></u><br /><br />Il y a quelques mois, j'ai d&eacute;cid&eacute; d'&ecirc;tre d&eacute;finitivement &ldquo;Mehdi Meklat&rdquo; sur Twitter. D'&ecirc;tre moi. J'ai tu&eacute; Marcelin Deschamps, ce personnage que j'ex&egrave;cre. "</em> Autrement dit, Mehdi Meklat se transforma en une cr&eacute;ature mal&eacute;fique qu'il a baptis&eacute;e Marcelin Deschamps mais qu'il a fini par ne plus supporter. Etrange ressemblance avec le h&eacute;ros du c&eacute;l&egrave;bre roman de Robert Louis Stevenson, <em>L'Etrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde</em>. Hyde tue Jekyll (est-ce peut-&ecirc;tre l'inverse ?). Mais cela reste un roman. Une &oelig;uvre esth&eacute;tique donnant prise &agrave; l'interpr&eacute;tation psychanalytique.<br />Nous ne sommes plus du tout dans la m&ecirc;me configuration avec Mehdi Meklat, qui a d&eacute;vers&eacute; sur Twitter, sous le pseudonyme de Marcelin Deschamps, pendant des ann&eacute;es, des propos violemment racistes, antis&eacute;mites, sexistes et homophobes. Il est dans le monde social (et les r&eacute;seaux sociaux en font partie). Il nous dit :<em> " Ces outrances n'ont rien &agrave; voir avec moi</em>.<em> "</em> C'est trop facile. Bien entendu, et cela ne doit faire l'ombre d'aucun doute, ces propos ont &agrave; voir avec leur producteur, m&ecirc;me lorsque celui-ci se cache sous un pseudonyme. Ce qui a &eacute;t&eacute; publi&eacute; sur les r&eacute;seaux sociaux par " Marcelin Deschamps " n'exon&egrave;re en rien Mehdi Meklat des responsabilit&eacute;s qu'il a prises en toute connaissance de cause. Ne se dit-il pas " journaliste " ? Sa responsabilit&eacute; morale est ind&eacute;niable et absolue. Il a agi librement et il a &eacute;t&eacute; lui-m&ecirc;me la cause de ses actions, en particulier en prof&eacute;rant ses tr&egrave;s nombreuses insultes sordides visant explicitement des populations d&eacute;finies par leurs caract&egrave;res physiques et biographiques suppos&eacute;s immuables (confession, orientation sexuelle, genre, etc.).attentat sans victime<br />Apr&egrave;s tout, nous aurions parfaitement pu concevoir une irresponsabilit&eacute; de l'action de ce " journaliste " si ses actions envers la soci&eacute;t&eacute; n'avaient affect&eacute; personne d'autre que lui-m&ecirc;me. Mais ce n'est pas le cas puisqu'ils ont &eacute;t&eacute; tr&egrave;s nombreux &agrave; avoir fait part de leur indignation, horrifi&eacute;s que de tels propos puissent avoir cours pendant si longtemps sans r&eacute;action de journalistes, des pouvoirs publics et de la justice. Comme s'il suffisait de dire &nbsp;que, <em>" &agrave; travers Marcelin Deschamps, je questionnais la notion d'exc&egrave;s et de provocation "</em> pour se faire excuser de mener une telle exp&eacute;rimentation.<br />L'" exc&egrave;s " et la " provocation " n'ont nullement besoin d'&ecirc;tre " questionn&eacute;s " &agrave; l'aide de cette proc&eacute;dure. D'ailleurs, ces deux mani&egrave;res d'&ecirc;tre, qui en r&eacute;alit&eacute; n'en font qu'une, ont, sur la Toile et quelques m&eacute;dias papier, un espace illimit&eacute; pour se d&eacute;ployer quasiment sans frein d'aucune sorte. Quels sont les imp&eacute;ratifs p&eacute;dagogiques qui n&eacute;cessiteraient d'y apporter ce type de contribution naus&eacute;abonde ? Ce &agrave; quoi n'a pas r&eacute;fl&eacute;chi l'auteur (r&eacute;el et fictif), c'est que son acte inlassablement r&eacute;p&eacute;t&eacute; pendant trop longtemps n'a pas seulement offens&eacute; nominativement des personnes et des groupes (<em>" Faites entrer Hitler pour tuer les juifs "</em>, <em>" Vive les PD vive le sida avec Hollande "</em>, <em>" Je crache des glaires sur la seule gueule de Charb et tous ceux de </em>Charlie Hebdo<em> "</em>, etc.), il a aussi port&eacute; pr&eacute;judice &agrave; des individus particuliers.<br />L'offense est un attentat sans victime car on ne peut identifier celle-ci sous la forme concr&egrave;te d'un corps et d'un nom (on peut offenser Dieu mais en aucun cas celui-ci ne peut &ecirc;tre une victime). En revanche, nous sommes bien, dans le cas de Mehdi Meklat, alias Marcelin Deschamps, dans l'ordre du pr&eacute;judice<em>quand les discours de haine sont indissociablement des appels &agrave; la pers&eacute;cution, &agrave; la mort et &agrave; l'exclusion violente de la communaut&eacute; nationale, voire tout simplement le refus explicite pour certains d'appartenir &agrave; une commune humanit&eacute;.adeptes de la " th&eacute;orie du complot "</em><br /><em>Il faut le rappeler, encore et toujours, la libert&eacute; d'expression n'emp&ecirc;che nullement la commission de pr&eacute;judices qui peuvent &ecirc;tre sanctionn&eacute;s par le droit. Et cela est si vrai qu'il existe des lois nationales et internationales (que l'on soit favorable ou non &agrave; la loi en ce domaine) qui pr&eacute;cisent que <em>" la libert&eacute; d'expression ne peut &ecirc;tre utilis&eacute;e pour promouvoir le non-respect des droits de l'homme ".</em> Les m&eacute;dias &eacute;lectroniques ne doivent pas &eacute;chapper &agrave; cette contrainte &agrave; la fois morale et juridique. Mehdi Meklat n'est pas sans savoir, en tant que " journaliste " familier des r&eacute;seaux sociaux, que son propos n'a rien de confidentiel. Bien plus, la r&eacute;p&eacute;tition a banalis&eacute; l'injure, le discr&eacute;dit et la haine des uns pour les autres ; elle a, c'est la nature m&ecirc;me d'Internet, multipli&eacute; &agrave; l'infini, en un clic, le message, c'est-&agrave;-dire, au sens strict, le geste consistant &agrave; livrer le " contenu d'une communication faite &agrave; quelqu'un ". Il n'est pas difficile d'imaginer qui est ce " quelqu'un " : ce sont ces centaines de milliers de personnes plus ou moins intellectuellement fragiles, peu assur&eacute;es dans leur discrimination entre la rumeur, la fausse information et la v&eacute;rit&eacute; empiriquement fond&eacute;e et v&eacute;rifi&eacute;e.</em><br /><em>C'est aussi sans compter sur cette arm&eacute;e de croyants adeptes de la " th&eacute;orie du complot " qui, obsessionnellement, sont &agrave; la recherche des " v&eacute;rit&eacute;s partag&eacute;es ", quand ces essentialismes anthropologiques ne sont pas, pour eux, les " preuves " qui restaient enfouies dans leur inconscient ; celui-ci &eacute;tant infiniment plus puissant et plus r&eacute;sistant que des pr&eacute;jug&eacute;s. Aucune preuve rationnelle n'est &agrave; m&ecirc;me de les convaincre de quoi que ce soit. Parmi ces publics " captifs " se trouvent de nombreux coll&eacute;giens, lyc&eacute;ens et &eacute;tudiants. Il n'y a donc aucune difficult&eacute; &agrave; imaginer les d&eacute;g&acirc;ts politiques que peuvent produire ces propos orduriers vid&eacute;s &agrave; longueur de journ&eacute;e sur des r&eacute;seaux sociaux faisant office d'espace de production de la v&eacute;rit&eacute; ultime. Avec cette extraordinaire garantie : voir sans &ecirc;tre vu ; &ecirc;tre manifeste en restant secret.</em><br /><em>Le risque, qui n'est plus th&eacute;orique aujourd'hui, est le suivant : celui de prendre les mots pour les choses ; &agrave; consid&eacute;rer comme r&eacute;elles des choses qui n'existent pas. Et quand cette folie s'installe, les mots, au lieu de nouer des liens entre les personnes et les groupes, marquent une d&eacute;chirure profonde et pour longtemps du lien social. Qu'on ne s'y trompe pas. Les discours sur les r&eacute;seaux sociaux ne sont pas des ph&eacute;nom&egrave;nes ext&eacute;rieurs au monde social. Les discours racistes, antis&eacute;mites, sexistes, islamophobes et homophobes ne portent pas sur la r&eacute;alit&eacute;. Ils en font partie.</em><br /><em><strong>Sma&iuml;n Laacher</strong></em><br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Macron Est-Il Le Nouveau Chevènement?]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/macron-est-il-le-nouveau-chevenement]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/macron-est-il-le-nouveau-chevenement#comments]]></comments><pubDate>Wed, 18 Jan 2017 15:20:21 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/macron-est-il-le-nouveau-chevenement</guid><description><![CDATA[       Le fondateur d'En Marche pourrait subir le m&ecirc;me sort que Jean-Pierre Chev&egrave;nement, candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2002.Emmanuel Macron, candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle, cr&eacute;e un r&eacute;el engouement autour de sa candidature. Pr&egrave;s de 15.000 personnes seraient venus l'applaudir en d&eacute;cembre au Parc des Expositions de Paris pour son premier grand meeting. Selon plusieurs sondages d'opinion, il se rapproche d'une qualification au seco [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/published/macron_1.png?1484753846" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><em>Le fondateur d'En Marche pourrait subir le m&ecirc;me sort que Jean-Pierre Chev&egrave;nement, candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2002.</em><br />Emmanuel Macron, candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle, cr&eacute;e un r&eacute;el engouement autour de sa candidature. Pr&egrave;s de 15.000 personnes seraient venus l'applaudir en d&eacute;cembre au Parc des Expositions de Paris pour son premier grand meeting. Selon plusieurs sondages d'opinion, il se rapproche d'une qualification au second tour. <br /><br /><span></span>Pourtant, le fondateur d'En Marche, ancien ministre de l'Economie de <strong>Manuel Valls</strong>, semble suivre, 15 ans plus tard, une trajectoire qui rappelle celle de... Jean-Pierre Chev&egrave;nement. L'actuel pr&eacute;sident de la Fondation pour l'islam de France &eacute;tait, en 2002, candidat &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle.<br /><br /><br /><span></span><font size="6">Un corpus id&eacute;ologique ambigu</font><br />&Agrave; force <a title="" href="http://www.lesechos.fr/elections/emmanuel-macron/0211680774199-jean-pisani-ferry-rejoint-emmanuel-macron-pour-diriger-son-projet-2056275.php">de ralliements de personnalit&eacute;s de gauche et de centre droit,</a> le mouvement En Marche se positionne de fait comme n&rsquo;&eacute;tant ni &agrave; droite ni &agrave; gauche. M&ecirc;me si son socle id&eacute;ologique est encore en construction, on peut percevoir une tentative d&rsquo;emprunter certaines postures, tant&ocirc;t &agrave; la droite, tant&ocirc;t &agrave; la gauche.<br /><span></span>Ce faisant, le mouvement fond&eacute; par Emmanuel Macron suit la m&ecirc;me voie que celui cr&eacute;&eacute; par Jean-Pierre Chev&egrave;nement : le Mouvement des Citoyens, devenu au fil des ralliements P&ocirc;le r&eacute;publicain pour l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2002.<br /><br /><span></span>Alors que la posture de Jean-Pierre Chev&egrave;nement, r&eacute;solument ancr&eacute;e dans l&rsquo;h&eacute;ritage de la IIIe R&eacute;publique, et fond&eacute;e sur la souverainet&eacute; nationale et l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat, attirait des souverainistes de droite comme de gauche, celle d&rsquo;Emmanuel Macron semble encore ne porter que sur une personnalit&eacute; et une esp&eacute;rance li&eacute;es &agrave; son caract&egrave;re juv&eacute;nile.<br /><span></span>Jean-Pierre Chev&egrave;nement &eacute;tait parvenu &agrave; attirer &agrave; lui aussi bien Lucie Aubrac, symbole de la R&eacute;sistance, que de la famille de Pierre Poujade. L&rsquo;&eacute;quipe de campagne du fondateur du Mouvement des Citoyens s&rsquo;est alors trouv&eacute;e embarrass&eacute;e de ce dernier ralliement encombrant.<br /><br /><span></span>En surfant sur cette vague du ni gauche ni droite, Emmanuel Macron s&rsquo;expose, dans les mois qui pr&eacute;c&egrave;dent l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, au risque de devoir assumer et concilier des ralliements aussi contre nature qu&rsquo;inattendus.<br /><span></span>On peut imaginer que certains anciens du groupe Occident, en qu&ecirc;te de renouvellement, rejoignent ses rangs, se trouvant &agrave; cohabiter avec les gaullistes de gauche et de droite qui auraient d&eacute;cid&eacute; de le soutenir &eacute;galement.<br /><span></span>Le premier danger encouru par la candidature d&rsquo;Emmanuel Macron est que son positionnement, au lieu d&rsquo;appara&icirc;tre comme un signe d&rsquo;unit&eacute; nationale et de rassemblement, ne donne une impression d&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute; et de manque de clart&eacute;. Les institutions de la Ve R&eacute;publique poussant au bipartisme, nonobstant la place croissante occup&eacute;e par le Front National, permet difficilement l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;une force transpartisane.<br /><br /><br /><span></span><font size="6">Faiblesse du r&eacute;seau d&rsquo;&eacute;lus</font><br />La deuxi&egrave;me faiblesse de la candidature d&rsquo;Emmanuel Macron, tout comme celle de Jean-Pierre Chev&egrave;nement en 2002, tient &agrave; la minceur du r&eacute;seau d&rsquo;&eacute;lus le soutenant. Alors que le fondateur du Mouvement des Citoyens pouvait d&eacute;j&agrave; compter sur un groupe d&rsquo;&eacute;lus de son parti, tant au Parlement que dans les collectivit&eacute;s locales, tenant notamment la mairie du XIe arrondissement de Paris, le mouvement d&rsquo;Emmanuel Macron est encore trop jeune pour pouvoir compter sur son propre r&eacute;seau.<br /><span></span>Il ne peut donc qu&rsquo;esp&eacute;rer que certains &eacute;lus en place migrent d&rsquo;un parti pour rejoindre le sien, <a title="" href="https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-19-octobre-2016" target="_blank">&agrave; l&rsquo;instar de G&eacute;rard Collomb, maire de Lyon.</a> Ceci pr&eacute;sente donc deux obstacles majeurs susceptibles de freiner l&rsquo;&eacute;lan du candidat Macron &agrave; la pr&eacute;sidentielle.<br /><br /><span></span>Tout d&rsquo;abord, faute d&rsquo;&eacute;lus en place, il peut difficilement compter sur des relais suffisants en r&eacute;gions pour porter son message. Des &eacute;lus locaux, &agrave; l&rsquo;occasion de leurs voeux, dans les publications qu&rsquo;ils animent, ou encore dans la presse r&eacute;gionale, lorsqu&rsquo;ils prennent la parole, portent la parole de leur champion.<br /><span></span>Alors m&ecirc;me que le MDC de Jean-Pierre Chev&egrave;nement comptait des &eacute;lus locaux, ceux-ci n&rsquo;&eacute;taient pas en nombre suffisant pour que la parole de leur candidat se diffuse partout. Pour Emmanuel Macron, dont <a title="" href="http://www.lesechos.fr/elections/dossiers/Emmanuel-macron-mouvement-politique-en-marche-/index.php">le mouvement En Marche</a> a fond&eacute; en avril 2016, c&rsquo;est encore plus criant.<br /><span></span>Le deuxi&egrave;me frein &agrave; l&rsquo;&eacute;lan d&rsquo;Emmanuel Macron tient dans le caract&egrave;re compl&egrave;tement impr&eacute;visible des ralliements explicites et migrations d&rsquo;&eacute;lus vers son mouvement. Certains, suffisamment bien &eacute;tablis sous leur propre nom, peuvent le soutenir sans aucune r&eacute;serve, comme G&eacute;rard Collomb, tandis que d&rsquo;autres se montrent h&eacute;sitants ou bien le soutiennent encore du bout des l&egrave;vres.<br /><span></span>Bien que l&rsquo;&eacute;tiquette du PS ne soit pas un gage de succ&egrave;s aux l&eacute;gislatives, nombre de parlementaires socialistes auront besoin du financement de leur parti pour leur campagne en circonscription. Faute de compter sur des &eacute;lus, En Marche ! ne peut m&ecirc;me pas garantir &agrave; ceux qui l&rsquo;auront ralli&eacute; de pouvoir les aider &agrave; remporter les l&eacute;gislatives. Ceci peut donc suffire &agrave; ce que les soutiens ne soient en fin de compte plus vell&eacute;itaires que r&eacute;els.<br /><br /><br /><span></span><font size="6">Un parti de CSP+ et d'intellectuels</font><br />Enfin, tout comme la candidature de Jean-Pierre Chev&egrave;nement en 2002, celle d&rsquo;Emmanuel Macron souffre d&rsquo;un cruel paradoxe. Les sondages r&eacute;v&egrave;lent un r&eacute;el engouement pour son approche intellectuelle des enjeux et sa capacit&eacute; &agrave; les resituer dans un contexte plus g&eacute;n&eacute;ral et identifier toutes leurs ramifications.<br /><span></span>Alors que les autres candidats de droite comme de gauche mettent en avant en guise de programme des mesures d&rsquo;ordre technique et souvent d&eacute;connect&eacute;es les unes des autres, il propose une vision de la soci&eacute;t&eacute;. Dans le m&ecirc;me temps, il lui est reproch&eacute; de ne pas entrer dans le coeur des probl&egrave;mes et le vif du sujet en ne fournissant pas de d&eacute;tail quant &agrave; la mani&egrave;re de faire.<br /><br /><span></span>Il ressort de ce paradoxe qu&rsquo;Emmanuel Macron, tout comme son mentor en politique, attire tout particuli&egrave;rement les cat&eacute;gories socioculturelles et socioprofessionnelles les plus &eacute;lev&eacute;es. Un bref examen de la composition de quelques f&eacute;d&eacute;rations rurales du mouvement En Marche met en lumi&egrave;re que les membres qui le rejoignent ont un niveau d&rsquo;&eacute;ducation &eacute;lev&eacute;, un emploi stable de cadres du public ou du priv&eacute; ou exercent une profession lib&eacute;rale.<br /><span></span>En revanche, les classes populaires sont tr&egrave;s peu repr&eacute;sent&eacute;es, alors m&ecirc;me qu&rsquo;elles sont plus nombreuses dans la soci&eacute;t&eacute; que les classes moyennes sup&eacute;rieures. Apr&egrave;s l&rsquo;obtention de 5,33% &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2002, l&rsquo;&eacute;quipe de campagne de Jean-Pierre Chev&egrave;nement, en faisant son aggiornamento, d&eacute;plorait que le P&ocirc;le r&eacute;publicain ait &eacute;t&eacute; un mouvement d&rsquo;intellectuels sans r&eacute;elles troupes issues du corps social.<br /><br /><br /><span></span><font size="6">Emmanuel Macron peut-il conjurer le sort ?</font><br />Compte tenu de la structure du mouvement qu&rsquo;il a cr&eacute;&eacute; et nonobstant l&rsquo;enthousiasme qu&rsquo;il suscite aujourd&rsquo;hui, Emmanuel Macron est &eacute;lectoralement tr&egrave;s fragile, m&ecirc;me s&rsquo;il est cr&eacute;dit&eacute; de sondages aussi encourageants que Jean-Pierre Chev&egrave;nement en 2002.<br /><span></span>Le danger est donc que ces sondages, comme pour le candidat du P&ocirc;le r&eacute;publicain, ne se transforment pas dans les urnes. Pour l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de cette ann&eacute;e, Emmanuel Macron ne peut esp&eacute;rer remporter les suffrages annonc&eacute;s par les instituts de sondage qu&rsquo;&agrave; trois conditions.<br /><span></span>Tout d&rsquo;abord, pour parvenir &agrave; susciter des ralliements d&rsquo;&eacute;lus de droite comme de gauche, il lui faut &ecirc;tre en mesure de leur garantir un financement suffisant pour les l&eacute;gislatives. Celles-ci co&ucirc;tant de 3.000 euros &agrave; 50.000 euros selon les candidats et en moyenne constat&eacute;e 15.000 euros, il faudrait que le candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle parvienne &agrave; lever environ 9 millions d&rsquo;euros pour les l&eacute;gislatives.<br /><span></span>En second lieu, il convient que le candidat parvienne &agrave; attirer &agrave; lui ces fameuses classes populaires qui, soit ont d&eacute;sert&eacute; la politique, soit se sont jet&eacute;es dans les bras de <strong>Jean-Luc M&eacute;lenchon </strong>ou de <strong>Marine Le Pen</strong>. Cela implique un travail d&rsquo;investissement du terrain que ses troupes actuelles ne sont pas encore capables de g&eacute;n&eacute;raliser. Il sera imp&eacute;ratif qu&rsquo;il parvienne &agrave; attirer &agrave; lui une ou deux &eacute;g&eacute;ries des classes populaires dans lesquelles celles-ci pourraient se reconna&icirc;tre.<br /><br /><span></span>Enfin, le sort pourra v&eacute;ritablement &ecirc;tre conjur&eacute; &agrave; condition que l <a title="" href="http://www.lesechos.fr/elections/primaire-a-gauche/0211695311828-primaire-a-gauche-un-deuxieme-debat-plus-incisif-2057220.php">a primaire de la Belle Alliance Populaire </a> se solde par un &eacute;chec, laissant un Parti socialiste en miettes. Cela implique alors que le nombre de participants &agrave; cette primaire soit tr&egrave;s en de&ccedil;&agrave; des attentes (moins d&rsquo;un million et demi de votants).<br /><span></span>Il faudrait &eacute;galement que le r&eacute;sultat de cette primaire soit suffisamment serr&eacute; pour &ecirc;tre remis en question par le candidat de second tour qui l&rsquo;aura perdue. Voire, si un perdant de cette primaire ne se plie pas &agrave; son issue et d&eacute;cide de se pr&eacute;senter malgr&eacute; tout &agrave; la pr&eacute;sidentielle, le Parti Socialiste se verra encore plus divis&eacute; et fractur&eacute;.<br /><br /><br /><span></span><strong>Vassili Joannides de Lautour </strong>est professeur &agrave; Grenoble &Eacute;cole de Management et Queensland University of Technology, publi&eacute; initialement dans le cercle des Echos <br /><br /><span></span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Iran : Retour En Force Ou Faux Départ?]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/iran-retour-en-force-ou-faux-depart]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/iran-retour-en-force-ou-faux-depart#comments]]></comments><pubDate>Mon, 12 Dec 2016 07:04:52 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/iran-retour-en-force-ou-faux-depart</guid><description><![CDATA[&laquo;&nbsp;Renaissance&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;renouveau&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;retour en force&nbsp;&raquo;. Qu&rsquo;importe le qualificatif donn&eacute; &agrave; cette ann&eacute;e 2016 pour l&rsquo;Iran marqu&eacute;e par de grandes avanc&eacute;es. Sur le plan r&eacute;gional, le pays a conclu un accord avec les pays de l&rsquo;OPEP, le 1er d&eacute;cembre dernier, lui permettant d&rsquo;augmenter sa production de p&eacute;trole au d&eacute;triment de l&rsquo;Arabie Saoudite. Sur l [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph">&laquo;&nbsp;<em>Renaissance&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;renouveau&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;retour en force&nbsp;&raquo;. Qu&rsquo;importe le qualificatif donn&eacute; &agrave; cette ann&eacute;e 2016 pour l&rsquo;Iran marqu&eacute;e par de grandes avanc&eacute;es. Sur le plan r&eacute;gional, le pays a conclu un accord avec les pays de l&rsquo;OPEP, le 1er d&eacute;cembre dernier, lui permettant d&rsquo;augmenter sa production de p&eacute;trole au d&eacute;triment de l&rsquo;Arabie Saoudite. Sur le plan international, la plupart des sanctions qui pesaient sur ce pays ont &eacute;t&eacute; lev&eacute;es &agrave; l&rsquo;issue de l&rsquo;accord de Vienne du 14 juillet 2015. L&rsquo;Iran d&rsquo;Hassan Rohani est ambitieuse et se veut &ecirc;tre non seulement la puissance dominante du Moyen Orient mais aussi incontournable au sein des relations &eacute;conomiques et g&eacute;opolitiques internationales. Cependant, les ann&eacute;es d&rsquo;isolement ont lanc&eacute; des traces dans la soci&eacute;t&eacute; iranienne et certains &eacute;v&eacute;nements politiques ext&eacute;rieurs pourraient chambouler la donne: analysons la situation pass&eacute;e et pr&eacute;sente pour tenter de d&eacute;terminer le futur de l&rsquo;Iran.</em><br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/psd-rohani_orig.jpeg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">&#8203;Le gouvernement iranien a conclu un accord sur le nucl&eacute;aire civil mettant fin &agrave; un embargo &eacute;conomique et diplomatique contraignant pour la soci&eacute;t&eacute; iranienne. L&rsquo;&eacute;lection d&rsquo;Hassan Rohani a marqu&eacute; une rupture nette avec la pr&eacute;sidence d&rsquo;Ahmadinejad par une volont&eacute; de ce dernier de r&eacute;former le pays en profondeur pour qu&rsquo;il rayonne de nouveau sur le plan r&eacute;gional et international.<br />&nbsp;<br /><strong>DES TENSIONS POLITIQUES RESPONSABLES DE SON ISOLEMENT SUR LE PLAN INTERNATIONAL</strong><br />&nbsp;<br />La r&eacute;volution islamique de 1979 a marqu&eacute; un v&eacute;ritable retour en arri&egrave;re et un coup d&rsquo;arr&ecirc;t au souhait du Shah d&rsquo;Iran de moderniser le pays en lui dotant des principes d&eacute;mocratiques proche des valeurs occidentales. L&rsquo;ayatollah Khomeini, &agrave; l&rsquo;issue de son coup d&rsquo;Etat, instaure une r&eacute;publique islamiste autoritaire, antiam&eacute;ricain car ce sont les Etats-Unis qui avaient plac&eacute; au pouvoir le Shah mais &eacute;galement anti-sioniste, donc en tension avec Israel. Cette r&eacute;volution a&nbsp; par cons&eacute;quent conduit &agrave; la rupture des relations diplomatiques de 1980 &agrave; 2009 avec les Etats-Unis suite &agrave; l&rsquo;&eacute;pisode de la prise d&rsquo;otage de l&rsquo;ambassade de T&eacute;h&eacute;ran.<br />&nbsp;<br />Face &agrave; cette isolement diplomatique et r&eacute;gional dont l&rsquo;Arabie Saoudite, l&rsquo;autre puissance du Moyen-Orient, sort incontestablement gagnante en s&rsquo;alliant avec les Etats-Unis, l&rsquo;Iran d&eacute;veloppe l&rsquo;id&eacute;e de se doter de l&rsquo;arme nucl&eacute;aire m&ecirc;me si elle affirme que son programme a des finalit&eacute;s seulement civiles. Le TNP &mdash; Trait&eacute; de non prolif&eacute;ration des armes nucl&eacute;aires &mdash; pourrait alors faire l&rsquo;objet d&rsquo;une violation de la part de l&rsquo;Iran qui a sign&eacute; le trait&eacute; en 1970 ; ce qui provoque l&rsquo;inqui&eacute;tude, au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, de la communaut&eacute; internationale et notamment des Etats-Unis et d&rsquo;Isra&euml;l. Cette inqui&eacute;tude a abouti &agrave; l&rsquo;adoption de sanctions &eacute;conomiques &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;Iran pour bloquer les possibles investissements dans ce domaine, ce qui a consid&eacute;rablement ralenti l&rsquo;&eacute;conomie iranienne et son influence, estimant le co&ucirc;t des sanctions &agrave; plusieurs centaines de millards de dollars de manque &agrave; gagner.<br />&nbsp;<br />Une d&eacute;cennie pass&eacute;e, les accords de Vienne refl&egrave;tent cette volont&eacute; de l&rsquo;Iran de tenir ses engagements et de coop&eacute;rer. En contrepartie de ces promesses de transparence dans le cadre des contr&ocirc;les de l&rsquo;AIEA &mdash; l&rsquo;Agence Internationale de l&rsquo;Energie Atomique &mdash;, l&rsquo;embargo am&eacute;ricain et europ&eacute;en dans les domaines de la finance, de l&rsquo;&eacute;nergie et du transport devrait s&rsquo;interrompre progressivement. Cet accord historique &eacute;tait fortement sollicit&eacute; par la soci&eacute;t&eacute; civile iranienne, fortement touch&eacute;e par les embargos. Le potentiel de l&rsquo;Iran est &eacute;norme et ce pays a la voie libre pour pouvoir s&rsquo;imposer dans le concert des nations.<br />&nbsp;<br /><strong>L&rsquo;IRAN DISPOSE DE TOUS LES CRITERES D&rsquo;UNE GRANDE PUISSANCE FUTURE</strong><br />&nbsp;<br />La normalisation des relations diplomatiques marque le retour de l&rsquo;Iran sur la sc&egrave;ne internationale et r&eacute;gionale en tant que carrefour g&eacute;ostrat&eacute;gique et culturel.<br />&nbsp;<br /><u>Faisons le point sur les atouts dont dispose l&rsquo;Iran pour s&rsquo;imposer en tant que grande puissance </u>:<br />&nbsp;<br />&middot;&nbsp;&nbsp; Une situation g&eacute;ographique d&eacute;terminante avec :<br />o&nbsp;&nbsp; Un territoire qui se situe entre les mondes caucasien, turc, indien et arabe ;<br />o&nbsp;&nbsp; Une situation maritime favorable en vertu des mers qui le borde.<br />&middot;&nbsp;&nbsp; Un territoire de 1,6 million de km2.<br />&middot;&nbsp;&nbsp; Une population de 82 millions d&rsquo;habitant - soit trois fois celle de l&rsquo;Arabie Saoudite.<br />&middot;&nbsp;&nbsp; Un sous sol tr&egrave;s riche avec des ressources consid&eacute;rables :<br />o&nbsp;&nbsp; <em>en gaz </em>puisqu&rsquo;il tient le premier rang avec presque 20% des reserves mondiales ;<br />o&nbsp;&nbsp; <em>en p&eacute;trole</em> : quatri&egrave;me en terme de gisement avec presque 10% des r&eacute;serves ;<br />o&nbsp;&nbsp; <em>en ressources min&eacute;rales</em> : 7% des reserves mondiales.<br />&middot;&nbsp;&nbsp; Le r&eacute;gime politique est relativement stable m&ecirc;me si la culture et la libert&eacute; de la presse reste encore soumises &agrave; la censure ;<br />&middot;&nbsp;&nbsp; Une culture riche et l&rsquo;&eacute;picentre du mouvement chiites dans le monde en concentrant 90% des fid&egrave;les ;<br />&middot;&nbsp;&nbsp; Une population avec un niveau d&rsquo;&eacute;ducation tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;e notamment sur le plan scientifique et une classe moyenne importante ;<br />&middot;&nbsp;&nbsp; Une force militaire puissante ayant une influence d&eacute;terminante dans la r&eacute;gion notamment dans le conflit syrien.<br />&nbsp;<br />Il para&icirc;t alors &eacute;vident que le potentiel de l&rsquo;Iran fait de lui une possible et incontournable puissance future. Cependant, il est imp&eacute;ratif pour elle de r&eacute;gler les blocages auxquels elle est confront&eacute;e sur le plan interne, propre au fonctionnement de la soci&eacute;t&eacute; iranienne, et externe dans ses relations r&eacute;gionales et internationales.<br />&nbsp;<br /><strong>DES REFORMES STRUCTURELLES URGENTES SUR LE PLAN INTERNE POUR ASSURER UN RETOUR DURABLE</strong><br />&nbsp;<br />La r&eacute;int&eacute;gration progressive de l&rsquo;Iran sur la sc&egrave;ne internationale implique n&eacute;cessairement que des r&eacute;formes ambitieuses non seulement juridiques mais &eacute;galement &eacute;conomiques, mon&eacute;taires et bancaires soient entreprises : les d&eacute;fis d&rsquo;Hassan Rohani sont donc primordiaux et multiples. En effet, la lev&eacute;e des sanctions bilat&eacute;rales et multilat&eacute;rales n&rsquo;a<u> pas pour le moment suscit&eacute; le boom &eacute;conomique esp&eacute;r&eacute;. </u>En d&eacute;pit du fait que l&rsquo;Iran soit courtis&eacute; pour ses r&eacute;serves en hydrocarbures et que sa production ait retrouv&eacute; son niveau d&rsquo;avant les sanctions, l&rsquo;absence d&rsquo;infrastructures modernes constitue un lourd handicap pour le pays, notamment dans l&rsquo;exploitation du gaz, bien qu&rsquo;elle dispose des plus grosses r&eacute;serves mondiales.<br />&nbsp;<br />Des <u>r&eacute;formes structurelles de grande ampleur doivent &ecirc;tre entreprises</u> pour favoriser son entr&eacute;e sur le march&eacute; mondial&nbsp; et attirer les investisseurs afin de diversifier l&rsquo;&eacute;conomie pour l&rsquo;instant tr&egrave;s d&eacute;pendante des exportations d&rsquo;hydrocarbures, diminuer le ch&ocirc;mage massif et l&rsquo;&eacute;conomie informelle. Pour cela, il s&rsquo;agit de cr&eacute;er un <u>environnement &eacute;conomique et juridique stable</u> car une grande partie de l&rsquo;&eacute;conomie est sous le contr&ocirc;le de l&rsquo;Etat, il s&rsquo;agit l&agrave; de privatiser et lib&eacute;raliser l&rsquo;&eacute;conomie en baissant les taxes, en d&eacute;veloppant le secteur priv&eacute; encore entre les mains de grandes familles et encourager l&rsquo;innovation. De plus, il est imp&eacute;ratif d&rsquo;am&eacute;liorer la comp&eacute;titivit&eacute; des taux de change et renforcer le syt&egrave;me bancaire des taux d&rsquo;emprunt nationaux qui ne sont, pour le moment, pas du tout avantageux et enfin maitriser l&rsquo;inflation. Autre sujet important, le pays doit &eacute;galement repenser sa politique environnementale. Actuellement, l&rsquo;Iran conna&icirc;t une crise &eacute;cologique importante marqu&eacute;e en raison d&rsquo;une mauvaise gestion du secteur agricole causant un &eacute;puisement des nappes phr&eacute;atiques et une pollution massive du fleuve Karoun qui est le seul fleuve navigable du pays.<br />&nbsp;<br />A l&rsquo;image de la politique des grands travaux de Roosevelt dans les ann&eacute;es 30 pour relancer l&rsquo;&eacute;conomie am&eacute;ricaine en crise, Rohani est convaincu que l&rsquo;Iran peut se redresser et devenir un p&ocirc;le d&rsquo;influence majeur dans les d&eacute;cennies &agrave; venir ind&eacute;pendamment de l&rsquo;avantage &eacute;nerg&eacute;tique dont elle dispose. Rohani souhaite, comme les Emirats Arabes Unis l&rsquo;ont fait avant lui avec les villes de Duba&iuml; et d&rsquo;Abu-Dhabi, investir massivement dans le tourisme en esp&eacute;rant devenir la <u>nouvelle destination touristique</u> des prochaines ann&eacute;es : le gouvernement souhaite multiplier par cinq le nombre de touristes d&rsquo;ici 2025, soit 20 millions avec gain de 30 millards de dollars &agrave; la clef.<br />&nbsp;<br /><strong>DES PERSPECTIVES ENCOURAGEANTES SUR LE PLAN EXTERNE MALGRE LES DIVERS BLOCAGES REGIONAUX</strong><br />&nbsp;<br />En redevenant progressivement un acteur la communaut&eacute; internationale, l&rsquo;Iran apparait comme un eldorado pour les investisseurs &eacute;trangers au vu de ses ressources mais &eacute;galement au regard des possibles d&eacute;bouch&eacute;s d&rsquo;une classe moyenne iranienne d&eacute;sireuse de d&eacute;veloppement et de progr&egrave;s.<br />&nbsp;<br />Dans cette dynamique de retour, cette derni&egrave;re doit faire face &agrave; des rivalit&eacute;s multiples et des barri&egrave;res qui pourraient emp&ecirc;cher ce d&eacute;veloppement. On peut d&rsquo;ailleurs le voir &agrave; travers les difficult&eacute;s rencontr&eacute;es pour la construction d&rsquo;un corridor &eacute;nergique pour acheminer les hydrocarbures vers l&rsquo;Europe. En effet, elle se trouve encercl&eacute;s soit par des alliances notamment celle de l&rsquo;Arabie Saoudite et de ses allies soit par des r&eacute;gimes instables tel que l&rsquo;Afghanistan ou le Pakistan qui sont sous &agrave; des tensions sociales et politiques, l&rsquo;Irak qui est menac&eacute; de d&eacute;sint&eacute;gration, la Turquie d&rsquo;Erdogan et son r&eacute;gime autoritaire et enfin la Syrie actuellement en &eacute;tat de guerre : un acheminement rentable des ressources parait alors difficile pour le moment &agrave; concr&eacute;tiser.&nbsp;<br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/proxy-war-in-middle-east-cmo_orig.jpeg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">L&rsquo;Iran ne cache pas ses ambitions et souhaite doubler l&rsquo;Arabie Saoudite dont la volont&eacute; de dominer est non seulement &eacute;conomique mais &eacute;galement culturelle et religieuse. Avec un conflit pluri s&eacute;culaire entre la communaut&eacute; chiite repr&eacute;sent&eacute;e en grande majorit&eacute; par l&rsquo;Iran et les sunnites rassembl&eacute;s autour de l&rsquo;Arabie Saoudite, les deux puissances instrumentalisent dans des pays instables comme au Liban o&ugrave; l&rsquo;Iran soutient le Hezbollah, responsable de la paralysie actuelle du pays ou encore en Syrie o&ugrave;<strong> l&rsquo;Iran joue un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans le conflit syrien en tant que soutien au r&eacute;gime de Bachar Al Assad</strong>. En effet, l&rsquo;Iran aurait vers&eacute; environ 30 milliards de dollars entre 2011 et 2014 au clan Assad, la Syrie, alli&eacute;e de toujours de l&rsquo;Iran lui offre une voie maritime sur la M&eacute;diterran&eacute;e. A l&rsquo;avenir, elle pourrait jouer un grand r&ocirc;le dans la r&eacute;solution de ce conflit autour d&rsquo;une alliance avec la Russie et les pays de l&rsquo;OTAN.<br />&nbsp;<br />Malgr&eacute; tout, l&rsquo;espoir d&rsquo;une &laquo;&nbsp;paix froide&nbsp;&raquo;, comme le propose Barack Obama, b&eacute;n&eacute;ficierait aux deux puissances et &agrave; l&rsquo;apaisement voire au r&egrave;glement de certains conflits r&eacute;gionaux. L&rsquo;ouverture &agrave; l&rsquo;Iran pourrait favoriser un apaisement des tensions au Moyen Orient.<br />&nbsp;<br /><strong>UN NECESSAIRE OPTIMISME DANS UN CLIMAT INTERNATIONAL PROPICE A L&rsquo;ISOLEMENT</strong><br />&nbsp;<br />L&rsquo;ann&eacute;e 2016 aura &eacute;t&eacute; pleine de surprises entre la sortie du Royaume-Uni de l&rsquo;Union Europ&eacute;enne et l&rsquo;&eacute;lection de Donald Trump &agrave; la t&ecirc;te de la premi&egrave;re puissance mondiale, montrant le retour en force du populisme, du protectionisme et du souverainisme plut&ocirc;t que l&rsquo;ouverture et la coop&eacute;ration. 2017 pourrait &ecirc;tre une ann&eacute;e terrible pour le retour de l&rsquo;Iran sur la sc&egrave;ne internationale.<br />&nbsp;<br />En effet, hors du territoire iranien, la m&eacute;fiance demeure apr&egrave;s la lev&eacute;e des sanctions o&ugrave; une partie des nations mettent en cause le&nbsp; respect de l&rsquo;accord sur le nucl&eacute;aire notamment de la part d&rsquo;Isra&euml;l et des Etats-Unis o&ugrave; l&rsquo;administration Trump pourrait vouloir d&eacute;manteler l&rsquo;accord sur le nucl&eacute;aire. L&rsquo;Iran devra alors redoubler d&rsquo;effort pour convaincre la communaut&eacute; internationale de l&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute; de ses d&eacute;marches entreprises. Deuxi&egrave;mement, au sein m&ecirc;me de la soci&eacute;t&eacute;&nbsp; l&rsquo;int&eacute;rieur : les conservateurs iraniens sont tr&egrave;s influents et ne veulent pas d&rsquo;afflux de touristes et de capitalisme au sein de leur soci&eacute;t&eacute;, l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2017 pourrait les amener au pouvoir et d&eacute;construire des ann&eacute;es de n&eacute;gociations.<br />&nbsp;<br />Cl&eacute;ment HAOUISEE<br />&nbsp;<br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Référendum en Italie : à qui profite (ou non) le crime ?]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/referendum-en-italie-a-qui-profite-ou-non-le-crime]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/referendum-en-italie-a-qui-profite-ou-non-le-crime#comments]]></comments><pubDate>Wed, 07 Dec 2016 09:40:38 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/referendum-en-italie-a-qui-profite-ou-non-le-crime</guid><description><![CDATA[       59,11% de "non" : dimanche, les Italiens se sont oppos&eacute;s sans d&eacute;tour&nbsp;au r&eacute;f&eacute;rendum de Matteo Renzi. Le pr&eacute;sident du Conseil, qui a soutenu corps et &acirc;me la r&eacute;forme constitutionnelle sur laquelle portait cette consultation, a annonc&eacute; dans la foul&eacute;e sa d&eacute;mission, que le pr&eacute;sident Sergio Mattarella lui a demand&eacute; de reporter de quelques jours, en attendant le vote du budget 2017.&nbsp; Il reviendra ensuite  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/capture-d-e-cran-2016-12-07-a-10-40-27_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><em><strong><span>59,11% de "non" : dimanche, les Italiens se sont oppos&eacute;s sans d&eacute;tour&nbsp;<a href="http://info.arte.tv/fr/italie-le-referenfum-de-tous-les-dangers" target="_blank">au r&eacute;f&eacute;rendum de Matteo Renzi</a>. Le pr&eacute;sident du Conseil, qui a soutenu corps et &acirc;me la r&eacute;forme constitutionnelle sur laquelle portait cette consultation, a annonc&eacute; dans la foul&eacute;e sa d&eacute;mission, que le pr&eacute;sident Sergio Mattarella lui a demand&eacute; de reporter de quelques jours, en attendant le vote du budget 2017.&nbsp; Il reviendra ensuite &agrave; ce dernier de nommer un nouveau chef du gouvernement ou de dissoudre le Parlement. Le triomphe du "non" repr&eacute;sente une d&eacute;faite personnelle pour Matteo Renzi, apr&egrave;s des mois d'une campagne qui a largement d&eacute;pass&eacute; les enjeux de cette r&eacute;forme.</span><br /></strong></em><br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/les-perdants-petit_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><span><strong><font color="#2a2a2a" size="5"><br />Matteo Renzi<br /></font></strong></span>Matteo Renzi a d&eacute;missionn&eacute; apr&egrave;s avoir pass&eacute; trois ans &agrave; la t&ecirc;te du gouvernement italien, une dur&eacute;e &eacute;gal&eacute;e par seulement deux pr&eacute;sidents du Conseil avant lui. En d&eacute;clarant, il y a quelques mois,&nbsp;<em>"Si le 'non'&nbsp;l&rsquo;emporte, je d&eacute;missionne et me retire de la vie politique"</em>, c'est lui qui a personnalis&eacute; ce scrutin, devenu un pl&eacute;biscite sur sa personne plut&ocirc;t que sur sa r&eacute;forme constitutionnelle. Il a ensuite reconnu son erreur et affirm&eacute; qu'il n'aurait<em>&nbsp;"pas d&ucirc; personnaliser autant la campagne"</em>, mais le mal &eacute;tait d&eacute;j&agrave; fait.<br />Visiblement press&eacute; d'en finir, Matteo Renzi a tr&egrave;s vite reconnu sa d&eacute;faite et annonc&eacute; son d&eacute;part dimanche soir &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, &eacute;voquant une d&eacute;faite&nbsp;<em>"extraordinairement claire"</em>. Mais le d&eacute;sormais ex-pr&eacute;sident du Conseil reste le secr&eacute;taire du Parti d&eacute;mocrate (centre gauche), toujours majoritaire &agrave; la Chambre des d&eacute;put&eacute;s. S'il a d&eacute;missionn&eacute;, comme il l'avait promis, va-t-il pour autant quitter l'ar&egrave;ne politique ? Le sujet n'a pas &eacute;t&eacute; abord&eacute; lors de son allocution de dimanche. Cette chute est aussi brutale que l'ascension au sommet de l'Etat de ce dirigeant de 41 ans seulement, devenu le plus jeune pr&eacute;sident du Conseil italien de l'histoire. Elle est aussi &agrave; la mesure de la d&eacute;ception de bon nombre d'Italiens, qu'il n'a pas r&eacute;ussi &agrave; convaincre de la pertinence, ni l'efficacit&eacute; des r&eacute;formes qu'il a mises en place pendant son mandat, ainsi que de celle qui &eacute;tait soumise&nbsp;<a href="http://info.arte.tv/fr/italie-le-referenfum-de-tous-les-dangers" target="_blank">&agrave; r&eacute;f&eacute;rendum</a>.<br /><br /><br /><span><strong><font color="#2a2a2a" size="5">Le Parti d&eacute;mocrate<br />&#8203;</font></strong></span>Le r&eacute;f&eacute;rendum laisse un Parti d&eacute;mocrate (PD) fractur&eacute;, mais toujours majoritaire &agrave; la Chambre des d&eacute;put&eacute;s. La formation de Matteo Renzi s'est publiquement -et violemment- divis&eacute;e&nbsp;<a href="http://info.arte.tv/fr/italie-un-referendum-pour-ou-contre-matteo-renzi" target="_blank">pendant la campagne sur le r&eacute;f&eacute;rendum</a>&nbsp;&agrave; propos de la r&eacute;forme constitutionnelle port&eacute;e par son chef. Les critiques des membres de l'aile gauche du parti ne portaient pas sur la r&eacute;forme constitutionnelle &agrave; proprement parler, mais sur la loi &eacute;lectorale que le Toscan avait fait passer en mai 2015, et qui a elle aussi renforc&eacute; le poids de la Chambre des d&eacute;put&eacute;s. L'Italicum a -entre autres- fait de l'&eacute;lection des d&eacute;put&eacute;s un scrutin majoritaire &agrave; deux tours, qui donne automatiquement la majorit&eacute; &agrave; la Chambre &agrave; la formation ayant obtenu au moins 40% des voix au premier tour. En cas de deuxi&egrave;me tour, c'est la liste ayant obtenu le plus de suffrages qui empochera cette fameuse prime &agrave; la majorit&eacute;. Pour ses opposants, cette nouvelle loi offre trop de pouvoir au parti gagnant les &eacute;lections.<br />La r&eacute;forme constitutionnelle rejet&eacute;e dimanche par les Italiens, qui r&eacute;duit fortement les pr&eacute;rogatives du S&eacute;nat, jusqu'ici sur un pied d'&eacute;galit&eacute; avec la Chambre des d&eacute;put&eacute;s, s'inscrivait &eacute;galement dans cette voie. Inquiets des cons&eacute;quences de ces deux r&eacute;formes, les frondeurs du PD ont tent&eacute; de conditionner leur "oui" au r&eacute;f&eacute;rendum &agrave; une r&eacute;&eacute;criture de la loi &eacute;lectorale, sans succ&egrave;s. Mais au-del&agrave; de la r&eacute;forme elle-m&ecirc;me, la frange gauche du parti rejette Matteo Renzi lui-m&ecirc;me, dont le franc-parler et la mani&egrave;re de gouverner est jug&eacute;e trop personnelle, voire trop autoritaire.<br /><br /><br /><span><strong><font size="5">L&rsquo;Europe et l&rsquo;&eacute;conomie italienne<br />&#8203;</font></strong></span>Le lien entre ce r&eacute;f&eacute;rendum et l'Union europ&eacute;enne est, &agrave; premi&egrave;re vue, peu &eacute;vident : le scrutin portait sur une r&eacute;forme de politique interne. Mais ses cons&eacute;quences sont fortement scrut&eacute;es en Europe, de Bruxelles &agrave; Berlin en passant par Paris. Car la victoire du "non" ouvre une nouvelle p&eacute;riode d'instabilit&eacute; politique en Italie et provoque, de surcro&icirc;t, le d&eacute;part d'un pr&eacute;sident du Conseil clairement pro-europ&eacute;en qui, voulait s'affirmer, ces derniers mois, comme un pays leader de l'UE aux c&ocirc;t&eacute;s du couple franco-allemand.<br />Qui va succ&eacute;der &agrave; Matteo Renzi &agrave; la t&ecirc;te du gouvernement et, surtout, quelles peuvent &ecirc;tre les cons&eacute;quences politiques &agrave; long terme de son d&eacute;part ? De nombreuses personnalit&eacute;s eurosceptiques comme pro-europ&eacute;ennes ont vu dans sa d&eacute;faite un camouflet inflig&eacute; &agrave; Bruxelles. En France, Marine Le Pen a qualifi&eacute; ce r&eacute;sultat de<em>&nbsp;"non &agrave; la politique d&rsquo;ultra aust&eacute;rit&eacute; absurde mise en place par Matteo Renzi, politique voulue par l&rsquo;Union europ&eacute;enne et impos&eacute;e &agrave; l&rsquo;Italie"</em>. En Allemagne, le ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res Frank-Walter Steinmeier a not&eacute; que l'issue du scrutin&nbsp;<em>"n'est pas un message positif pour l'Europe, en des temps difficiles"</em>. D'autant que le tr&egrave;s populiste Mouvement 5 &eacute;toiles, qui pr&ocirc;ne un r&eacute;f&eacute;rendum sur l'appartenance &agrave; la zone euro, appara&icirc;t en position de force pour les prochaines &eacute;lections (<a href="http://info.arte.tv/fr/referendum-en-italie-qui-profite-ou-non-le-crime#grillo">voir plus bas</a>).<br />La d&eacute;mission du pr&eacute;sident du Conseil intervient alors que la fragile &eacute;conomie italienne, la troisi&egrave;me de la zone euro, a timidement renou&eacute; avec la croissance. Mais l'Italie doit encore composer avec une forte dette publique -133% de son PIB- et Matteo Renzi a d'ores et d&eacute;j&agrave; annonc&eacute; qu'il ne pourrait pas tenir l'objectif des 1,8% de d&eacute;ficit public demand&eacute; par la Commission europ&eacute;enne pour 2017. Pour certains &eacute;conomistes, le pays repr&eacute;sente d'ailleurs un plus grand risque pour la zone euro que la Gr&egrave;ce.<br /><br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/les-gagnants-3_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><span><strong><font size="5" color="#2a2a2a">Le mouvement 5 &eacute;toiles et la Ligue du Nord<br /></font></strong></span>La personnalisation du scrutin &eacute;tait une occasion en or pour les adversaires de Matteo Renzi et le Mouvement 5 &eacute;toiles (M5S) a saut&eacute; pieds joints dedans. Son fondateur Beppe Grillo a jet&eacute; toutes ses forces dans la bataille, appelant au rejet du pr&eacute;sident du Conseil et de sa politique. Preuve de la violence de leurs &eacute;changes, l'ancien comique a qualifi&eacute; le chef du gouvernement de<em>"truie bless&eacute;e"</em>. Le parti populiste continue &agrave; jouer &agrave; plein r&eacute;gime sur le rejet de la politique traditionnelle et des grands partis comme le PD, m&ecirc;me s'il a aussi avanc&eacute; quelques arguments contre la r&eacute;forme constitutionnelle.<br /><span></span>Le M5S, qui dirige d&eacute;j&agrave; les villes de Rome et de Turin, esp&egrave;re &agrave; pr&eacute;sent passer &agrave; l'&eacute;tape sup&eacute;rieure. Il appara&icirc;t comme la deuxi&egrave;me formation politique du pays dans beaucoup de sondages. Impatient et d&eacute;sireux de mettre la pression sur le pr&eacute;sident italien Sergio Mattarella, soit -hypoth&egrave;se la plus probable- qui nommera un gouvernement de technocrates, soit qui dissoudra le Parlement, Beppe Grillo a d&eacute;clar&eacute; sur son blog que&nbsp;<em>"les Italiens doivent &ecirc;tre appel&eacute;s &agrave; voter le plus rapidement possible"</em>. Une autre figure du parti, Luigi Di Maio, a annonc&eacute; que sa formation allait commencer &agrave; pr&eacute;parer un&nbsp;<em>"programme de gouvernement"&nbsp;</em>et une<em>&nbsp;"&eacute;quipe"</em>. Le M5S milite pour des &eacute;lections anticip&eacute;es -elles sont pour l'instant pr&eacute;vues en 2018. Mais d'ici l&agrave;, le gouvernement de transition que devrait nommer le pr&eacute;sident, pourrait bien modifier la loi &eacute;lectorale de mai 2015 qui lui est si favorable (<a href="http://info.arte.tv/fr/referendum-en-italie-qui-profite-ou-non-le-crime#democrate">voir plus haut</a>),appuy&eacute; par la plupart des forces politiques italiennes.<br /><span></span>Encore plus &agrave; droite sur l'&eacute;chiquier politique, la Ligue du Nord a elle aussi demand&eacute; la dissolution imm&eacute;diate du Parlement. Le mouvement anti-europ&eacute;en et oppos&eacute; &agrave; l'accueil des r&eacute;fugi&eacute;s a lui aussi profit&eacute; de la tribune offerte par le r&eacute;f&eacute;rendum pour diffuser son message contre les &eacute;lites et l'establishment. Il s'insurge &eacute;galement contre un autre aspect de la r&eacute;forme constitutionnelle, moins mis en avant que la disparition du bicam&eacute;risme : la limitation des comp&eacute;tences des r&eacute;gions en faveur de l'Etat.<br /><span></span><br /><br /><span></span><span><strong><font size="5" color="#2a2a2a">La d&eacute;mocratie ?</font></strong></span>C'&eacute;tait l'un des principaux arguments des opposants &agrave; la r&eacute;forme constitutionnelle : en mettant fin au bicam&eacute;risme et en bridant le S&eacute;nat, Matteo Renzi mettait en danger la d&eacute;mocratie et les pouvoirs risquaient d'&ecirc;tre concentr&eacute;s dans les mains d'une seule personne. Ce syst&egrave;me &eacute;tait en vigueur depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en Italie, o&ugrave; il &eacute;tait vu comme un rempart contre le fascisme. Mais pour le jeune dirigeant, cette situation o&ugrave; le S&eacute;nat et la Chambre des d&eacute;put&eacute;s disposent des m&ecirc;mes pouvoirs est source d'incertitude et de lenteur. En r&eacute;duisant les pr&eacute;rogatives du premier et en r&eacute;duisant le nombre de s&eacute;nateurs, Matteo Renzi esp&eacute;rait tout &agrave; la fois acc&eacute;l&eacute;rer le processus l&eacute;gislatif, stabiliser le pays et tenir sa promesse de mettre au placard la "vieille" classe politique italienne.<br /><br /><span style="color:rgb(146, 146, 146)">Marianne Skorpis, Thierry Millotte&nbsp;</span>&#8203;<br /><br /><span></span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Frightening Future : Why are we still unable to consider populism as our future?]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/frightening-future-why-are-we-still-unable-to-consider-populism-as-our-future]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/frightening-future-why-are-we-still-unable-to-consider-populism-as-our-future#comments]]></comments><pubDate>Wed, 16 Nov 2016 22:09:17 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/frightening-future-why-are-we-still-unable-to-consider-populism-as-our-future</guid><description><![CDATA[       &ldquo;The worst thing that can happen in a democracy &mdash; as well as in an individual&rsquo;s life &mdash; is to become cynical about the future and lose hope.&rdquo; Hillary Clinton.Erring in errorsTwo month ago I wrote a piece on President-elect Trump. At this time I was full of hope and still unable to think a populist could become the master of the free world. I have been a Hillary supporter since the beginning of her campaign because I thought she was the only one to embody measu [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/161108-election-night-waiting-928p-5a29df3debecc44ebc55a598cb786487-nbcnews-ux-2880-1000_orig.jpeg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">&ldquo;<em>The worst thing that can happen in a democracy &mdash; as well as in an individual&rsquo;s life &mdash; is to become cynical about the future and lose hope.</em>&rdquo; Hillary Clinton.<br /><br /><strong><font size="5">Erring in errors</font></strong><br />Two month ago I wrote a piece on President-elect Trump. At this time I was full of hope and still unable to think a populist could become the master of the free world. I have been a Hillary supporter since the beginning of her campaign because I thought she was the only one to embody measure and the only one to have such experience of the institutions. Now, I can only be full of despair as it is the second time in a year when populistic, irrational speeches won the heart of the People. I say heart and not brain because politics is now, more than ever before, a matter of feeling.<br />Of course, we could discuss for long of what mistakes Secretary Clinton did to loose this promised run. Even if we doubt her sincerity, even if we doubt her ability to manage an email account, she was still the most reasonable candidate for the post. Some would have said the less worst fitted to the Oval Office. So, what does this failure of Hillary&rsquo;s bid mean for the US and for all of us?<br />The American people decided on November 9th for the future of the whole world in only one shot. They decided to which direction the world will move in the following years. With interconnectivity in economy, culture and politics, such a powerful country&rsquo;s decision has an impact all over the world. Brexit will have an impact on all of Europe, if not in America too. Mr Trump&rsquo;s election as the 45th President of the United States of America will have an impact everywhere as America has a major influence on our public policies from climate change, security policies or economic governance. For instance, it is now legitimate to be worried about our partnership through NATO as the President-elect Trump has stated that he may reconsider article 5 of the North Atlantic Treaty&mdash;which provides mutual assistance between its parties&mdash;if needed.<br />But this elections remained in the hands of the American People. And what is striking here, in the same way as it was for Brexit, is the lack of discernment in voter&rsquo;s minds. Personally, I am getting lost through the fact that public policy experts were not listened to, and might not ever be in the future.<br /><br /><strong><font size="5">Living in a vacuum</font></strong><br />I might be in the wrong but I am strongly addicted to press vision of politics. And here, <em>The New York Times</em>&rsquo; forecasts went wrong. By a huge margin. I remember Anderson Cooper in the middle of the night asking his counterpart of CNN why have the polls going so wrong while imagining the lurking results. But this does not mean the New York Times or CNN are biased liberal media, it only means that, from now on, accuracy of polls are questioned by a new phenomenon: a social shift which decided an America of the margins to vote, a social fracture that means the media and the politicians have not been able to listen to the poorest and the disadvantage Whites. Media needs to be more aware of who the voters are, and messages as those sent by Sulzberger to <em>Times</em>&rsquo; readers show the shock in which Mr Trump elections has lead the media sphere. It is too early to analyse precisely who voted for whom&mdash;and if we consider the total of votes, it is clear that Mr Trump won the support of educated and middle-class Americans too&mdash;, but still, the fracture of the American society emerged on public eyes.<br />We should all be afraid of this shift as of today there is no more middle ground between right wing closure and left wind progressive vision. There is no more common ground, no more shared values, even those we considered as the most consensual. There is no more room to heal the wounds between both sides, and wounds will stay open for long. Even on social media, interaction between Clinton and Trump supporters is almost non-existent as algorithms proposed only the things you are interested in or agree with. This has to be a brand new concern for democracy as we live unaware of the thinking of our adversaries. Dialogue, the inner principle of democracy, has disappeared.<br />But more than media and social media, what is striking in this scission of the society, is the rejection of the experts. For long, the candidate who can use facts, grounded analysis and bring a good working knowledge of the institutions and international relations was the most supported in the polls. Today, we live in an era where people have little confidence in the &lsquo;expert cast&rsquo;. This fear of experts biased the democratic debate (as did the lies of Mr Farage during Brexit campaign) and means that knowledge and reason are no more synonymous with power. This will be damaging. The political system and institutions are becoming more and more complex and the world more and more difficult to understand. Experts voices are today more necessary but also, paradoxically, more rejected than ever. Strikingly, fact-checking and deep analysis pieces were disregarded by half of the voters.<br />All of this can lead to non-sense politics and increase the ratio of manipulation in populistic speeches. Some would have say that President-elect Trump is not a resurgence of much more dramatic situations (here we are, Godwin). And even if President-elect Trump is a player more than an ideologist, his ideas might be theorised by others or give bad example to foreign rightist leaders.<br /><br /><strong><font size="5">Incoming nightmares</font></strong><br />This election is a milestone at the beginning of a new era. I was shocked and affected when some European leaders sent their &lsquo;congratulations&rsquo; to Mr Trump whitout issuing some warnings. European leaders of today are the guarantors of freedom, peace and progressive values and they should protect us from the expansion of President-elect Trump&rsquo;s ideas.<br />But Mr Trump&rsquo;s victory has set the grounds of a more profound breakdown of politics. Our future is at stake through numerous elections this year, from Austrian presidential election to France&rsquo;s one.<br />Marine Le Pen (leader of the National Front) as a President should no more be considered as a single eventuality, but as our almost certain future. And I am saying this as a convinced European. I used to consider myself as optimistic. But today, I did not find any other way to figure out the outcome of the French presidential elections: our society is so shifted that we are not even able to see the suffering of the other half neither to consider seriously the eventuality of such a result, nor to propose any viable solution. I am not saying that our current politicians have no ideas that could bring us <em>better lives</em>, I just think that they will not be able to convince the <em>other half</em> facing populistic and irrational speeches.<br />The only way we can decide to move on for the next few years&mdash;or perhaps for the rest of our lives&mdash;is to consider a far right future as almost certain. We need to think of how we could resist and protect our values in what became a &lsquo;new world&rsquo; of politics built by far-right and regressive ideas, when our &lsquo;rigged system&rsquo; <em>will</em> fail to put extremists out of supreme positions. We should wish to our fellow progressive Americans and to us Europeans good luck for the following decades.<br /><br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[La victoire de Trump est aussi la défaite des médias]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/la-victoire-de-trump-est-aussi-la-defaite-des-medias]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/la-victoire-de-trump-est-aussi-la-defaite-des-medias#comments]]></comments><pubDate>Mon, 14 Nov 2016 11:55:39 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/la-victoire-de-trump-est-aussi-la-defaite-des-medias</guid><description><![CDATA[       L'arriv&eacute;e &agrave; la t&ecirc;te des Etats-Unis de Donald Trump est cruelle pour les m&eacute;dias traditionnels, incapables d'arr&ecirc;ter un &laquo;&nbsp;monstre&nbsp;&raquo; qu'ils ont eux-m&ecirc;mes pour partie engendr&eacute;, et d&eacute;pourvus de toute emprise sur l'&eacute;lectorat. Cette perte d'influence est d&eacute;sormais la meilleure alli&eacute;e du populisme.&#8203;S'acharner sur les m&eacute;dias, comme sur les sondeurs et les experts, va redevenir tr&egrave;s & [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/mediatrump_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><font size="5"><strong>L'arriv&eacute;e &agrave; la t&ecirc;te des Etats-Unis de Donald Trump est cruelle pour les m&eacute;dias traditionnels, incapables d'arr&ecirc;ter un &laquo;&nbsp;monstre&nbsp;&raquo; qu'ils ont eux-m&ecirc;mes pour partie engendr&eacute;, et d&eacute;pourvus de toute emprise sur l'&eacute;lectorat. Cette perte d'influence est d&eacute;sormais la meilleure alli&eacute;e du populisme.</strong><br /></font>&#8203;<br />S'acharner sur les m&eacute;dias, comme sur les sondeurs et les experts, va redevenir tr&egrave;s &agrave; la mode dans les prochains jours. Cela peut para&icirc;tre en grande partie injuste&nbsp;: le don de divination n'est pas enseign&eacute; dans les &eacute;coles de journalisme et la profession est &agrave; l'&eacute;vidence d&eacute;munie face aux pulsions identitaires qui poussent de plus en plus au populisme dans le monde.<br />Il n'en reste pas moins que l'arriv&eacute;e &agrave; la t&ecirc;te des Etats-Unis de Donald Trump est cruelle pour les m&eacute;dias sur au moins deux aspects. Le premier est la perte &eacute;vidente d'influence d'un quatri&egrave;me pouvoir aujourd'hui &agrave; genoux. Il n'y aura &agrave; coup s&ucirc;r pas de film consacr&eacute; &agrave; cette &eacute;lection qui ressemblera au c&eacute;l&egrave;bre &laquo;&nbsp;Les Hommes du pr&eacute;sident&nbsp;&raquo; d'Alan J. Pakula, qui raconte la fa&ccedil;on dont les journalistes du &laquo;&nbsp;Washington Post&nbsp;&raquo; Carl Bernstein et Bob Woodward firent chuter l'administration Nixon. Bien qu'ils aient quasi unanimement appel&eacute; &agrave; voter Clinton, les journaux n'ont eu aucune influence sur le r&eacute;sultat final.<br />Le deuxi&egrave;me aspect met en question la couverture de la politique et des affaires par les m&eacute;dias depuis bien avant la campagne de Donald Trump. Avant cette &eacute;lection, le &laquo;&nbsp;Donald&nbsp;&raquo;, s'il &eacute;tait connu, n'&eacute;tait pas encore la star politique qu'il est devenu. Il a fallu qu'il soit port&eacute; aux nues comme un de ces &laquo;&nbsp;personnages&nbsp;&raquo; dont New York et l'Am&eacute;rique raffolent. Bien que ses d&eacute;fauts fussent tous d&eacute;j&agrave; visibles, il &eacute;tait &laquo;&nbsp;une bonne histoire&nbsp;&raquo;, et ce en particulier dans les m&eacute;dias de gauche. Comme l'expliquait Dominique Mo&iuml;si, conseiller sp&eacute;cial &agrave; l'Institut Montaigne, dans nos colonnes&nbsp;:&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;Aboutissement de d&eacute;cennies de d&eacute;rapages, produit de la rencontre entre l'afflux de l'argent et la r&eacute;volution des techniques de l'information, la politique spectacle se retourne contre ses protagonistes, entra&icirc;nant dans une m&ecirc;me crise de l&eacute;gitimit&eacute; politiques et m&eacute;dias.&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;Des m&eacute;dias aujourd'hui en pleine contrition, qui ne peuvent que d&eacute;plorer le succ&egrave;s du &laquo;&nbsp;monstre&nbsp;&raquo; qu'ils ont eux-m&ecirc;mes pour partie engendr&eacute; en donnant &agrave; Donald Trump une couverture surdimensionn&eacute;e simplement parce qu'il faisait de l'audience. De ce point de vue, la crise des m&eacute;dias traditionnels -&nbsp;presque tous les nouveaux budgets publicitaires en ligne vont &agrave; Google et &agrave;&nbsp;<a href="http://lesechospedia.lesechos.fr/facebook.htm#xtor=SEC-3167">Facebook</a>, et la pub papier s'effondre&nbsp;- peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme la meilleure alli&eacute;e du populisme. Il est frappant de constater que CNN, dont les pr&eacute;sentateurs &eacute;taient effondr&eacute;s mercredi matin, va enregistrer sa meilleure ann&eacute;e en 2016 tant en termes d'audience que de&nbsp;<a href="http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_chiffre-daffaires.html#xtor=SEC-3168">chiffre d'affaires</a>&nbsp;et de b&eacute;n&eacute;fice. Ironie supr&ecirc;me de la situation, Donald Trump a pu, lui, priver ces m&eacute;dias qui l'aidaient malgr&eacute; eux d'une grande partie des budgets publicitaires qu'une campagne pr&eacute;sidentielle leur assure normalement. Etre une &laquo;&nbsp;bonne histoire&nbsp;&raquo; suffisait.<br />On ne peut pas dire pour autant que la presse et les t&eacute;l&eacute;s am&eacute;ricaines dans leur ensemble n'aient pas cherch&eacute; &agrave; comprendre les &eacute;lecteurs de Donald Trump. Dans leur grande tradition de qualit&eacute;, elles ont multipli&eacute; les reportages et les analyses avec le plus grand s&eacute;rieux et des moyens. On ne peut pas dire non plus qu'elles se soient cantonn&eacute;es &agrave; un discours feutr&eacute; &eacute;litiste ne parlant pas au coeur. Toutes, &agrave; un moment ou &agrave; un autre, ont questionn&eacute; avec vigueur la &laquo;&nbsp;d&eacute;cence&nbsp;&raquo; de Donald Trump en tant que personne.<br /><br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/mediatrump2_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">Mais ces m&eacute;dias &laquo;&nbsp;mainstream&nbsp;&raquo; se sont heurt&eacute;s &agrave; un mur, celui des nouveaux canaux de l'information. Les citoyens se renseignent aujourd'hui par l'interm&eacute;diaire de r&eacute;seaux sociaux et de sites d'opinion qui sont des chambres d'&eacute;cho renfor&ccedil;ant leurs convictions. Fini l'info &eacute;quilibr&eacute;e et la v&eacute;rit&eacute; ennuyeuse, aucun fait prouv&eacute; ne peut plus entraver une conviction souvent nourrie au ressentiment. Le site de droite Breitbart News en est un exemple parmi d'autres. Pour ne rien dire de Twitter, o&ugrave; r&egrave;gnent les &laquo;&nbsp;haters&nbsp;&raquo; sans que le propri&eacute;taire du site ne se sente oblig&eacute; d'intervenir.<br /><span></span>Comme l'ont dit les m&eacute;dias anglais pendant la campagne sur le Brexit, l'&egrave;re de la &laquo;&nbsp;post-v&eacute;rit&eacute;&nbsp;&raquo; a commenc&eacute;. Les m&eacute;dias traditionnels sont des cibles &agrave; abattre. Bizarrement, quand ils disent, enqu&ecirc;tes &agrave; l'appui, que Trump ne paie pas ses imp&ocirc;ts, qu'il se moque des handicap&eacute;s, qu'il est sexiste, qu'il ne conna&icirc;t rien &agrave; la g&eacute;opolitique, l'opinion est indiff&eacute;rente. Elle semble au contraire mettre ces critiques au compte de l'&eacute;ternelle &laquo;&nbsp;conspiration des &eacute;lites&nbsp;&raquo;.<br /><span></span>Il n'en reste pas moins que jamais avant ce 9&nbsp;novembre l'impuissance des m&eacute;dias traditionnels n'est apparue avec autant de clart&eacute;. Ce qu'il leur reste de poids n'existe encore que lorsqu'ils r&eacute;percutent ce que disent leurs lecteurs sans le moindre filtre. Au Royaume-Uni, le &laquo;&nbsp;Daily Mail&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;Sun&nbsp;&raquo;, avec leur rh&eacute;torique sur les migrants et les courbures de banane pr&eacute;tendument impos&eacute;es par les bureaucrates de Bruxelles, ont aid&eacute; &agrave; faire passer le Brexit. On imagine le d&eacute;pit dans le New York intello des r&eacute;dactions du &laquo;&nbsp;New York Times&nbsp;&raquo;, du &laquo;&nbsp;New Yorker&nbsp;&raquo; mais aussi du &laquo;&nbsp;Wall Street Journal&nbsp;&raquo; ce matin. Leurs &eacute;ditos toujours aussi critiques de Trump -&nbsp;&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;le triomphe des forces du nativisme, de l'autoritarisme, de la misogynie et du racisme&nbsp;&raquo;,</em>&nbsp;d&eacute;plore le &laquo;&nbsp;New Yorker&nbsp;&raquo;&nbsp;- n'ont rien chang&eacute;. Peut-&ecirc;tre m&ecirc;me qu'ils para&icirc;tront trop alarmistes, si, plaise &agrave; Dieu, Donald Trump gouvernait plus au centre qu'il ne l'a laiss&eacute; entendre et essayait d&eacute;sormais de refermer les plaies ouvertes pendant la campagne. Mais il est ind&eacute;niable que le &laquo;&nbsp;back to reporting&nbsp;&raquo;, c'est-&agrave;-dire le fait de retourner sur le terrain pour comprendre et raconter ce qui s'y passe, est devenu un imp&eacute;ratif plus cat&eacute;gorique que jamais.<br />&#8203;<br /><br /><span></span><strong>Nicolas Madelaine<br /></strong><span style="color:rgb(0, 0, 0)"><br />publi&eacute; sur sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0211479803704-la-victoire-de-trump-est-aussi-la-defaite-des-medias-2041838.php?J7f4OZwC75bBYACt.99#xtor=EPR-3038-%5Bnl_ideesdebats%5D-20161113-%5BProv_%5D-2029863%402</span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[#Primaires: Un Débat Secondaire? ]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/primaires-un-debat-secondaire]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/primaires-un-debat-secondaire#comments]]></comments><pubDate>Fri, 11 Nov 2016 12:28:07 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/primaires-un-debat-secondaire</guid><description><![CDATA[       Billet d'Humeur d'un Jeune Citoyen:&nbsp;Les Fran&ccedil;ais ne comprennent-ils rien&nbsp;? L&rsquo;Ifop nous r&eacute;v&egrave;le que deux tiers d&rsquo;entre eux ne s&rsquo;int&eacute;ressent pas &agrave; la tr&egrave;s m&eacute;diatique primaire des &laquo;&nbsp;R&eacute;publicains&nbsp;&raquo;. Cette r&eacute;volution d&eacute;mocratique qui nous vient d&rsquo;outre atlantique -comme le nouveau nom du parti de droite, ce qui ne pr&eacute;sage rien de bon- semble s&rsquo;installer dura [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/capture-d-e-cran-2016-11-11-a-13-27-04_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">Billet d'Humeur d'un Jeune Citoyen:&nbsp;<br /><br /><em><strong><font size="4">Les Fran&ccedil;ais ne comprennent-ils rien&nbsp;? <br /></font></strong></em>L&rsquo;Ifop nous r&eacute;v&egrave;le que deux tiers d&rsquo;entre eux ne s&rsquo;int&eacute;ressent pas &agrave; la tr&egrave;s m&eacute;diatique primaire des &laquo;&nbsp;R&eacute;publicains&nbsp;&raquo;. Cette r&eacute;volution d&eacute;mocratique qui nous vient d&rsquo;outre atlantique -comme le nouveau nom du parti de droite, ce qui ne pr&eacute;sage rien de bon- semble s&rsquo;installer durablement dans le paysage politique fran&ccedil;ais, apr&egrave;s les pr&eacute;mices de la primaire socialiste de 2011. Primaire &ocirc; combien couronn&eacute;e de succ&egrave;s, puisqu&rsquo;elle a offert &agrave; la Cinqui&egrave;me R&eacute;publique son pr&eacute;sident le plus impopulaire (4% d&rsquo;opinions favorables pour rappel). Comme quoi, on peut remporter quatre scrutins nationaux cons&eacute;cutifs (premiers et seconds tours de la primaire socialiste et de la pr&eacute;sidentielle) et &ecirc;tre moins appr&eacute;ci&eacute; qu&rsquo;un vieillard borgne et r&eacute;visionniste. Cela montre bien que voter plus ne signifie pas forc&eacute;ment voter mieux.<br /><br />Les Fran&ccedil;ais, enfants pourris g&acirc;t&eacute;s de d&eacute;mocratie, il faut le dire, ne semblent donc pas convaincus par cette trouvaille d&eacute;concertante de simplicit&eacute;, qui consiste &agrave; les laisser choisir qui ils choisiront pour choisir &agrave; leur place. Etonnant. Quoi de plus logique pourtant&nbsp;: d&eacute;&ccedil;us des candidats qu&rsquo;on leur proposait &agrave; la fonction supr&ecirc;me, ils les s&eacute;lectionnent maintenant par eux-m&ecirc;mes. Et s&rsquo;ils restent insatisfaits du choix qui leur est offert, la solution est d&eacute;j&agrave; toute trouv&eacute;e&nbsp;: &agrave; l&rsquo;avenir, on organisera des pr&eacute;-primaires. D&rsquo;une logique implacable, c&rsquo;est une solution sans fond. Ainsi la d&eacute;mocratie en sort renforc&eacute;e, car il est bien connu que plus on vote, plus on est d&eacute;mocratique. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;&agrave; voir le Gabon&nbsp;: la d&eacute;mocratie y est si vive que dans certaines circonscriptions, le nombre de votes d&eacute;passe m&ecirc;me le nombre d&rsquo;inscrits. Quel exemple d&rsquo;une d&eacute;mocratie vigoureuse&nbsp;!<br /><br />Essayons donc de comprendre pourquoi cette solution miracle ne prend pas. C&rsquo;est avant tout parce qu&rsquo;elle ne r&eacute;sout rien, et ne fait qu&rsquo;amplifier les maux dont souffre d&eacute;j&agrave; la d&eacute;mocratie, &agrave; savoir&nbsp;: la surm&eacute;diatisation et les ambitions personnelles d&eacute;mesur&eacute;es. En multipliant les &eacute;lections (sans que rien ne semble changer, n&rsquo;en d&eacute;plaise &agrave; l&rsquo;ap&ocirc;tre du &laquo;&nbsp;changement, c&rsquo;est maintenant&nbsp;&raquo;) on lasse plus que l&rsquo;on ne passionne. D&eacute;j&agrave; que l&rsquo;on ne supportait plus de voir les politiques en boucle sur toutes les cha&icirc;nes d&rsquo;information, les primaires en rajoutent une couche est saturent compl&eacute;tement notre seuil de tol&eacute;rance. Si l&rsquo;on n&rsquo;aime pas les voir, ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;ils soient vilains -m&ecirc;me si, quoi qu&rsquo;en dise Paul Bizmuth, non, les ministres ne sont pas tous des top mod&egrave;les qui, comme &laquo;&nbsp;Rama et Rachida [nous] en mettent plein la vue&nbsp;&raquo;. Non, si l&rsquo;on n&rsquo;aime plus les voir, c&rsquo;est plus &agrave; cause de leurs mensonges. Mensonges au premier rang desquels on trouve cette id&eacute;e saugrenue que les politiques agiraient &laquo;&nbsp;pour la France et les Fran&ccedil;ais&nbsp;&raquo; plus que pour leur propre ambition. On a connu plus convaincant.<br /><br /><em><strong><font size="4">L&rsquo;ambition justement, me ram&egrave;ne &agrave; mon propos&nbsp;initial : <br /></font></strong></em>Les primaires aggravent les maux dont souffre la d&eacute;mocratie, la surm&eacute;diatisation donc, mais aussi l&rsquo;ambition personnelle. Car en effet, les exemples de Montebourg et Valls ont &eacute;tabli un pr&eacute;c&eacute;dent. Inconnu au bataillon jusqu&rsquo;alors, Valls s&rsquo;est vu propuls&eacute; ministre puis premier ministre gr&acirc;ce au formidable score de 5,63%. Soit 149 103 votants, &agrave; peine plus que la population de Mulhouse, c&rsquo;est dire qu&rsquo;il ne mobilise pas les foules. En sur-m&eacute;diatisant les candidats, la primaire op&egrave;re un effet loupe et leur donne une importance bien sup&eacute;rieure &agrave; celle qui est vraiment -je dirais m&ecirc;me d&eacute;mocratiquement- la leur. Ainsi, ce pr&eacute;c&eacute;dent donne &agrave; tous l&rsquo;espoir de finir ministre gr&acirc;ce &agrave; un peu glorieux 5%. Au risque d&rsquo;en surprendre certains, je me lance dans un pronostic aventureux&nbsp;: ni Poisson, ni Cop&eacute;, ni NKM, ni Le Maire ne gagneront la primaire&nbsp;! Mais ils ont d&eacute;j&agrave; gagn&eacute; en visibilit&eacute;. Ce qui, traduit dans le paradigme actuel, signifie le droit &agrave; un portefeuille minist&eacute;riel. Evidemment, tout un chacun sait que ce n&rsquo;est certainement pas leur motivation premi&egrave;re, qu&rsquo;ils sont d&rsquo;abord candidats pour faire valoir leurs id&eacute;es -plus novatrices les unes que les autres- mais le r&eacute;sultat et l&agrave;&nbsp;: la primaire ne change rien. Elle ne fait que confirmer les vilains penchants de la d&eacute;mocratie.<br />Pour pimenter le tout, le syst&egrave;me des primaires porte en son sein un grave probl&egrave;me ontologique&nbsp;: si elle est ouverte et que tout le monde y participe, la primaire n&rsquo;est qu&rsquo;un doublon du premier tour de la pr&eacute;sidentielle qui devient alors redondant. Si elle se veut ferm&eacute;e c&rsquo;est pire, elle brise l&rsquo;universalit&eacute; du suffrage en introduisant une discrimination par l&rsquo;orientation politique et favorise la surench&egrave;re pour satisfaire des militants qui, par d&eacute;finition n&rsquo;ont pas les id&eacute;es les plus nuanc&eacute;es qui soient (allez &agrave; un meeting politique, vous verrez&nbsp;!).<br /><br />Dans une d&eacute;mocratie suffocante, comme une r&eacute;action de panique, le choix a &eacute;t&eacute; fait de multiplier les scrutins. Mais la d&eacute;mocratie ne se limite pas au seul vote, et le fait de voter plus de garantit en rien une meilleure d&eacute;mocratie. Il ne s&rsquo;agit donc que d&rsquo;un &eacute;cran de fum&eacute;e qui veut nous faire croire que la d&eacute;mocratie change et se modernise, mais en utilisant les m&ecirc;mes recettes, avec les m&ecirc;mes hommes et avec les m&ecirc;mes travers. C&rsquo;est un changement de fond qui est attendu, et pas des ajustements cosm&eacute;tiques.<br /><br />N&eacute;anmoins, petit rayon d&rsquo;optimisme dans ce billet bien sombre&nbsp;: rassurez-vous, ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;un probl&egrave;me franco-fran&ccedil;ais. Les primaires &ccedil;a ne marche pas tr&egrave;s fort aux Etats-Unis non plus&nbsp;: la victoire d&rsquo;un certain Donald Trump aurait d&rsquo;ailleurs peut-&ecirc;tre d&ucirc; nous mettre la puce &agrave; l&rsquo;oreille. &nbsp;<br />&nbsp;<br />Baptiste Morche, &eacute;tudiant &agrave; HEC.&nbsp;</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Le Peuple Cet Inconnu: Leçons de La Victoire de Trump]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/le-peuple-cet-inconnu-lecons-de-la-victoire-de-trump]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/le-peuple-cet-inconnu-lecons-de-la-victoire-de-trump#comments]]></comments><pubDate>Wed, 09 Nov 2016 13:56:49 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/le-peuple-cet-inconnu-lecons-de-la-victoire-de-trump</guid><description><![CDATA[Le s&eacute;isme Trump a prouv&eacute; une nouvelle fois, apr&egrave;s&nbsp;le choc du Brexit, que la fracture se creuse entre le peuple et ses&nbsp;institutions, et que rien n&rsquo;est plus difficile &agrave; comprendre (ou &agrave; admettre&nbsp;?) que ce qui se passe sous nos yeux. &Agrave; rebours de tous les pronostics, tous les sondages, tous les big data d&eacute;ploy&eacute;s pour scruter les intentions de l&rsquo;&eacute;lectorat, et qui pr&eacute;disaient quasiment tous la victoire de [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><em><strong>Le s&eacute;isme Trump a prouv&eacute; une nouvelle fois, apr&egrave;s&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.revuedesdeuxmondes.fr/brexit-retour-seisme-politique/">le choc du Brexit</a>, que la fracture se creuse entre le peuple et ses&nbsp;institutions, et que rien n&rsquo;est plus difficile &agrave; comprendre (ou &agrave; admettre&nbsp;?) que ce qui se passe sous nos yeux. &Agrave; rebours de tous les pronostics, tous les sondages, tous les big data d&eacute;ploy&eacute;s pour scruter les intentions de l&rsquo;&eacute;lectorat, et qui pr&eacute;disaient quasiment tous la victoire de Hillary Clinton, c&rsquo;est&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.revuedesdeuxmondes.fr/lamerique-sera-t-face-a-crise-9-novembre/">Donald Trump</a>&nbsp;qui incarnera le nouveau visage de l&rsquo;Am&eacute;rique.<br />&#8203;</strong></em><br />On avait pens&eacute; que l&rsquo;Am&eacute;rique voterait sans passion pour le &laquo;&nbsp;moins pire&nbsp;&raquo; des deux candidats (la question se posait exactement sous cette forme pour une majorit&eacute; d&rsquo;Am&eacute;ricains), mais non&nbsp;! Les Am&eacute;ricains ont privil&eacute;gi&eacute; un changement radical au risque du pire. Certes le ch&ocirc;mage a baiss&eacute; durant la pr&eacute;sidence d&rsquo;Obama passant de 10 &agrave; 4,5 % et 20 millions d&rsquo;Am&eacute;ricains poss&egrave;dent d&eacute;sormais une couverture sociale. Mais ces chiffres positifs cachent mal l&rsquo;appauvrissement global des classes moyennes.</div>  <div class="paragraph" style="text-align:center;"><em><font color="#2a2a2a"><font size="5">&laquo;&nbsp;La fracture est profonde chez les d&eacute;mocrates, qui ont perdu leur proximit&eacute; avec les classes moyennes, mais elle est de taille &eacute;galement chez les R&eacute;publicains, totalement pris de court par ce candidat milliardaire.&nbsp;&raquo;</font></font></em></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/trump-sup_2_orig.jpeg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">Bien plus que l&rsquo;adh&eacute;sion &agrave; un quelconque programme politique ou &eacute;conomique (Trump n&rsquo;en a pas vraiment), ce vote signifie le rejet de l&rsquo;Am&eacute;rique des &eacute;lites incarn&eacute;e par Hillary Clinton et souligne avec cruaut&eacute; l&rsquo;incapacit&eacute; des m&eacute;dias &agrave; avoir compris, entendu, mesur&eacute; ce qui se passait dans les profondeurs du pays. L&rsquo;enthousiasme qu&rsquo;avait suscit&eacute; la candidature de Bernie Sanders, notamment chez les plus jeunes et les femmes, lors de la primaire d&eacute;mocrate avait &eacute;t&eacute; une premi&egrave;re alerte &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du camp d&eacute;mocrate mais le parti s&rsquo;est vite rassur&eacute;&nbsp;: comment peut-on perdre devant un fou furieux qui fait peur m&ecirc;me aux R&eacute;publicains&nbsp;?<br /><span></span>C&rsquo;est l&rsquo;autre le&ccedil;on importante de ce scrutin&nbsp;: la fracture est profonde chez les d&eacute;mocrates, qui ont perdu leur proximit&eacute; avec les classes moyennes, mais elle est de taille &eacute;galement chez les R&eacute;publicains, totalement pris de court par ce candidat milliardaire promoteur immobilier, qui ne partage en aucune mani&egrave;re le style et les r&eacute;f&eacute;rences traditionnelles des conservateurs. C&rsquo;est la droite populaire qui a pris le pouvoir dans les urnes. Et le 45 &egrave;me pr&eacute;sident des &Eacute;tats-Unis a eu la strat&eacute;gie gagnante en fondant toute sa campagne sur le ressentiment, le d&eacute;classement de cette Am&eacute;rique fragilis&eacute;e, sans reculer devant aucune d&eacute;magogie pour arriver &agrave; ses fins.<br /><span></span>L&rsquo;Am&eacute;rique de Trump n&rsquo;est pas uniquement l&rsquo;incarnation d&rsquo;un vote blanc, &acirc;g&eacute; et masculin. La victoire du candidat r&eacute;publicain est la marque d&rsquo;une exasp&eacute;ration qui touche bien au-del&agrave; du &laquo; panier des d&eacute;plorables, racistes, sexistes, homophobes, islamophobes&nbsp;&raquo; qu&rsquo;avait d&eacute;sign&eacute; avec m&eacute;pris Hillary Clinton en septembre dernier, parlant des &eacute;lecteurs de son adversaire.<br /><span></span></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/trump-speech-elected-president-cc4ada08-04a3-4533-8466-314f84069474_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">L&rsquo;&eacute;lectorat hispanique qui &eacute;tait suppos&eacute; voter comme un seul homme pour la candidate d&eacute;mocrate &eacute;tait en r&eacute;alit&eacute; bien plus divis&eacute;. Les Afro-am&eacute;ricains qui avaient vot&eacute; massivement pour Obama, tant sa victoire &eacute;tait un symbole fondamental pour la d&eacute;mocratie am&eacute;ricaine, ne se sont pas mobilis&eacute;s pour une candidature Clinton qui n&rsquo;&eacute;voque rien que du &laquo;&nbsp;d&eacute;j&agrave; vu&nbsp;&raquo; et la prolongation du &laquo;&nbsp;syst&egrave;me&nbsp;&raquo;. Des &Eacute;tats acquis aux d&eacute;mocrates sont pass&eacute;s du c&ocirc;t&eacute; r&eacute;publicain.<br /><span></span>L&rsquo;&egrave;re du couple Clinton est r&eacute;volue et le parti d&eacute;mocrate a fort &agrave; faire dans les mois qui viennent pour se remettre au diapason des classes populaires et faire &eacute;merger de nouveaux leaders.<br /><span></span>Il est encore t&ocirc;t pour appr&eacute;hender un &eacute;ventuel changement de cap de la politique internationale de l&rsquo;Am&eacute;rique. Dans son discours &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel Hilton le soir de sa victoire, le Pr&eacute;sident Trump souhaitait &laquo;&nbsp;bien s&rsquo;entendre avec ceux qui veulent bien s&rsquo;entendre avec nous&nbsp;&raquo;. Mais la cons&eacute;quence ind&eacute;niable de cette victoire pour nous Fran&ccedil;ais, est le signal extraordinairement positif envoy&eacute; &agrave;&nbsp;<a href="http://www.revuedesdeuxmondes.fr/france-etat-dextreme-vigilance/" target="_blank">Marine Le Pen</a>, dont la campagne s&rsquo;inscrit de plus en plus dans un courant populiste europ&eacute;en et mondial&nbsp;: ses &eacute;lecteurs vont se sentir pousser des ailes et elle peut s&eacute;duire de nouveaux publics.<br /><span></span>Face au Front National, le pire serait de miser sur une campagne &laquo;&nbsp;tous unis contre le danger Marine Le Pen&nbsp;&raquo;, l&rsquo;&eacute;quivalent du &laquo;&nbsp; tous unis contre le danger Trump&nbsp;&raquo; sur lequel a mis&eacute; le camp d&eacute;mocrate et qui a totalement &eacute;chou&eacute;. Les &eacute;lites, les m&eacute;dias et les candidats &agrave; l&rsquo;&eacute;lection vont-ils tirer les le&ccedil;ons de cette d&eacute;faite de la &laquo;&nbsp;raison&nbsp;&raquo; et de l&rsquo;irruption violente du m&eacute;contentement et de la frustration, balayant tous les pronostics sur son passage&nbsp;?<br /><span></span>&Agrave; l&rsquo;instar des Am&eacute;ricains, les Fran&ccedil;ais vont-ils envisager le changement radical quitte &agrave; risquer le pire&nbsp;? C&rsquo;est la question qui hante aujourd&rsquo;hui les &eacute;tats-majors des candidats &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Les r&eacute;ponses ont int&eacute;r&ecirc;t &agrave; &ecirc;tre &agrave; la hauteur des enjeux. Nous vivons des temps d&eacute;raisonnables.<br /><br />Val&eacute;rie Toranian<br /><br /><span></span>Directrice de la Revue des Deux Mondes.<br />Lire l'article original:&nbsp;http://www.revuedesdeuxmondes.fr/peuple-cet-inconnu-lecons-de-victoire-de-trump/<br /><br /><span></span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[CETA: Un Echec Démocratique Pour l'Europe]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/ceta-un-echec-democratique-pour-leurope]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/ceta-un-echec-democratique-pour-leurope#comments]]></comments><pubDate>Fri, 28 Oct 2016 07:39:33 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/ceta-un-echec-democratique-pour-leurope</guid><description><![CDATA[La Wallonie a longtemps refus&eacute; le Ceta. Cela illustre &agrave; quel point l'UE peine &agrave; n&eacute;gocier des accords commerciaux correspondant aux attentes de ses populations.C'est presque fait, et ce fut difficile.&nbsp;Une position commune de la Belgique sur le trait&eacute; de libre-&eacute;change entre l'Union europ&eacute;enne et le Canada (Ceta) a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;e,&nbsp;ce qui pourrait permettre sa signature prochaine&nbsp;, a affirm&eacute; ce jeudi 27 oc [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><em><strong><font size="4">La Wallonie a longtemps refus&eacute; le Ceta. Cela illustre &agrave; quel point l'UE peine &agrave; n&eacute;gocier des accords commerciaux correspondant aux attentes de ses populations.</font></strong></em><br /><br />C'est presque fait, et ce fut difficile.&nbsp;Une position commune de la Belgique sur le trait&eacute; de libre-&eacute;change entre l'Union europ&eacute;enne et le Canada (Ceta) a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;e,&nbsp;<a href="http://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/0211437713704-ceta-les-belges-ont-trouve-un-accord-2038394.php">ce qui pourrait permettre sa signature prochaine</a>&nbsp;, a affirm&eacute; ce jeudi 27 octobre le Premier ministre belge, Charles Michel. La Wallonie, une r&eacute;gion belge,&nbsp;<a href="http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-161755-quand-une-petite-region-belge-risque-de-faire-capoter-le-ceta-2036960.php">avait oppos&eacute; son veto</a>&nbsp;&agrave; un accord sur le Ceta.<br />Ces p&eacute;rip&eacute;ties illustrent &agrave; quel point&nbsp;la politique commerciale de l&rsquo;Union europ&eacute;enne peut &ecirc;tre contest&eacute;e, m&ecirc;me par une r&eacute;gion de 3,5 millions d'habitants. Comp&eacute;tente pour n&eacute;gocier le libre-&eacute;change de ses &Eacute;tats membres, l&rsquo;UE est dor&eacute;navant discr&eacute;dit&eacute;e dans sa capacit&eacute; &agrave; mener un tel accord jusqu&rsquo;au bout. Contestable &agrave; plusieurs titres, sa politique commerciale&nbsp;<a href="http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0211426665606-quel-avenir-pour-la-politique-commerciale-de-leurope-2038206.php">ne pourra plus &eacute;viter une remise en cause.</a><br /><strong><font size="4">Devant le fait accompli</font></strong><br />Exemples d&rsquo;opacit&eacute;, les n&eacute;gociations du trait&eacute; de libre-&eacute;change enter l'UE et les Etats-Unis (le TTIP) n&rsquo;offrent que des fuites d&rsquo;informations inv&eacute;rifiables. Seule une poign&eacute;e de parlementaires europ&eacute;ens disposeraient d&rsquo;un acc&egrave;s aux documents, sans pouvoir les communiquer. Secret du mandat des n&eacute;gociateurs, secret des n&eacute;gociations&hellip; voil&agrave; donc les entreprises, les consommateurs et les autorit&eacute;s publiques devant le fait accompli d&rsquo;un accord qui se discute dans leur dos.<br />Une fois arrang&eacute; au fil des ann&eacute;es de n&eacute;gociation, il devient presque impossible de ren&eacute;gocier. D&rsquo;ailleurs, la ratification politique semble envisag&eacute;e comme une formalit&eacute;, d&rsquo;autant que des clauses d&rsquo;application provisoire peuvent jouer, &agrave; l&rsquo;instar du Ceta. Comment ferait-on plus ill&eacute;gitime et suspicieux ? Les &eacute;lus de Wallonie n&rsquo;ont pas appr&eacute;ci&eacute; et rappellent &agrave; l&rsquo;UE que le Ceta ne fait pas consensus. &Agrave; n&eacute;gocier en trop haute altitude politique, l&rsquo;UE s&rsquo;est coup&eacute;e de sa base.&nbsp;<br /><br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/ceta_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><strong><font size="4">L&rsquo;arbitrage en question<br /></font></strong>Pr&eacute;sent dans les accords Ceta et TTIP, le r&egrave;glement des litiges par arbitrage suscite la controverse. Pourtant, investir dans un pays revient &agrave; s&rsquo;exposer &agrave; un risque juridique. En effet, bien qu&rsquo;engag&eacute; dans un contrat avec l&rsquo;investisseur, un &Eacute;tat peut ensuite modifier son droit. En cas de pr&eacute;judice, le&nbsp;<a href="http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_recours.html#xtor=SEC-3168">recours</a>&nbsp;&agrave; la justice de cet &Eacute;tat deviendrait donc trop incertain. Ainsi, les m&eacute;canisme de r&egrave;glement des diff&eacute;rends entre investisseurs et &Eacute;tats organisent un contre-pouvoir juridique neutre pour g&eacute;rer ce risque.<br />Pratiqu&eacute; pour les litiges entre entreprises, l&rsquo;arbitrage pose une question politique quand il s&rsquo;exerce contre des &Eacute;tats ou des collectivit&eacute;s issues du suffrage universel. Parce qu&rsquo;ils encourront le risque d&rsquo;une sanction des arbitres, les &Eacute;tats ne pourront plus modifier leur droit sans respecter d&rsquo;abord les int&eacute;r&ecirc;ts des investisseurs.<br />Les conflits d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts entre ces investisseurs et les citoyens placeront les &Eacute;tats dans une situation politique et financi&egrave;re incertaine. Au final, ces m&eacute;canismes d&rsquo;arbitrage font &eacute;merger un conflit de l&eacute;gitimit&eacute; sur la norme dominante. Entre commerce et d&eacute;mocratie, il faudra choisir.<br /><br /><strong><font size="4">L&rsquo;&eacute;chec id&eacute;ologique<br /></font></strong>D&eacute;localisations, d&eacute;sindustrialisation et ch&ocirc;mage de masse : ces constats sont bien connus. Ceux qui font le proc&egrave;s de la mondialisation ont beaucoup d&rsquo;arguments. La politique commerciale de l&rsquo;UE a aussi produit un &eacute;chec social. Souvent sacrifi&eacute;e sur l&rsquo;autel d&rsquo;une concurrence d&eacute;r&eacute;gul&eacute;e, une partie de notre population a &eacute;t&eacute; perdante dans l&rsquo;intensification du commerce international.<br />Les institutions europ&eacute;ennes ont laiss&eacute; l&rsquo;ultra lib&eacute;ralisme guider le commerce de l&rsquo;UE, sans produire en parall&egrave;le les politiques de protection de nos int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques et sociaux. Plus commer&ccedil;ante que d&eacute;mocratique, l&rsquo;UE a perdu l&rsquo;adh&eacute;sion de ses citoyens. Ainsi us&eacute;es, les institutions europ&eacute;ennes ne sont plus suffisamment l&eacute;gitimes pour &ecirc;tre repr&eacute;sentatives.<br />Critiqu&eacute;s pour leurs contenus et leurs m&eacute;canismes, les accords commerciaux n&eacute;goci&eacute;s par l&rsquo;UE ne r&eacute;pondent pas aux attentes de la population europ&eacute;enne. Le refus de transparence lamine l&rsquo;adh&eacute;sion de citoyens et accentue leur rejet de la gestion politique europ&eacute;enne.<br />&#8203;<br /><span style="font-weight:700">Pierre Theobald,</span>&nbsp;consultant Vertuo Conseil</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Démocrate détesté versus dictateur adulé : le paradoxe de l'homme fort]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/democrate-deteste-versus-dictateur-adule-le-paradoxe-de-lhomme-fort]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/democrate-deteste-versus-dictateur-adule-le-paradoxe-de-lhomme-fort#comments]]></comments><pubDate>Sat, 08 Oct 2016 12:10:36 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/democrate-deteste-versus-dictateur-adule-le-paradoxe-de-lhomme-fort</guid><description><![CDATA[       D&eacute;mocratie molle ou dictature efficace?&nbsp;Que pr&eacute;f&egrave;re-t-on? Un pr&eacute;sident d&eacute;mocrate, normal, mais impopulaire, m&eacute;pris&eacute; voire ha&iuml;, ou un autocrate aux vell&eacute;it&eacute;s imp&eacute;riales, que l&rsquo;on adore? La r&eacute;ponse semble &ecirc;tre dans la question. Voil&agrave; le choix propos&eacute; - ou, justement, pas, car &ldquo;&eacute;lection, pi&egrave;ge &agrave; con&rdquo; - aux Turcs et aux Russes. Pour ce qui est de la [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/dictateur-3-2_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph" style="text-align:justify;"><strong>D&eacute;mocratie molle ou dictature efficace?&nbsp;</strong><br />Que pr&eacute;f&egrave;re-t-on? Un pr&eacute;sident d&eacute;mocrate, normal, mais impopulaire, m&eacute;pris&eacute; voire ha&iuml;, ou un autocrate aux vell&eacute;it&eacute;s imp&eacute;riales, que l&rsquo;on adore? La r&eacute;ponse semble &ecirc;tre dans la question. Voil&agrave; le choix propos&eacute; - ou, justement, pas, car &ldquo;&eacute;lection, pi&egrave;ge &agrave; con&rdquo; - aux Turcs et aux Russes. Pour ce qui est de la Turquie, une phrase r&eacute;sume bien l&rsquo;alternative encore plus particuli&egrave;re des Turcs suite au coup d&rsquo;Etat de juillet : &ldquo;<em>Do you support a nondemocratic coup," or an "increasingly nondemocratic leader?</em>&rdquo; (Richard N. Haass).<br /><br />&#8203;<br /><strong>Le jeu des 7 ressemblances, le Czar et le Sultan</strong><br />Les ressemblances sont frappantes entre Poutine et mini-Poutine: mont&eacute;e en puissance dans l&rsquo;autoritarisme (&laquo; Le pouvoir tend &agrave; corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument. &raquo; disait Lord Acton), usage de la force - face aux Kurdes pour les Turcs, et pour les Russes &nbsp;- au choix - aux Tch&eacute;tch&egrave;nes, G&eacute;orgiens, Ukrainiens ou plus r&eacute;cemment des groupes rebelles en Syrie -, recours aux manifestations et contre-manifestations populaires de soutien (le r&ecirc;ve de tout homme politique en France), abus de pouvoir &amp; n&eacute;potisme &amp; oligarchie (les deux hommes se sont bien enrichis), jeu dangereux en Syrie (Bilal Erdogan, fils de, faisant commerce avec l&rsquo;EI), recours &agrave; la l&eacute;gitimit&eacute; religieuse, retour aux racines tsaristes et sultanistes, v&eacute;h&eacute;mence anti-occidentale, attentats islamistes sur le territoire (Beslan en Russie en 2004, puis Volgograd en 2013, Istanbul et Ankara cette ann&eacute;e en Turquie, c&rsquo;est tr&egrave;s utile pour se renforcer et se poser en gardien de l&rsquo;ordre), et, <em>last but not least</em>, une opposition avec le rival r&eacute;gional, au hasard russe ou turc&hellip; Comme en t&eacute;moigne le crash d&rsquo;un pilote russe abattu par les Turcs &agrave; l&rsquo;automne dernier - suivi, fort heureusement pour l&rsquo;&eacute;quilibre des relations internationales, par un retour &agrave; la normale apr&egrave;s ce coup de chaud. Ce sont des rivaux-amis, car presque-voisins, mais aussi et surtout parce qu&rsquo;ils sont tr&egrave;s ressemblants sur la mani&egrave;re de faire, et d&rsquo;&ecirc;tre, d&rsquo;&ecirc;tre leur Etat. Ce sont tous deux des &laquo; dictateurs &eacute;lus &raquo; (E. Copeaux) et adul&eacute;s par la majorit&eacute;. Soutenus par leurs r&eacute;gions, la terre, parfois par les m&eacute;tropoles, ils jouissent d&rsquo;une image de r&eacute;novateur de la nation, tant au niveau int&eacute;rieur qu&rsquo;international, sur fond de paternalisme, de nationalisme et de r&eacute;surgence du religieux, pour combattre des id&eacute;ologies d&eacute;cadentes (k&eacute;malisme la&iuml;c en Turquie, lib&eacute;ralisme &eacute;conomique de Boris Elstine en Russie, et valeurs lib&eacute;rales de l'Occident chez les deux). Chez ces deux hommes-Etats, la d&eacute;mocratie recule, la nation triomphe (m&ecirc;me si la Russie est encore un peu impr&eacute;gn&eacute;e de cette id&eacute;e de mosa&iuml;que des peuples inh&eacute;rente aux empires, et &agrave; feu l&rsquo;URSS).&nbsp;<br /><br /><br /><strong>Puissance g&eacute;opolitique et diplomatique</strong><br />Alors que leurs pays respectifs sont un peu dans la mouise, surtout la Russie, avec le prix des mati&egrave;res premi&egrave;res et le rouble qui d&eacute;gringolent, ils n&rsquo;ont jamais paru aussi puissants depuis des d&eacute;cennies aux niveaux militaire et g&eacute;opolitique. Preuve s&rsquo;il en faut, l&rsquo;action europ&eacute;enne en Ukraine (ou plut&ocirc;t l&rsquo;inaction, euh&hellip; excusez-moi M. Poutine) ainsi qu&rsquo;en G&eacute;orgie en 2008, l&rsquo;accord selon les termes d&rsquo;Erdogan avec l&rsquo;UE lors de la crise des r&eacute;fugi&eacute;s, l&rsquo;immobilisme voulu face &agrave; la fronti&egrave;re poreuse aux transferts de djihadistes alors qu&rsquo;il fait partie de l&rsquo;OTAN, et enfin, le gel des relations avec l&rsquo;historique alli&eacute; isra&eacute;lien en 2009 (qui s&rsquo;est r&eacute;chauff&eacute; tout r&eacute;cemment, en juin) suite &agrave; l&rsquo;abordage du Mavi Marmara.&nbsp;<br /><br />Les deux hommes, les deux pays, regardent vers l&rsquo;Est, vers l&rsquo;Eurasie, l&rsquo;Asie centrale et m&ecirc;me l&rsquo;Extr&ecirc;me-Orient, comme zones de d&eacute;veloppement et d&rsquo;&eacute;changes, comme en t&eacute;moigne l&rsquo;adh&eacute;sion de Moscou, et le partenariat d&rsquo;Ankara, &agrave; l&rsquo;Organisation de Coop&eacute;ration de Shangha&iuml;.&nbsp;<br /><br /><br /><strong>Une (g&eacute;o-)politique de l&rsquo;&eacute;motion ? Pas que&nbsp;</strong><br />Poutine est aussi et surtout un g&eacute;nie de la <em>realpolitik</em>, qui a su faire revenir au concert des nations ses amis iraniens et syriens, ceux-l&agrave; m&ecirc;mes qu&rsquo;Erdogan d&eacute;teste, et qu&rsquo;on a d&eacute;test&eacute; (&agrave; corriger: avec qui nous allons faire un commerce florissant, sur la ligne Paris-T&eacute;h&eacute;ran avec escale &agrave; Damas r&eacute;-ouverte d&egrave;s 2017-2018). Poutine, c&rsquo;est le seul qui r&eacute;ussisse &agrave; parler avec la Syrie, la Turquie, l&rsquo;Iran, Isra&euml;l. Poutine est bien loin d&rsquo;&ecirc;tre le patron d&rsquo;une nation qui a juste des ressources naturelles, une &ldquo;gas station masquerading as a country&rdquo; selon John McCain, et qu&rsquo;il conviendrait de m&eacute;priser. <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=2gZdQ1i312I">Poutine sait aussi s&rsquo;appuyer sur un patriotisme, un nationalisme tr&egrave;s fort</a>.&nbsp;<br /><br />Erdogan, quant &agrave; lui, a &eacute;t&eacute; qualifi&eacute; de &ldquo;prince machiav&eacute;lien&rdquo; suite &agrave; la tentative de putsch rat&eacute;, &ldquo;un cadeau divin&rdquo;, dont certains disent qu&rsquo;il l&rsquo;a lui-m&ecirc;me orchestr&eacute;e, ce afin de mieux purger l&rsquo;Etat. Erdogan joue merveilleusement de l&rsquo;Islam pour appuyer sa l&eacute;gitimit&eacute;, apr&egrave;s des ann&eacute;es o&ugrave; la Turquie fut le principal pays musulman mod&eacute;r&eacute;, sinon la&iuml;c.&nbsp;<br /><br />Pr&eacute;f&egrave;re-t-on un d&eacute;mocrate qui veut juste &ecirc;tre (r&eacute;-)&eacute;lu et r&eacute;cite des id&eacute;es auxquelles il croit &agrave; peine, ou un dictateur qui croit dur comme fer &agrave; ce qu'il dit? Pr&eacute;f&egrave;re-t-on la d&eacute;magogie &agrave; l'id&eacute;ologie? Poutine et Erdogan offrent &agrave; leurs &eacute;lecteurs une id&eacute;ologie. Tous&nbsp;deux m&ecirc;lent magnifiquement id&eacute;ologies et int&eacute;r&ecirc;ts &ndash; personnels et / ou nationaux, c&rsquo;est parfois la m&ecirc;me chose. Les id&eacute;ologies qu&rsquo;ils d&eacute;fendent et sur lesquelles ils s&rsquo;appuient, servent leurs int&eacute;r&ecirc;ts, excusent leurs frasques, justifient leurs exc&egrave;s.&nbsp;<br /><br /><br /><strong>L'homme fort, un mod&egrave;le?&nbsp;</strong><br />L&agrave;, Poutine est le ma&icirc;tre, le mod&egrave;le du FN notamment, mais pas que. &nbsp;Sarkozy, qui avait trait&eacute; Sergue&iuml; Lavrov, son ministre des affaires &eacute;trang&egrave;res, de &ldquo;menteur&rdquo; (olala) a &eacute;t&eacute; aper&ccedil;u r&eacute;cemment au Kremlin&hellip; Recherche d&rsquo;id&eacute;es, de soutien, de fonds?<br /><br />Poutine a m&ecirc;me beaucoup plus &agrave; droite que lui. Tapez sur Google &ldquo;30 avril en Russie&rdquo;&hellip; Mots-cl&eacute;: skinheads, anniversaire de la mort d&rsquo;Hitler, basan&eacute;s. En Russie, les skinheads constituent une milice qui suppl&eacute;e la police, et la d&eacute;borde parfois.&nbsp;<br /><br />Poutine ne <em>fake</em> pas, ne niaise pas, ne fait pas dans les droits de l&rsquo;homme, dans la compassion &agrave; g&eacute;om&eacute;trie variable. C&rsquo;est un connard et il le sait, ce qui le rendrait de ce point-de-vue l&agrave; plus agr&eacute;able et authentique que pas mal de nos dirigeants qui ne s&rsquo;assument pas. De l&rsquo;avantage d&rsquo;&ecirc;tre dictateur&hellip; Mais c&rsquo;est aussi le d&eacute;fenseur de la Grande Russie, la Russie &eacute;ternelle, le petit p&egrave;re des peuples, ethnies et religions qui habitent son pays-continent. Il n&rsquo;a pas fait que s&rsquo;enrichir, il a redonn&eacute; son lustre &agrave; l&rsquo;empire russe et confiance aux Russes.&nbsp;<br /><br />M&eacute;pris pour les homos et les droits de l&rsquo;homme, notion approximative de ce qu&rsquo;est la justice et la libert&eacute; de la presse, assassinats bizarres d&rsquo;opposants&hellip; Le tableau est, comme la mer, noir, et ce, sur les deux rives ! (la Crim&eacute;e russe est un &eacute;tat de fait).&nbsp;<br /><br />&#8203;<br /><strong>"Le style, c&rsquo;est l&rsquo;homme&rdquo; (Bossuet), surtout s'il est fort</strong><br />Il revient &agrave; Poutine la palme de la punchline, et de l&rsquo;efficacit&eacute; qui va avec (il fait ce qu&rsquo;il dit): &ldquo;Pardonner aux terroristes est le r&ocirc;le de Dieu. Les envoyer aupr&egrave;s de Lui, c&rsquo;est le mien&rdquo; ou encore &ldquo;nous vous {les terroristes} buterons jusque dans les chiottes&rdquo;. Amen. Ca a de quoi plaire en ce moment en France. Ce qui va avec, moins s&ucirc;r. Car purger les terroristes permet de purger d&rsquo;autres trouble-f&ecirc;tes (juges, journalistes, opposants&hellip;). <em>Mutadis mutandis</em>, en Turquie, Erdogan a purg&eacute; des milliers de &ldquo;tra&icirc;tres&rdquo; suite au coup d&rsquo;Etat rat&eacute;, en fait des opposants, des d&eacute;mocrates, des lanceurs d&rsquo;alerte &ndash; journalistes, juges, politiques, militaires qui lui d&eacute;plaisent.&nbsp;<br /><br />Pour le #SWAG, <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=RhfjMH5etj8">avantage Poutine</a> : la moustache turque ne vaut pas le chasseur d&rsquo;ours torse poil, le palais d'Ankara ne vaut pas le Kremlin&hellip; L&rsquo;homme fort est s&eacute;duisant pour le peuple, notamment par sa virilit&eacute;, son action, sa force, son autorit&eacute;, et surtout aupr&egrave;s des m&acirc;les conservateurs. La force exhorte, elle ferait se sacrifier des milliers d&rsquo;hommes pr&ecirc;ts &agrave; mourir pour des id&eacute;es (enfin, des id&eacute;es sans r&eacute;flexion), dans l&rsquo;enthousiasme chauff&eacute; &agrave; blanc des conflits, un peu comme en 1914 en France quand on allait buter du chleuh et rentrer &agrave; No&euml;l.&nbsp;<br /><br />Poutine, un leader inspirationnel? Bruno Roger-Petit analyse ainsi l&rsquo;interview de Depardieu : &ldquo;Une sph&egrave;re non n&eacute;gligeable de l&rsquo;&eacute;lite politique, m&eacute;diatique et artistique de l&rsquo;&eacute;poque se refuse &agrave; comprendre que Depardieu se donne &agrave; Poutine parce que la France le d&eacute;sesp&egrave;re. Poutine n&rsquo;est pas un pr&eacute;sident normal. Poutine se distingue parce qu&rsquo;il a de l&rsquo;ambition pour son pays et son peuple. Depardieu choisit Poutine comme on lance un ultime appel au secours.&rdquo; Poutine pla&icirc;t aussi parce qu&rsquo;on peut avoir l&rsquo;impression qu&rsquo;il fait les choses, qu&rsquo;il bouge les choses, l&agrave; o&ugrave; une d&eacute;mocratie peut &ecirc;tre lente et passive, un lieu propice &agrave; une <em>pussified politics </em>(D. Bilzerian).&nbsp;<br /><br /><br /><strong>De Gorbatchev &agrave; Poutine, d&rsquo;Atat&uuml;rk &agrave; Erdogan</strong><br />Gorbatchev, l&rsquo;homme de la glasnost et de la perestro&iuml;ka, est d&eacute;test&eacute; dans son pays, alors m&ecirc;me qu&rsquo;il s&rsquo;appliquait &agrave; rendre les Russes et citoyens des autres RSS libres ! Pourquoi tant d&rsquo;ingratitude? Gorbi a fait perdre la face d&rsquo;une Russie humili&eacute;e par les US de Reagan et Bush Senior, alors que Poutine se pose en sauveur de l&rsquo;&rdquo;&acirc;me russe&rdquo;. &nbsp;Elstine, successeur de Gorbi, a fait rentrer le pays dans une phase de th&eacute;rapie de choc lib&eacute;rale qui a fait plonger le PIB russe, le rouble et les emplois dans les ann&eacute;es 1990. C&rsquo;&eacute;tait peut-&ecirc;tre mieux sous l&rsquo;URSS&hellip; Ou sous Poutine, qui r&eacute;unit le capitalisme oligarchique des ann&eacute;es 1990 et le lustre de la Russie &eacute;ternelle, d&rsquo;Ivan le Terrible &agrave; Staline. Dans nos yeux d&rsquo;Occidentaux, il est difficile de comprendre que que Gorbatchev le d&eacute;mocrate soit si d&eacute;test&eacute;, tandis que le dictateur Poutine soit adul&eacute;. De m&ecirc;me pour nos dirigeants actuels: pourquoi sont-ils si d&eacute;test&eacute;s? Est-ce qu&rsquo;ils tuent, des hommes, des libert&eacute;s? Il manque un cha&icirc;non &agrave; l&rsquo;analyse : nous avons appris, avons &eacute;t&eacute; &eacute;duqu&eacute; &agrave; la d&eacute;mocratie, pas les Russes. Et de fait, embourgeois&eacute;s par 60 ans de paix (et plus encore pour ce qui est des acquis politiques et sociaux) nous sommes exigeants, ne r&eacute;alisons pas la chance que nous avons, nous nous battons pour des v&eacute;tilles archa&iuml;ques - m&ecirc;me si les chantiers sont encore grands et nombreux concernant nos &eacute;lus et ce en quoi ils pourraient s&rsquo;am&eacute;liorer. Les d&eacute;mocrates russes, et dor&eacute;navant turcs, sont de v&eacute;ritables combattants, a l&rsquo;instar de Sakharov et Soljenitsyne dans les ann&eacute;es 70.&nbsp;<br /><br /><br /><strong>Qu&rsquo;ils me craignent, pourvu qu&rsquo;ils me respectent, me v&eacute;n&egrave;rent, m&rsquo;idol&acirc;trent&nbsp;</strong><br />Il semblerait que l&rsquo;on puisse v&eacute;ritablement dire que &ldquo;qui aime bien, se laisse bien ch&acirc;tier&rdquo; tant les cotes de popularit&eacute; de ces hommes forts que sont Erdogan et Poutine cr&egrave;vent le plafond. Les Russes et les Turcs ont l&rsquo;autoritarisme / dictature ET les attentats, malgr&eacute; leur Homme Fort.&nbsp;Maudits soient les Russes et Turcs moyens&hellip; Ils se font mettre, et ils sourient. C&rsquo;est aussi et sans doutes une question d&rsquo;&eacute;ducation, de soci&eacute;t&eacute;, de valeurs, n&rsquo;ayons pas peur de le dire, au risque de passer pour ethnocentristes. Certes, un peu - beaucoup m&ecirc;me &ndash; de d&eacute;centrement, un relatif relativisme, ne font pas de mal, mais y a-t-il un mal quelconque &agrave; parler de la logique, ou l&rsquo;illogique, de la majorit&eacute; de la population de ces peuples ? C&rsquo;est un peu rapide, un peu simple, mais c&rsquo;est vrai.&nbsp;<br /><br />L&rsquo;Homme Fort est un fant&ocirc;me ressurgi du pass&eacute;, qu&rsquo;il serait dommage de r&eacute;incarner chez nous, sous couvert de recette miracle. En France, l&rsquo;homme fort fut le Roi, l&rsquo;Empereur, Robespierre, P&eacute;tain&hellip; De Gaulle selon OSS 117!&nbsp;Nos politiciens, "tous pourris", tous mauvais, mais au moins &agrave; peu pr&egrave;s d&eacute;mocrates, pas trop corrompus et pas tout puissants gr&acirc;ce &agrave; la Constitution et ses r&egrave;gles &ndash; bien que le pr&eacute;sident soit une sorte de monarque r&eacute;publicain dans la Ve R&eacute;publique -, &agrave; la puissance de la soci&eacute;t&eacute; civile - nous autres, &eacute;ternels r&acirc;leurs - &nbsp;et des contre-pouvoirs de la d&eacute;mocratie lib&eacute;rale dans laquelle nous vivons. On a de ce point de vue-l&agrave; un peu de chance.&nbsp;<br /><br /><br /><strong>Moralit&eacute; pour la France, et pourquoi &amp; comment les Hommes Forts ?</strong><br />Bravo aux Hommes Forts, et attention &agrave; eux. Aussi bien &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger que chez nous - pas encore trop de risque, me direz-vous. Je vous dirais que l&rsquo;histoire repasse des plats, sous une autre forme, et qu&rsquo;il faut raison garder, rester vigilants, ne pas &ecirc;tre s&eacute;duits, si on ne veut pas, par exemple, d&rsquo;une France Bleu Marine / Brune Marion pour contrer une France Verte CCIF - UOIF (qui ne serait pas tr&egrave;s jolie non plus).&nbsp;<br /><br />Un des m&eacute;canismes qui m&egrave;ne &agrave; l&rsquo;Homme Fort consiste &agrave; glisser sur une pente dangereuse, et jouer la carte, <em>si facile, si efficace, si s&eacute;duisante</em> en ce moment du &laquo; moi ou le chaos &raquo;, &laquo; &agrave; la guerre comme &agrave; la guerre &raquo; (encore que), &laquo; r&eacute;visons la Constitution &raquo;, etc. ce qui fait penser &agrave; ce que disait Benjamin Franklin sur l&rsquo;arbitrage entre s&eacute;curit&eacute; et libert&eacute; : &laquo; <em>Those who would give up essential Liberty, to purchase a little temporary Safety, deserve neither Liberty nor Safety</em> &raquo;, arbitrage auquel on n&rsquo;a pas encore touch&eacute; pour l&rsquo;instant, ni pour ceux qui mettent en danger l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, ni pour la population dans son enti&egrave;ret&eacute; (en g&eacute;n&eacute;ral, cela va comme &ccedil;a : dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de tous et pour lutter contre les m&eacute;chants &ndash; ils peuvent vraiment &ecirc;tre m&eacute;chants ou juste &ecirc;tre les ennemis du chef en place, qui est / sera un Homme Fort &ndash; on va r&eacute;duire les libert&eacute;s de tout le monde). Ca va vite, plus vite qu&rsquo;on ne le pense. Les libert&eacute;s se perdent facilement, la paix aussi. Heureusement, on a encore un peu de temps, de volont&eacute; et de hasard avant que l&rsquo;alternative ne soit l&rsquo;homme fort ou les m&eacute;chants. Cet article finira par poser une question apparemment absurde, celle d&rsquo;une dictature, ou ne serait-ce qu&rsquo;un r&eacute;gime autoritaire, en France. Question pas si absurde que cela si l&rsquo;on &eacute;coute les analyses sur l&rsquo;&eacute;tat de notre soci&eacute;t&eacute;, de notre d&eacute;mocratie &ndash; us&eacute;es &ndash; ainsi que les voix qui s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent contre l&rsquo;Europe. Hollande est-il si terrible, donc ? Ou, justement, pas si terrible... ? Qui pourrait &ecirc;tre un / une Homme Fort ?&nbsp;<br /><br /><br />Aguel La Kro</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[ Le roi BIG DATA ]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/-le-roi-big-data]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/-le-roi-big-data#comments]]></comments><pubDate>Tue, 20 Sep 2016 07:53:14 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/-le-roi-big-data</guid><description><![CDATA[    (le Voyageur contemplant une mer de nuage – Caspar Friedrich)    &laquo;&nbsp;Big Data&nbsp;&raquo;. Un ma&icirc;tre mot, un savant mot. Partout il est sur la bouche et le bout des doigts d&rsquo;un nombre de plus en plus important d&rsquo;individus. Il regroupe tout et &agrave; peu pr&egrave;s n&rsquo;importe quoi, tant sa d&eacute;finition est vaste. Mais il est une r&eacute;alit&eacute; &agrave; &eacute;tudier car de plus en plus pr&eacute;sente dans nos vies, pour le meilleur et pour l [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/big-data1_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%">(le Voyageur contemplant une mer de nuage &ndash; Caspar Friedrich) </div> </div></div>  <div class="paragraph">&laquo;&nbsp;Big Data&nbsp;&raquo;. Un ma&icirc;tre mot, un savant mot. Partout il est sur la bouche et le bout des doigts d&rsquo;un nombre de plus en plus important d&rsquo;individus. Il regroupe tout et &agrave; peu pr&egrave;s n&rsquo;importe quoi, tant sa d&eacute;finition est vaste. Mais il est une r&eacute;alit&eacute; &agrave; &eacute;tudier car de plus en plus pr&eacute;sente dans nos vies, pour le meilleur et pour le pire.<br />&nbsp;<br />Sur un nombre croissant de sites de cr&eacute;dit en ligne, aux Etats-Unis, chacun peut souscrire &agrave; un pr&ecirc;t apr&egrave;s avoir rempli en bonne et due forme un formulaire tr&egrave;s rapide. Des formalit&eacute;s, comme l&rsquo;adresse mail, le nom et le pr&eacute;nom, le lieu de r&eacute;sidence, etc. Mais ce que les individus qui remplissent le formulaire ignorent, c&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;instant m&ecirc;me o&ugrave; ils saisissent ses informations et les valident, une vraie machine de recherche se met en place. Si vous avez copi&eacute;/coll&eacute; votre mail, la vitesse &agrave; laquelle vous &eacute;crivez, le nombre de personnes financi&egrave;rement solvables dans vos amis Facebook, sont autant d&rsquo;informations collect&eacute;es puis trait&eacute;es par l&rsquo;entit&eacute;. Pour en d&eacute;duire de votre propre solvabilit&eacute; financi&egrave;re.<br />&nbsp;<br />Voil&agrave; une d&eacute;finition illustr&eacute;e du Big Data, et en particulier de son traitement. Car le Big Data ne tire pas seulement de conclusions &agrave; partir d&rsquo;un grand nombre d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments, il s&rsquo;agit &eacute;galement d&rsquo;un terme utilis&eacute; pour caract&eacute;riser le nombre impressionnant de donn&eacute;es disponibles sur des individus ou d&rsquo;autres entit&eacute;s. Ce qui est propre &agrave; notre &eacute;poque. Et par cons&eacute;quent, devant cet abysse de mati&egrave;re, des nouvelles techniques sont mises en place afin d&rsquo;en exploiter dument l&rsquo;&eacute;tendu des possibles.<br />&nbsp;<br />Pourquoi ce nombre impressionnant de donn&eacute;es aujourd&rsquo;hui&nbsp;? 1.4 Milliards de Smartphones ont &eacute;t&eacute; vendu dans le monde en 2015. Les applications et les activit&eacute;s que nous effectuons sur nos t&eacute;l&eacute;phones nous demandent bien souvent de saisir certaines donn&eacute;es personnelles, allant du clic le plus banal aux informations les plus intimes. Un like sur une publication, &nbsp;c&rsquo;est une petite pierre de donn&eacute;e suppl&eacute;mentaire qui peut &ecirc;tre exploit&eacute;e par une grosse entreprise de la Silicon Valley au Nord de la Su&egrave;de. Un &laquo;&nbsp;ailleurs&nbsp;&raquo; existe donc bien, lieu o&ugrave; nos donn&eacute;es se retrouvent, sont analys&eacute;es afin de mettre au point de nouvelles m&eacute;thodes de traitement.</div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/big-data2_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%">(source&nbsp;: business insider) </div> </div></div>  <div class="paragraph">&#8203;D&rsquo;ailleurs, ces applications et sites que nous utilisons nous demandent une &laquo;&nbsp;autorisation&nbsp;&raquo; afin d&rsquo;avoir acc&egrave;s &agrave; des listes amis, pr&eacute;f&eacute;rences, etc. Dans une majorit&eacute; de cas, nous ne faisons pas attention &agrave; ce genre de choses, choses qui nous semble entr&eacute;es dans le lieu commun, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un simple like apr&egrave;s tout&nbsp;? Mais le Big Data commence bien l&agrave;.<br />&nbsp;<br />Deux &eacute;coles existent alors face &agrave; la collection massive des donn&eacute;es, et surtout leur utilisation. Une premi&egrave;re &eacute;cole affirme que ce recours &agrave; l&rsquo;analyse de nos donn&eacute;es est un bien fond&eacute; car il permet de guider nos choix en fonction de nos d&eacute;sirs et de ce que nous appr&eacute;cions. Ainsi plus besoin de faire nous m&ecirc;me le tri, puisque il est d&eacute;j&agrave; fait, on nous offre des bons choix au bon moment. Mais cette vision est r&eacute;ductrice, car orienter nos choix, c&rsquo;est une chose, mais nous fermer inconsciemment &agrave; d&rsquo;autres choix, ce qui est une privation de libert&eacute; en soi, n&rsquo;est pas acceptable.<br />L&rsquo;autre &eacute;cole consid&egrave;re qu&rsquo;un grand nombre de donn&eacute;es sont acquises de mani&egrave;re &eacute;trange, qu&rsquo;elles sont vol&eacute;es et utilis&eacute;es &agrave; de mauvaises fins, ou &agrave; des fins qui nous &eacute;chappent. L&rsquo;Apple watch par exemple a &eacute;t&eacute; point&eacute;e du doigt un moment, en cause la peur de certains qu&rsquo;on se serve de leurs donn&eacute;es cardiaques et de sant&eacute; en g&eacute;n&eacute;ral, afin de les vendre par la suite &agrave; des compagnies d&rsquo;assurance ou des banques,&nbsp; pour pr&eacute;venir le risque li&eacute; &agrave; leurs clients.<br />&nbsp;<br />Avec cette omniscience du d&eacute;bat, Il n&rsquo;est alors pas &eacute;tonnant lorsque l&rsquo;on arrive en premi&egrave;re ann&eacute;e d&rsquo;&eacute;cole de commerce ou d&rsquo;ing&eacute;nieur en ayant des cours d&rsquo;introduction et d&rsquo;approfondissement de Big Data. Ce cours va bien souvent de pair avec un cours d&rsquo;application de statistiques, qui permet d&rsquo;illustrer les m&eacute;thodes de traitement d&rsquo;un grand nombre de donn&eacute;es gr&acirc;ce &agrave; des mod&egrave;le statistiques. Formation utile quand on sait que ces qualifications sont parmi les plus recherch&eacute;es aujourd&rsquo;hui par certaines grosses entreprises. Le Big Data est donc bien devenu Roi.<br />&nbsp;<br />Mais concentrons-nous un instant sur une partie du d&eacute;bat&nbsp;, la plus riche selon moi, qui caract&eacute;rise un bon nombre de personnes inqui&egrave;tent &agrave; propos de l&rsquo;utilisation de leurs donn&eacute;es, et la fa&ccedil;on dont les entreprises int&eacute;ress&eacute;es proc&egrave;dent<br />&nbsp;<br />J&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion de lire un travail tr&egrave;s int&eacute;ressant de Dallas Walker Smythe, qui est un &eacute;conomiste Canadien, mais &eacute;galement un militant politique se rapportant au monde des m&eacute;dias. <em>Audience Commodity and its work</em>. Le point de vue de Smythe est plus qu&rsquo;int&eacute;ressant car il compare avec le lexique de l&rsquo;id&eacute;ologie marxiste&nbsp; notre rapport avec les m&eacute;dia et notre r&ocirc;le en tant qu&rsquo;auditeur dans ce vaste monde. L&rsquo;id&eacute;e, simplifi&eacute;e est que nous, peuple, travaillons sagement sans nous en apercevoir, en autorisant l&rsquo;utilisation de donn&eacute;es, en apposant des likes &agrave; tout va, pendant que nos donn&eacute;es sont utilis&eacute;es &agrave; des fins commerciales, sans que l&rsquo;on aper&ccedil;oive r&eacute;ellement le fruit de notre &laquo;&nbsp;travail&nbsp;&raquo;. Car oui, chers amis, nous travaillons pour d&rsquo;autres quand nous utilisons toutes les heures nos t&eacute;l&eacute;phones portables. Il consid&egrave;re que nous sommes des &laquo;&nbsp;commodities&nbsp;&raquo;. Smythe va assez loin dans son raisonnement, en mettant en place tout un syst&egrave;me, en d&eacute;finissant comment les publicitaires ach&egrave;tent l&rsquo;audience que nous sommes, et quel prix nos actions peuvent rapporter. Ce que nous prenons pour un loisir en nous rendant r&eacute;guli&egrave;rement sur nos Smartphones, est en r&eacute;alit&eacute; un travail comme les autres. Et si l&rsquo;on continue le d&eacute;bat en consid&eacute;rant cette activit&eacute; comme un travail, tout peut alors &ecirc;tre remis en question, &agrave; d&rsquo;autres niveaux, politiques notamment.</div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/big-data3_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%">(Source&nbsp;: pochtimes) </div> </div></div>  <div class="paragraph">&nbsp;<br />Qu&rsquo;en est-il de la politisation de ce d&eacute;bat, de ce questionnement sans cesse renouvel&eacute; par certains&nbsp;?<br />&nbsp;<br />Le 6 octobre 2015, la cour de justice de l&rsquo;Union Europ&eacute;enne a suspendu le &laquo;&nbsp;Safe Harbor&nbsp;&raquo;, qui &eacute;tait un accord qui encadrait l&rsquo;utilisation des donn&eacute;es des internautes d&rsquo;Europe par certaines entreprises am&eacute;ricaines (dont les multinationales de la Silicon Valley&hellip;). Pour quelle raison&nbsp;? Un &eacute;tudiant autrichien, Max Schrems, a d&eacute;pos&eacute; une plainte contre Facebook (au moment ou Snowden r&eacute;v&eacute;lait l&rsquo;existence du programme clandestin Prism). Ce programme permettait &agrave; certaines agences am&eacute;ricaines de renseignement d&rsquo;avoir acc&egrave;s aux donn&eacute;es d&rsquo;un grand nombre d&rsquo;utilisateurs, les Europ&eacute;ens en particulier. Et Max, &agrave; juste titre, pensait que cette action &eacute;tait une violation du droit de protection de ses donn&eacute;es personnelles, prot&eacute;g&eacute;es par des textes europ&eacute;ens. La cons&eacute;quence de ce d&eacute;bat&nbsp; aurait du tendre vers plus de conservation des donn&eacute;es en Europe, et non plus &agrave; leur transfert vers les entreprises am&eacute;ricaines. Au lieu de cela, d&eacute;but 2016, un nouvel accord de transfert automatique a &eacute;t&eacute; sign&eacute;, de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu&rsquo;avant la plainte, contre l&rsquo;assurance par le directeur du renseignement am&eacute;ricain de ne pas toucher aux donn&eacute;es de masse. Les r&eacute;actions &agrave; ce genou au sol se font encore attendre.</div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/bg4_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%">(Max Schrems, l&rsquo;autrichien qui a d&eacute;pos&eacute; la plainte, &agrave; gauche) (source&nbsp;: mashable) </div> </div></div>  <div class="paragraph">Comment alors trouver un terrain d&rsquo;entente&nbsp;? Plusieurs id&eacute;es ont &eacute;t&eacute; apport&eacute;es, notamment en faveur de la mon&eacute;tisation de nos donn&eacute;es en fonction du degr&eacute; de leur importance pour ceux qui les exploitent (id&eacute;e de Jaron Lanier, essayiste, compositeur, et ing&eacute;nieur informatique am&eacute;ricain, ayant notamment travaill&eacute; pour Columbia, dans son essai <em>Who owns the future&nbsp;?</em>), ou encore de taxer en Europe, par exemple, les grosses entreprises am&eacute;ricaines pour l&rsquo;exploitation de nos donn&eacute;es, en &eacute;change que les &Eacute;tats taxant ces donn&eacute;es nous reversent une partie de ces recettes suppl&eacute;mentaires, et ainsi puissent contribuer &agrave; de plus belles causes, dans les milieux de la sant&eacute; ou encore de l&rsquo;&eacute;ducation.<br />Cessons donc de voir le Big Data et son utilisation comme ayant peu de cons&eacute;quences directe sur nous, et acceptons l&rsquo;id&eacute;e que c&rsquo;est un service rendu &agrave; certaines entreprises, qui m&eacute;rite donc une contrepartie si il est exploit&eacute;. Il faut donc pousser dans le sens de la politisation de ce d&eacute;bat, &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle Europ&eacute;enne comme &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle nationale.&nbsp;<br /><br />Nicolas Amsellem<br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[TTIP: L’indigeste diplomatie du bœuf aux hormones]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/ttip-lindigeste-diplomatie-du-boeuf-aux-hormones]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/ttip-lindigeste-diplomatie-du-boeuf-aux-hormones#comments]]></comments><pubDate>Wed, 14 Sep 2016 08:14:12 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/ttip-lindigeste-diplomatie-du-boeuf-aux-hormones</guid><description><![CDATA[        La France se ridiculise, voulant rompre les n&eacute;gociations de libre-&eacute;change UE&#8202;-&#8202;Etats-Unis.Et ce au nom d&rsquo;arguments mensongers qui travestissent la r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique&#8203;.N'y a-t-il plus personne pour d&eacute;fendre le libre-&eacute;change ? Le TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) est l'objet de tous les fantasmes et la cible de critiques quasi unanimes. Dans un sondage de juin dernier, deux tiers des Fran&ccedil;ai [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/gaspard-koenig_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <span class='imgPusher' style='float:right;height:642px'></span><span style='display: table;width:370px;position:relative;float:right;max-width:100%;;clear:right;margin-top:20px;*margin-top:40px'><a><img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/ttip.png?352" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Photo" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><br /><em><strong>La France se ridiculise, voulant rompre les n&eacute;gociations de libre-&eacute;change UE&#8202;-&#8202;Etats-Unis.Et ce au nom d&rsquo;arguments mensongers qui travestissent la r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique<br />&#8203;</strong><br />.</em>N'y a-t-il plus personne pour d&eacute;fendre le libre-&eacute;change ? Le TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) est l'objet de tous les fantasmes et la cible de critiques quasi unanimes. Dans un sondage de juin dernier, deux tiers des Fran&ccedil;ais souhaitaient mettre un terme &agrave; cette tentative folle de rendre le monde plus ouvert. Le gouvernement fran&ccedil;ais, toujours soucieux de flatter l'opinion plut&ocirc;t que de l'&eacute;clairer, a r&eacute;cemment annonc&eacute; la rupture des n&eacute;gociations, par le biais &eacute;l&eacute;gant d'un tweet (celui du secr&eacute;taire d'Etat au Commerce ext&eacute;rieur) ou d'une d&eacute;claration inopin&eacute;e (celle de Fran&ccedil;ois Hollande &agrave; la conf&eacute;rence des ambassadeurs). L'opposition, fid&egrave;le &agrave; sa longue tradition protectionniste, s'est empress&eacute;e de rench&eacute;rir, en demandant de&nbsp;<em>&laquo; nouvelles bases de discussions &raquo;</em>. On ne trouve aujourd'hui, chez les politiques ou les &eacute;ditorialistes, &agrave; peu pr&egrave;s personne qui soutienne le TTIP, triste reflet d'une classe dirigeante intellectuellement l&acirc;che et &eacute;conomiquement analphab&egrave;te.<br /><br />&#8203;<span>Inutile de mentionner les projections de croissance et d'emplois, imm&eacute;diatement d&eacute;menties par une myriade de blogueurs ; ni de rappeler la th&eacute;orie des avantages comparatifs, puisque la mode est au made in France, auquel chaque candidat vient faire des g&eacute;nuflexions ; ni de pr&eacute;ciser qu'il s'agit d'une n&eacute;gociation sans but pr&eacute;&eacute;tabli o&ugrave; les partis peuvent s'entendre sur certains points et en laisser d'autres de c&ocirc;t&eacute; ; ni de sugg&eacute;rer, face &agrave; l'objection r&eacute;currente de l'arbitrage, qu'il n'est pas anormal que les Etats doivent respecter les trait&eacute;s qu'ils ont sign&eacute;s ; ni d'invoquer la r&eacute;putation de la France, ris&eacute;e de la diplomatie internationale avec ses airs de coq outrag&eacute; et son incapacit&eacute; &agrave; tenir parole (le fin du fin &eacute;tant que la Commission semble d&eacute;cid&eacute;e &agrave; passer outre le veto fran&ccedil;ais) ; ni de d&eacute;crire le mouvement mondial de r&eacute;gionalisation des accords de libre-&eacute;change, qui n&eacute;cessite la formation d'une sorte de bloc occidental face aux grands &eacute;mergents. Tout cela est totalement hors sujet face au spectre qui &eacute;pouvante nos foyers : le boeuf aux hormones et autres poulets chlor&eacute;s, conjointement invoqu&eacute;s par Attac et le Front national.</span><br /><br />Rarement op&eacute;ration de propagande fut aussi brillamment men&eacute;e. De boeuf aux hormones, il n'a jamais &eacute;t&eacute; question, puisque le n&eacute;gociateur europ&eacute;en a r&eacute;p&eacute;t&eacute; qu'il n'en voulait pas et qu'il a amplement prouv&eacute; sa capacit&eacute; &agrave; obtenir gain de cause sur ce sujet dans le cadre de l'OMC. Mais l'image a pris. Les experts de&nbsp;<em>&laquo; l'art du simulacre &raquo;,</em>&nbsp;comme Platon d&eacute;crit les sophistes, ont gagn&eacute; la partie. En ces temps de circulation de l'information, il est fascinant de constater &agrave; quel point un mensonge bien tourn&eacute; peut supplanter une v&eacute;rit&eacute; mal pr&eacute;sent&eacute;e : ce que les commentateurs am&eacute;ricains appellent la politique post-v&eacute;rit&eacute; (&laquo; post-truth politics &raquo;). Tous les efforts de rectification de la Commission europ&eacute;enne sont et seront vains.<br /><br />Faut-il, comme l'intr&eacute;pide avocat Herv&eacute; Guyader, s'&eacute;puiser en r&eacute;futations rationnelles ? Utilisons plut&ocirc;t les armes de l'adversaire. Image pour image, j'en appelle &agrave; l'hu&icirc;tre d'eau sal&eacute;e contre le boeuf aux hormones. Aujourd'hui, nos fiers ostr&eacute;iculteurs, h&eacute;rauts de la gastronomie fran&ccedil;aise, peinent &agrave; exporter leurs produits. En effet, pour s'assurer de la bonne sant&eacute; de l'hu&icirc;tre, l'Union europ&eacute;enne exige de tester l'int&eacute;rieur du coquillage, tandis que les Etats-Unis pr&eacute;f&egrave;rent analyser l'eau dans laquelle elles trempent. Deux m&eacute;thodes que la communaut&eacute; scientifique consid&egrave;re rigoureusement &eacute;quivalentes du point de vue de la s&eacute;curit&eacute; sanitaire. Du fait de ces traditions divergentes, nos fines de claire n<span>o</span>&nbsp;3 sont interdites de travers&eacute;e de l'Atlantique. Ce que proposent les n&eacute;gociateurs du TTIP est de choisir l'une des m&eacute;thodes ou de reconna&icirc;tre les deux. Voil&agrave; tout ce que signifie l'expression mal&eacute;fique d'&laquo; harmonisation des normes &raquo;. Nul doute que les restaurants new-yorkais se pr&eacute;cipiteront sur les hu&icirc;tres fran&ccedil;aises, tandis que la r&eacute;ciproque reste &agrave; d&eacute;montrer. C'est donc cela, la trahison du peuple ? Et l'on pourrait multiplier les exemples : caract&eacute;ristiques des machines &agrave; cr&egrave;me pour les p&acirc;tisseries, mesure de consommation des appareils &eacute;lectriques, etc.<br />On pleure &agrave; l'&eacute;vocation par Saint-Simon du malheureux Vatel, ma&icirc;tre d'h&ocirc;tel du Grand Cond&eacute;, qui mit fin &agrave; ses jours parce que, lors d'un grand festin donn&eacute; en l'honneur de Louis&nbsp;XIV, les charrettes de poissons et d'hu&icirc;tres n'&eacute;taient pas arriv&eacute;es &agrave; temps. Esp&eacute;rons que ses successeurs, soutenus par le TTIP, auront plus de chance.<br />&#8203;<br /><span style="color:rgb(0, 0, 0)"><strong><a href="http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0211283920636-lindigeste-diplomatie-du-boeuf-aux-hormones-2027030.php" target="_blank">Gaspard Koenig Dans les Echos</a></strong></span><br /><br /></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[ Le Monde peut-il être sauvé par l’ONU ? Réformes et défauts d'une institution ]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/-le-monde-peut-il-etre-sauve-par-lonu-reformes-et-defauts-dune-institution]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/-le-monde-peut-il-etre-sauve-par-lonu-reformes-et-defauts-dune-institution#comments]]></comments><pubDate>Tue, 13 Sep 2016 08:31:34 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/-le-monde-peut-il-etre-sauve-par-lonu-reformes-et-defauts-dune-institution</guid><description><![CDATA[       &nbsp;&nbsp; &nbsp;&laquo; Afin d'assurer l'action rapide et efficace de l'Organisation, ses membres conf&egrave;rent au Conseil de s&eacute;curit&eacute; la responsabilit&eacute; principale du maintien de la paix et de la s&eacute;curit&eacute; internationale&nbsp;&raquo; : cet article 24 de la Charte des Nations Unis &eacute;nonce de fa&ccedil;on tr&egrave;s claire les missions qui sont confi&eacute;es &agrave; l&rsquo;Organisation des Nations Unies sur la sc&egrave;ne internationale. O [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/sans-titre_1_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">&nbsp;&nbsp; &nbsp;&laquo; <em>Afin d'assurer l'action rapide et efficace de l'Organisation, ses membres conf&egrave;rent au Conseil de s&eacute;curit&eacute; la responsabilit&eacute; principale du maintien de la paix et de la s&eacute;curit&eacute; internationale</em>&nbsp;&raquo; : cet article 24 de la Charte des Nations Unis &eacute;nonce de fa&ccedil;on tr&egrave;s claire les missions qui sont confi&eacute;es &agrave; l&rsquo;Organisation des Nations Unies sur la sc&egrave;ne internationale. Or, on observe qu&rsquo;en 2016, les conflits sont encore tr&egrave;s nombreux &agrave; travers le monde &agrave; l&rsquo;instar du conflit syrien qui s&eacute;vit depuis maintenant plusieurs ann&eacute;es. Ce conflit guerrier, qui n&eacute;cessitait l&rsquo;intervention &laquo; rapide et efficace &raquo; de l&rsquo;ONU, est responsable non seulement du d&eacute;placement de millions de r&eacute;fugi&eacute;s qui fuient la guerre mais favorise &eacute;galement le d&eacute;veloppement du terrorisme islamiste. Cette inaction montre que l&rsquo;organisation internationale est incapable de g&eacute;rer cette crise majeure qui est en train de d&eacute;stabiliser l&rsquo;ordre mondial.&nbsp;<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Lors de sa cr&eacute;ation en juin 1945 &agrave; la conf&eacute;rence de San Francisco, celle-ci avait pourtant pour but de ne pas reproduire les &eacute;checs de la SDN qui n&rsquo;avaient pas pu emp&ecirc;cher le massacre de la Seconde Guerre mondiale. Cette organisation ambitieuse qui se veut universaliste a vocation &agrave; entretenir une solidarit&eacute; entre les peuples avec un partage de valeurs communes comme les droits de l'homme, le progr&egrave;s social ou encore la d&eacute;mocratie. Or, il existe un foss&eacute; entre les ambitions affich&eacute;es par le texte constitutif, qui n'est autre que la Charte des Nations Unies sign&eacute;e par 193 Etats, et l'&eacute;tat de la soci&eacute;t&eacute; internationale qui appara&icirc;t aujourd&rsquo;hui divis&eacute;e, disparate et in&eacute;gale : en attestent la p&eacute;riode de la guerre froide, les divisions Nord-Sud ou encore l'opposition entre l'Occident et les anti-Occidentaux.&nbsp;<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Dans un monde toujours plus globalis&eacute;, toujours plus interd&eacute;pendant, des solutions globales doivent &ecirc;tre apport&eacute;es. Cependant, nombre d'Etats membres poursuivent des int&eacute;r&ecirc;ts autres que cet objectif premier. Tous ces &eacute;l&eacute;ments sont sources de blocages dans la poursuite des objectifs poursuivis par l'ONU et emp&ecirc;chent une r&eacute;forme en profondeur de l&rsquo;organisation. Ainsi, entre protection des int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;tatiques et recherche de l&rsquo;universalisme, l&rsquo;ONU est-elle r&eacute;formable ?<br /><br />&#8203;<br /><strong><u><font size="4" color="#508d24">L&rsquo; apparente impossibilit&eacute; de r&eacute;former caus&eacute; par des blocages multiples</font></u><br /><br /><u><font color="#8640ae">(1) Des blocages politiques et institutionnels importants</font></u></strong><br /><br />L&rsquo;ONU est devenue dans la seconde moiti&eacute; du XX&egrave;me si&egrave;cle une institution incontournable dans les relations inter&eacute;tatiques. Si elle a &eacute;t&eacute; r&ecirc;v&eacute;e comme le mod&egrave;le d&rsquo;un universalisme efficace, force est de constater aujourd&rsquo;hui que son bilan est plus que mitig&eacute;.&nbsp;<br /><br />D&rsquo;une part, <strong>la paix et la s&eacute;curit&eacute;,</strong> qui sont la raison d&rsquo;&ecirc;tre de cette organisation, n&rsquo;ont pas toujours pu &ecirc;tre r&eacute;tablis ou maintenus. Les diff&eacute;rents massacres perp&eacute;tr&eacute;s pendant la guerre de Yougoslavie ou encore le g&eacute;nocide rwandais sont autant d&rsquo;illustrations tragiques de cette incapacit&eacute; de l&rsquo;ONU &agrave; r&eacute;agir ad&eacute;quatement. Cette impuissance alarmante am&egrave;ne certains &agrave; militer pour une r&eacute;duction des engagements de l&rsquo;ONU qui se sont multipli&eacute;s depuis sa cr&eacute;ation et qui ont eu pour effet de disperser son action, au grand dam de ses objectifs premiers.&nbsp;<br />Cet &eacute;largissement des pouvoirs institutionnels impliquent des mutations dans la gestion et <strong>le financement des diff&eacute;rentes actions </strong>men&eacute;es par celle-ci. Si le budget de l&rsquo;ONU repose essentiellement sur la contribution de tous ses &eacute;tats membres, certains pays d&eacute;veloppent une forme de chantage au sujet de leur participation personnelle en &eacute;change de concessions politiques &agrave; leur avantage. Or, les Etats sont les premiers &agrave; critiquer les dysfonctionnements de l&rsquo;ONU sur le terrain incapable de faire face &agrave; des crises complexes alors qu&rsquo;ils y participent directement notamment en restreignant leur cotisation onusienne lorsqu&rsquo;ils instaurent des missions plus larges.<br /><br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/sans-titre3_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><br />D&rsquo;autre part, <strong>la difficult&eacute; de r&eacute;former l&rsquo;ONU vient avant tout de la complexit&eacute; de la proc&eacute;dure institu&eacute;e par les articles 108 et 109</strong>. Au regard des majorit&eacute;s &agrave; adopter, cette proc&eacute;dure parait difficile voire impossible &agrave; mener dans une institution qui compte aujourd'hui 195 pays membres qui n&rsquo;ont ni les m&ecirc;mes id&eacute;es de l&rsquo;universalisme ni du r&ocirc;le &agrave; conf&eacute;rer &agrave; l&rsquo;ONU. Preuve de la difficult&eacute; de changer le syst&egrave;me onusien, la derni&egrave;re r&eacute;forme d&rsquo;ampleur date de 1963. Depuis ce temps, plusieurs probl&egrave;mes majeurs - notamment trois principaux - se posent au sein de l&rsquo;institution :<br /><br /><u>L&rsquo;utilisation du droit de veto</u> au sein de Conseil est la source principale des dysfonctionnements de l&rsquo;ONU. Contraire au principe d&rsquo;&eacute;galit&eacute; souveraine des Etats, il est &agrave; l&rsquo;origine de la plupart des critiques qui le consid&egrave;rent aujourd'hui comme l&rsquo;instrument de blocage privil&eacute;gi&eacute; des membres du conseil de s&eacute;curit&eacute; pour contrer des revendications souvent largement partag&eacute;es mais contraires &agrave; leurs int&eacute;r&ecirc;ts. Ainsi, l&rsquo;URSS l&rsquo;a utilis&eacute; 84 fois entre 1946 et 1971, alors que les Etats-Unis l&rsquo;utilisent syst&eacute;matiquement pour emp&ecirc;cher les d&eacute;cisions li&eacute;es au conflit isra&eacute;lo-palestinien, on observe ainsi des cycles de blocage cons&eacute;quents au cours de l&rsquo;histoire de l&rsquo;ONU.<br /><br /><u>L&rsquo;&eacute;lection du Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral des Nations Unis </u>suppos&eacute;e d&eacute;mocratique d&eacute;pend en grande partie des membres permanents du Conseil de S&eacute;curit&eacute; qui peuvent <em>blacklister</em> n&rsquo;importe quel candidat pour n&rsquo;importe quelle raison, ce que d&eacute;nonce Ian Bremmer dans le <em>Time</em>. Cependant, des r&eacute;formes ont &eacute;t&eacute; entreprises pour am&eacute;liorer la transparence dans la d&eacute;signation du successeur de Ban Ki-Moon. En effet, les candidats doivent maintenant passer un grand oral devant l&rsquo;Assembl&eacute;e G&eacute;n&eacute;rale et r&eacute;pondre aux questions des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s : un processus de recrutement consid&eacute;r&eacute; comme une petite r&eacute;volution pour beaucoup.<br /><br /><u>La composition du Conseil de s&eacute;curit&eacute;</u> est r&eacute;guli&egrave;rement remise en cause. En effet, les si&egrave;ges attribu&eacute;s aux vainqueurs de la seconde guerre mondiale ne correspondent plus &agrave; aucune r&eacute;alit&eacute; d&eacute;mographique et g&eacute;ographique. L&rsquo;Europe est sur-repr&eacute;sent&eacute;e, l&rsquo;Afrique oubli&eacute;e, et une majorit&eacute; des grandes puissances du XXI&egrave;me n&rsquo;en font pas partie. En d&eacute;pit d&rsquo;une modification du nombre de membres non permanents augment&eacute; de 6 &agrave; 10 Etats en 1963, l&rsquo;absence d&rsquo;une puissance africaine en tant que membre permanent, qui repr&eacute;sente aujourd'hui 16% de la population mondiale, est une preuve criante de l&rsquo;obsolescence de la composition de ce Conseil qui ne refl&egrave;te plus l&rsquo;&eacute;quilibre des puissances existantes du XXIe si&egrave;cle.<br /><br />Ainsi, ces diff&eacute;rents blocages montrent combien il est important de r&eacute;former l&rsquo;ONU afin de r&eacute;tablir un syst&egrave;me universaliste efficace.<br /><br /><br /><u><strong><font color="#8640ae">(2) Une divergence des int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;tatiques responsable de cette impossibilit&eacute; de r&eacute;former</font></strong></u><br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;<strong>Les Etats ont pour habitude d&rsquo;appliquer comme bon leur semble les r&egrave;gles du droit international public</strong> et donc insidieusement, des r&egrave;gles &eacute;dict&eacute;es par l&rsquo;ONU en privil&eacute;giant leur droit national. Cette distorsion de point de vue entre ces deux droits fait que les r&egrave;gles de droit international, pour &ecirc;tre appliqu&eacute;es en droit interne, doivent le plus souvent faire l&rsquo;objet d&rsquo;une ratification. Ainsi, la proc&eacute;dure de r&eacute;vision de la Charte des Nations Unies d&eacute;velopp&eacute;e dans ses articles 108 et 109 n&rsquo;&eacute;chappe pas &agrave; cette r&egrave;gle. Une r&eacute;vision n&rsquo;est possible que si les deux tiers des &eacute;tats membres la ratifie : ce qui en fait une proc&eacute;dure relativement contraignante qui emp&ecirc;che une r&eacute;forme rapide et profonde du fonctionnement onusien.&nbsp;<br /><br /><strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;Les blocages successifs frappent de plein fouet la cr&eacute;dibilit&eacute; ainsi que la l&eacute;gitimit&eacute; de l&rsquo;ONU &agrave; bien des &eacute;gards.</strong><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;L&rsquo;usage qui est fait du droit de veto participe &agrave; cette perte de cr&eacute;dibilit&eacute; de l&rsquo;ONU alors que les int&eacute;r&ecirc;ts des Etats ressortent au travers du blocage de la prise de d&eacute;cision au Conseil de s&eacute;curit&eacute;. C&rsquo;est ce que l&rsquo;on observe aujourd&rsquo;hui avec la &laquo; resovi&eacute;tisation de la diplomatie russe &raquo; et la cristallisation du blocage du conseil par le droit de v&eacute;to autour du conflit syrien. Le veto est d&eacute;tourn&eacute; de sa fonction initiale afin de pr&eacute;server les int&eacute;r&ecirc;ts des plus puissants, fonctionnement contraire &agrave; celui d&rsquo;un syst&egrave;me universaliste o&ugrave; tous les pays sont &eacute;gaux. On en revient &agrave; un syst&egrave;me o&ugrave; des pays alli&eacute;s se prot&egrave;gent mutuellement dans un syst&egrave;me d&rsquo;affrontement des puissances.&nbsp;<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;De plus, il est troublant - voire paradoxal - que les Etats-Unis, qui ont &eacute;t&eacute; le moteur principal de Nations Unis au moment de sa cr&eacute;ation, agissent post&eacute;rieurement comme un v&eacute;ritable frein &agrave; l&rsquo;universalisme. Comme l&rsquo;illustre Lakhdar Brahim, ancien ministre des affaires &eacute;trang&egrave;res alg&eacute;rien, qui s&rsquo;interroge dans la revue <em>Politique Etrang&egrave;re</em> sur la survie de l&rsquo;ONU dans les prochaines d&eacute;cennies, les Etats-Unis se sont toujours servi de l&rsquo;organisation pour servir plus ou moins ouvertement leurs int&eacute;r&ecirc;ts ; En 1945 pour red&eacute;finir un nouvel ordre juridique international ; pendant la Guerre froide, elle agira de concert avec ses alli&eacute;s en se confrontant au bloc de l&rsquo;Est ; superpuissance affirm&eacute;e apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;clatement de l&rsquo;URSS, elle se r&eacute;v&egrave;le de plus en plus en retrait et fait m&ecirc;me preuve d&rsquo;un certain laxisme en transgressant les r&egrave;gles du droit international ou en le rendant inefficace notamment apr&egrave;s les attentats du 11 septembre 2001. En effet, celle-ci envoya des troupes sans aval de l&rsquo;ONU, en agissant unilat&eacute;ralement sous le pr&eacute;texte de l&rsquo;usage de &laquo; la force pr&eacute;emptive &raquo;. Certains d&eacute;noncent une instrumentalisation de l&rsquo;ONU incapable d&rsquo;emp&ecirc;cher l&rsquo;action des am&eacute;ricains qui agissent en toute impunit&eacute;. En ce sens, on a donc une v&eacute;ritable atteinte &agrave; l&rsquo;universalisme et &agrave; une indiff&eacute;rence au respect des normes impos&eacute;es par l&rsquo;ONU. En attestent la loi Helms-Burton o&ugrave; l&rsquo;Am&eacute;rique entendait imposer sa vision de l&rsquo;ennemi ou encore son d&eacute;sengagement vis &agrave; vis de la Cour P&eacute;nale Internationale.&nbsp;<br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Pour pallier &agrave; cette absence de consensus global, <strong>&eacute;merge une tendance au r&eacute;gionalisme</strong> avec la constitution de groupe de sensibilit&eacute; homog&egrave;ne dans des domaines uniques qui sont de plus en plus privil&eacute;gi&eacute;s au d&eacute;triment des organisations repr&eacute;sentatives et multilat&eacute;rales telle que l&rsquo;ONU. Les exemples ne manquent pas avec l&rsquo;OTAN cr&eacute;e en 1949 visant &agrave; assurer une s&eacute;curit&eacute; collective, le G7 - ou G8 - qui agit comme un forum de prises de d&eacute;cisions r&eacute;unissant les sept plus grandes puissances et compl&eacute;t&eacute; par le G20 en 2008. Ces organisations alternatives peuvent &ecirc;tre amen&eacute;es &agrave; d&eacute;stabiliser le syst&egrave;me complexe des r&egrave;gles et concurrencer le syst&egrave;me de l&rsquo;ONU.&nbsp;<br /><br /><br /><u><font size="4"><strong><font color="#508d24">Des blocages d&eacute;tourn&eacute;s par une adaptation concr&egrave;te et des r&eacute;visions partielles&nbsp;</font></strong></font></u><br /><br /><u><strong><font color="#8640ae">(1)&nbsp;&nbsp; &nbsp;Une r&eacute;vision parcellaire du fonctionnement onusien</font></strong></u><br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Certains Etats membres de l&rsquo;ONU manifestent leur volont&eacute; d&rsquo;obtenir une r&eacute;forme du syst&egrave;me onusien pour plus de repr&eacute;sentativit&eacute; et d&rsquo;&eacute;quit&eacute; entre les Etats. Une premi&egrave;re r&eacute;forme avait &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e en 1963 en ce sens. Cependant, m&ecirc;me si les Etats n&rsquo;ont pas pu r&eacute;viser le droit de veto ni le syst&egrave;me de repr&eacute;sentativit&eacute; au Conseil, le <strong>Sommet de 2005 </strong>a permis de r&eacute;aliser quelques innovations. C&rsquo;est ainsi que deux nouveaux conseils ont &eacute;t&eacute; mis en place : le Conseil des droits de l&rsquo;homme et la Commission de la consolidation de la paix. Il a &eacute;galement permis le renforcement des organes de l&rsquo;ONU d&eacute;j&agrave; existants afin de les adapter aux probl&egrave;mes actuels. Comme le montre Vincent Chetail, professeur &agrave; l&rsquo;Institut universitaire de hautes &eacute;tudes internationales (IUHEI), dans la revue Relations Internationales, il y a eu une <strong>&laquo; revitalisation &raquo; de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale</strong> qui a notamment &eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;origine de ces deux conseils. Cette revitalisation lui a aussi permis de d&eacute;velopper les suites &agrave; donner au Document final du Sommet mondial de 2005 en termes de d&eacute;veloppement. Le Conseil des droits de l&rsquo;homme ayant consacr&eacute; une de ses premi&egrave;res r&eacute;solutions au droit au d&eacute;veloppement, il y a aurait l&agrave; une revitalisation du r&ocirc;le m&ecirc;me de l&rsquo;ONU. Enfin, &agrave; l&rsquo;occasion de ce Sommet a &eacute;galement &eacute;t&eacute; cr&eacute;e le Bureau de la d&eacute;ontologie qui a pu &ecirc;tre un pas vers plus de cr&eacute;dibilit&eacute; en permettant le contr&ocirc;le de l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; des fonctionnaires de l&rsquo;ONU.&nbsp;<br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Cependant, malgr&eacute; toutes ces avanc&eacute;es, cette D&eacute;claration finale de 2005 se r&eacute;v&egrave;le dans l&rsquo;ensemble d&eacute;cevante et r&eacute;affirme la plupart du temps des obligations consacr&eacute;es ant&eacute;rieurement. Aucune d&eacute;cision de fond n&rsquo;a &eacute;t&eacute; prise dans des domaines qui n&eacute;cessitaient des changements majeurs afin d&rsquo;adapter l&rsquo;organisation &agrave; l&rsquo;heure d&rsquo;une mondialisation approfondie.&nbsp;<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;C&rsquo;est le cas du <strong>Conseil de S&eacute;curit&eacute; et sa d&eacute;mocratisation</strong>. Plusieurs projets de r&eacute;forme avaient &eacute;t&eacute; propos&eacute;s mais aucun n&rsquo;a abouti, refl&eacute;tant encore une fois de plus les rivalit&eacute;s, les m&eacute;fiances r&eacute;ciproques entre les Etats, emp&ecirc;chant toute avanc&eacute;e majeure, ce qui ne d&eacute;plaira pas aux membres permanents. Mais selon Victor-Yves Ghebali, professeur &agrave; l&rsquo;IUHEI, le probl&egrave;me de d&eacute;mocratisation se pose surtout au niveau du droit de veto et de son utilisation. Des projets ambitieux ont &eacute;t&eacute; propos&eacute;s afin d&rsquo;emp&ecirc;cher &agrave; l&rsquo;avenir qu&rsquo;un pays bloque le processus de d&eacute;cision collective.<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;De plus, <strong>en mati&egrave;re militaire</strong>, un projet de renforcement des capacit&eacute;s de l&rsquo;ONU pour la gestion des conflits avait &eacute;t&eacute; propos&eacute; pour une intervention rapide, coh&eacute;rente et efficace avec la cr&eacute;ation d&rsquo;une arm&eacute;e permanente. Cependant, ce projet n&rsquo;a pas abouti car critiqu&eacute; par les Etats invoquant le droit d&rsquo;ing&eacute;rence. Plus grave, la D&eacute;claration Finale n&rsquo;&eacute;voque pas la question du d&eacute;sarmement et de la non prolif&eacute;ration, ce que Kofi Annan, Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ONU de 1997 &agrave; 2006, consid&eacute;rera comme un &eacute;chec majeur du Sommet. &nbsp;&nbsp; &nbsp;<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Enfin, le Sommet n&rsquo;est pas parvenu &agrave; <strong>d&eacute;politiser les droits de l&rsquo;homme</strong> avec la cr&eacute;ation d&rsquo;un organe totalement ind&eacute;pendant bien que ce soit un domaine qui m&eacute;riterait d&rsquo;&ecirc;tre en dehors de toute consid&eacute;ration politique et o&ugrave; les Etats ne seraient plus les juges ultimes des infractions qu&rsquo;ils ont commis.&nbsp;</div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/sans-titre1_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><br /><u><strong><font color="#8640ae">(2) Un fonctionnement informel restreignant les blocages&nbsp;</font></strong></u><br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;En d&eacute;pit des divisions et des blocages touchant cette institution, il est unanimement reconnu que l&rsquo;ONU est un <strong>forum de dialogue permanent</strong> entre les Etats, une organisation incontournable dans la gestion occasionnelle de conflits globaux. A ce titre, son bilan est plus positif qu&rsquo;il n&rsquo;en a l&rsquo;air notamment dans le processus d&rsquo;adoption des actes onusien qui se fait &agrave; la majorit&eacute; afin de cr&eacute;er un consensus de tous les membres du Conseil de S&eacute;curit&eacute; m&ecirc;me non permanents notamment dans les domaine de respect des droit fondamentaux, le lutte contre les violences de tout genre mais &eacute;galement le droit d&rsquo;intervention. On observe donc une continuit&eacute; dans les objectifs poursuivis par l&rsquo;ONU qui reste une formidable plateforme dans la promotion de valeurs communes.<br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Toujours dans le fonctionnement institutionnel, la pratique du droit de veto est vue comme un blocage majeur des missions de l&rsquo;ONU. En r&eacute;alit&eacute;, ce droit fait l&rsquo;objet d&rsquo;une utilisation limit&eacute; et sa validit&eacute; ne s&rsquo;exprime qu&rsquo;au moment du vote. Il a &eacute;t&eacute; ainsi interpr&eacute;t&eacute; que l&rsquo;&laquo; absence d&rsquo;un Etat votant n&rsquo;a pas de valeur de vote contraire &raquo; depuis la politique de la chaise vide men&eacute;e par l&rsquo;URSS. Il est aujourd&rsquo;hui plut&ocirc;t utilis&eacute; comme instrument de dissuasion. En d&eacute;pit d&rsquo;une r&eacute;forme profonde de la composition du Conseil de S&eacute;curit&eacute; de l&rsquo;ONU, il y a une repr&eacute;sentation g&eacute;ographique relativement bien &eacute;quilibr&eacute;e des plus grands Etats puisque ceux-ci sont int&eacute;gr&eacute;s r&eacute;guli&egrave;rement au Conseil de s&eacute;curit&eacute;.&nbsp;<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;<strong>Les Etats cherchent ainsi de mani&egrave;re pragmatique et symbolique &agrave; limiter les d&eacute;s&eacute;quilibres institutionnels</strong> : c&rsquo;est ainsi que Laurent Fabius, ancien ministre des affaires &eacute;trang&egrave;res fran&ccedil;ais, propose que les membres permanents du Conseil de S&eacute;curit&eacute; limitent volontairement leur droit de veto en s&rsquo;engageant &agrave; renoncer &agrave; son usage lors des situations de crimes de masse. Cette notion de crime de masse &eacute;chapperait &agrave; l&rsquo;appr&eacute;ciation unilat&eacute;rale de ces membres par la saisine du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ONU charg&eacute; de se prononcer sur la nature du crime. Cela d&eacute;note particuli&egrave;rement la volont&eacute; de maintenir &laquo; la cr&eacute;dibilit&eacute; de ce pilier de la paix et de la stabilit&eacute; que doit &ecirc;tre le Conseil de s&eacute;curit&eacute;. &raquo;<br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Enfin, il existe un certain nombre de domaines d&rsquo;affaires &eacute;trang&egrave;res dont la gestion rel&egrave;ve en grande partie de l&rsquo;ONU et qui n&eacute;cessite de surcroit une r&eacute;ponse globale et universelle : on peut citer l&rsquo;environnement, les produits stup&eacute;fiants, la criminalit&eacute; internationale, le d&eacute;sarmement et le soutien important des Etats aux op&eacute;rations militaires. Ainsi, des sp&eacute;cialistes remarquent, non sans ironie, que lorsque les Etats-Unis ne sont pas directement int&eacute;ress&eacute;s ou ne veulent pas agir unilat&eacute;ralement, les missions de l&rsquo;ONU de maintien de la paix ou de pr&eacute;servation de la s&eacute;curit&eacute; sont effectivement assur&eacute;es.&nbsp;<br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;L&rsquo;ONU appara&icirc;t ainsi comme une organisation symbolique et n&eacute;cessaire. A l&rsquo;avenir, il est in&eacute;vitable que les Etats-Unis ne soient plus la seule puissance superpuissance. D&egrave;s lors il faudra recomposer avec la rapport de force au sein de l&rsquo;institution. L&rsquo;ONU restera alors le meilleur espace de rencontre pour encadrer ces nouveaux rapports et trouver des solutions consensuelles aux probl&egrave;mes internationaux. Les blocages structurels et politiques de l&rsquo;ONU emp&ecirc;chent th&eacute;oriquement toute r&eacute;forme profonde de l&rsquo;ONU mais elle a &eacute;t&eacute; palli&eacute;e par la n&eacute;cessit&eacute; concr&egrave;te de contourner les blocages de l&rsquo;ONU. Les Etats ont su r&eacute;&eacute;quilibrer les rapports entretenus entre les diverses puissances, notamment en permettant aux pays les plus l&eacute;gitimes &agrave; demander un si&egrave;ge au Conseil de S&eacute;curit&eacute; et d&rsquo;en &ecirc;tre les membres de mani&egrave;re r&eacute;guli&egrave;re.&nbsp;<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Les Etats font ainsi preuve de pragmatisme pour poursuivre les diff&eacute;rents objectifs, ceux-ci finissant par devenir des standards internationaux. Malgr&eacute; les d&eacute;s&eacute;quilibres en termes de puissance, les Etats savent trouver des consensus quand l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de tous est en jeu, revigorant ainsi <strong>l&rsquo;espoir d&rsquo;un universalisme fonctionnel</strong> qui passe par le maintien des institutions de l&rsquo;ONU. La COP21 en est le parfait exemple, dans le cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), 195 Etats ont su, en d&eacute;cembre dernier, trouver un accord afin de limiter les effets du changement climatique.&nbsp;</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[L’Arctique :  un pôle mondial au confluent des changements majeurs de la planète                       Entre tensions régionales, réchauffement climatique accéléré et nécessité de coopération intergouvernementale]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/larctique-un-pole-mondial-au-confluent-des-changements-majeurs-de-la-planete-entre-tensions-regionales-rechauffement-climatique-accelere-et-necessite-de-cooperation-intergouvernementale]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/larctique-un-pole-mondial-au-confluent-des-changements-majeurs-de-la-planete-entre-tensions-regionales-rechauffement-climatique-accelere-et-necessite-de-cooperation-intergouvernementale#comments]]></comments><pubDate>Fri, 02 Sep 2016 12:21:16 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/larctique-un-pole-mondial-au-confluent-des-changements-majeurs-de-la-planete-entre-tensions-regionales-rechauffement-climatique-accelere-et-necessite-de-cooperation-intergouvernementale</guid><description><![CDATA[       &#8203;&laquo; L'ann&eacute;e prochaine ou celle d'apr&egrave;s, l'Arctique sera lib&eacute;r&eacute; des glaces comme jamais depuis 100 000 ans &raquo;&nbsp;Peter Wadhams, professeur de physique des Oc&eacute;ans &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de CambridgeCette pr&eacute;vision, faite par le scientifique Peter Wadhams le 21 ao&ucirc;t dernier dans les m&eacute;dias anglais, peut appara&icirc;tre anodine et un peu trop alarmiste au vu de certains. Or cette information, si elle se conc [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/ice-melt_orig.jpeg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">&#8203;&laquo; <em>L'ann&eacute;e prochaine ou celle d'apr&egrave;s, l'Arctique sera lib&eacute;r&eacute; des glaces comme jamais depuis 100 000 ans</em> &raquo;&nbsp;Peter Wadhams, professeur de physique des Oc&eacute;ans &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Cambridge<br /><br />Cette pr&eacute;vision, faite par le scientifique Peter Wadhams le 21 ao&ucirc;t dernier dans les m&eacute;dias anglais, peut appara&icirc;tre anodine et un peu trop alarmiste au vu de certains. Or cette information, si elle se concr&eacute;tise - et elle est bien partie pour l&rsquo;&ecirc;tre - aurait un impact consid&eacute;rable sur le plan plan&eacute;taire en provoquant notamment une acc&eacute;l&eacute;ration irr&eacute;versible du r&eacute;chauffement climatique et des tensions r&eacute;gionales multiples quant &agrave; l&rsquo;exploitation des ressources situ&eacute;es aux alentours de l&rsquo;Arctique.<br />Cependant, et c&rsquo;est l&agrave; tout le probl&egrave;me, cette exploration par les Etats voisins pourraient avoir des cons&eacute;quences n&eacute;fastes &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; l&rsquo;on tente de mener une transition &eacute;cologique ambitieuse apr&egrave;s la conclusion de l&rsquo;accord sur le climat &agrave; la COP21 en d&eacute;cembre dernier.&nbsp;<br /><br />Une coop&eacute;ration uniforme est donc primordiale pour assurer la pr&eacute;servation de ce continent et plus largement de l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; de l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me plan&eacute;taire. Ainsi, comment la conjugaison de tous les enjeux divergents tenant &agrave; l&rsquo;avenir de cette r&eacute;gion attestent de la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;une coop&eacute;ration &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale ?<br /><br /><br /><strong><font color="#508d24">L&rsquo;Arctique : un engouement expliqu&eacute; par son potentiel &eacute;conomique consid&eacute;rable.<br /></font></strong><br />L&rsquo;Arctique est une r&eacute;gion tr&egrave;s riche en ressources naturelles, qu&rsquo;elles soient p&eacute;troli&egrave;res, min&eacute;rales, gazi&egrave;res ou halieutiques : ce qui attire la convoitise de beaucoup d&rsquo;acteurs internationaux, qu&rsquo;ils soient publics ou priv&eacute;s. Selon le United States Geological Survey, 13% des r&eacute;serves mondiales p&eacute;troli&egrave;res et 30% des r&eacute;serves mondiales de gaz se situent dans les sous sols de cette r&eacute;gion, ce qui suscite la convoitise des compagnies p&eacute;troli&egrave;res dans une &eacute;poque o&ugrave; les r&eacute;serves des ressources fossiles s&rsquo;amenuisent et sont de plus en plus difficiles &agrave; exploiter. Une &laquo; course &agrave; l&rsquo;appropriation &raquo; de ces ressources non renouvelables est d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; lanc&eacute;e avec des projets d&rsquo;exploitation et de forages qui se sont multipli&eacute;s ces derni&egrave;res ann&eacute;es en Arctique.&nbsp;<br /><br />L&rsquo;ouverture d&rsquo;une nouvelle voie maritime dans l&rsquo;Oc&eacute;an Glacial Arctique appara&icirc;t de plus en plus cr&eacute;dible au vu de la fonte rapide de la calotte glaciaire. Une voie qui pourrait, dans un futur proche, &ecirc;tre navigable une bonne partie de l&rsquo;ann&eacute;e et susciterait par cons&eacute;quent un int&eacute;r&ecirc;t &eacute;conomique certain &nbsp;pour le commerce international car elle permettrait de raccourcir les trajets maritimes de 4000 kilom&egrave;tres selon Oleg Kobzeff, sp&eacute;cialiste de l&rsquo;Arctique et de la Russie. Mais cette nouvelle voie maritime commence d&eacute;j&agrave; &agrave; &ecirc;tre emprunt&eacute;e par des compagnies maritimes &agrave; l&rsquo;instar du Crystal Serenity, un paquebot de luxe qui est cens&eacute; rallier l&rsquo;Alaska &agrave; New York par cette nouvelle voie : vir&eacute;e qui est loin de faire l&rsquo;unanimit&eacute; dans une r&eacute;gion aussi pr&eacute;serv&eacute;e et inhospitali&egrave;re que l&rsquo;Arctique.<br />&#8203;<br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/carte-ressources_orig.jpeg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><strong><font color="#508d24"><br /><br />Un n&eacute;cessaire renforcement de la coop&eacute;ration dans la gestion future de l&rsquo;Arctique</font></strong><br /><br />Face &agrave; ces changements profonds en cours dans cette r&eacute;gion, une coop&eacute;ration intergouvernementale a commenc&eacute; &agrave; voir le jour il y a un demi-si&egrave;cle avec la cr&eacute;ation successive de deux conseils r&eacute;gionaux, une premi&egrave;re &eacute;tape qui devra faire l&rsquo;objet d&rsquo;un approfondissement pour produire des r&eacute;sultats significatifs.<br />Premi&egrave;rement, le Conseil Nordique, apparu en 1952, a &eacute;t&eacute; cr&eacute;e pour assurer un dialogue intergouvernementale entre les pays nordiques. Cependant, il se heurtait &agrave; de nombreuses difficult&eacute;s en raison des diff&eacute;rences culturelles, &eacute;conomiques et sociales des Etats et peuples qui le composaient.&nbsp;<br />Deuxi&egrave;mement, pour enrayer les d&eacute;fauts du premier, a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; en 1996 le Conseil de l&rsquo;Arctique. Ce Conseil est consid&eacute;r&eacute; comme une v&eacute;ritable construction institutionnelle : il est compos&eacute; des 8 &eacute;tats arctiques dont la Russie, les Etats-Unis, le Canada, la Norv&egrave;ge mais &eacute;galement de repr&eacute;sentants de peuples autochtones et enfin des Etats observateurs, des Organisations Internationales et des ONG. Cette composition &eacute;largie &agrave; l&rsquo;ensemble des acteurs principaux de la sc&egrave;ne internationale contribue au renforcement de la coh&eacute;sion et de la coop&eacute;ration pour une gestion plus effective et r&eacute;fl&eacute;chie de cette r&eacute;gion.&nbsp;<br /><br />Cependant, ces deux Conseils sont seulement des instances de discussion.&nbsp;<br />-&nbsp;&nbsp; &nbsp;M&ecirc;me s&rsquo;ils permettent de diminuer les querelles de souverainet&eacute;, ils ne prennent pas v&eacute;ritablement de d&eacute;cision qui contraignent les Etats : les probl&egrave;mes politiques, militaires et s&eacute;curitaires ne sont que tr&egrave;s peu abord&eacute;s. Les sujets &eacute;voqu&eacute;s sont davantage la protection de l&rsquo;environnement, les revendications territoriales, les diff&eacute;rends frontaliers et le droit g&eacute;ologique.&nbsp;<br />-&nbsp;&nbsp; &nbsp;De plus, des engagements internationaux ont &eacute;t&eacute; promulgu&eacute;s pour encadrer strictement les revendications et les modalit&eacute;s des n&eacute;gociations. Cette volont&eacute; s&rsquo;est concr&eacute;tis&eacute;e avec la Convention de Montego Bay sur le droit de la mer de 1982 institu&eacute; comme m&eacute;canisme de r&egrave;glements de certains litiges pour d&eacute;finir les fronti&egrave;res communes et l&rsquo;&eacute;tendue des plateaux continentaux : convention qui s&rsquo;applique alors dans cette r&eacute;gion de l&rsquo;Arctique.<br /><br /><strong><font color="#508d24"><br />Des tensions sous-jacentes entre les grandes puissances qui rendent la coop&eacute;ration fragile.</font></strong><br /><br />Malgr&eacute; une volont&eacute; louable des Etats de se r&eacute;unir et de discuter du futur de cette r&eacute;gion fragile, l&rsquo;Arctique n&rsquo;est pas &eacute;pargn&eacute; par les tensions g&eacute;opolitiques actuelles, au contraire. Il est un des lieux de tension entre les deux grandes puissances que sont la Russie et les Etats-Unis, faisant &eacute;merger l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une nouvelle Guerre froide sur cette partie du globe. L&rsquo;Arctique est source de richesse, et ces puissances le savent.&nbsp;<br /><br />Ainsi, pour &eacute;viter tout blocage dans son exploitation, la plupart d&rsquo;entre elles ont exprim&eacute; leur hostilit&eacute; &agrave; la signature de tout trait&eacute; international sur l&rsquo;Arctique lors de la d&eacute;claration d&rsquo;Ilulissat de 2008 contrairement &agrave; son homologue du Sud - l&rsquo;Antarctique - qui b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;une protection importante. &nbsp;L&rsquo;Arctique est vu alors comme le nouveau Far West avec des opportunit&eacute;s de conqu&ecirc;te o&ugrave; &laquo; tout le monde veut sa part du g&acirc;teau &raquo; illustr&eacute; par l&rsquo;ouverture de bases militaires russes dans cette r&eacute;gion, ce qui est source de tension.&nbsp;<br /><br />Pour ce qui est des voies maritimes, des divergences de vision sur la circulation maritime se font sentir o&ugrave; chacun tente de pr&eacute;server son int&eacute;r&ecirc;t : l&agrave; o&ugrave; le Canada d&eacute;veloppe une vision nationale, la Russie adopte une vision r&eacute;gionale o&ugrave; elle s&rsquo;arroge un plateau continental tandis que les Etats-Unis sont enclins &agrave; consid&eacute;rer ces nouvelles voies avec une vision globale o&ugrave; la libert&eacute; de navigation serait reine ; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t pour les USA &eacute;tant de garder une sup&eacute;riorit&eacute; maritime.&nbsp;<br /><br />Enfin, ces tensions entre les puissances rel&egrave;guent au second plan l&rsquo;opinion des populations inuits qui sont les victimes de cette course et d&eacute;nonc&eacute;es par les responsables locaux qui misent sur l&rsquo;opinion publique et l&rsquo;union de ces peuples pour enrayer ces tensions.<br /><br /><br /><strong><font color="#508d24">L&rsquo;Arctique : une attractivit&eacute; incompatible avec les probl&eacute;matiques environnementales actuelles.</font></strong><br /><br />L&rsquo;Arctique est l&rsquo;un des &eacute;picentres o&ugrave; les changements climatiques sont et seront les plus visibles : sans r&eacute;actions rapides et concr&egrave;tes, l&rsquo;impasse sera proche.<br /><br />(sur le plan r&eacute;gional) La fonte inexorable de la banquise et de la calotte glaci&egrave;re ont des r&eacute;percussions sur tout l&rsquo;environnement de l&rsquo;Arctique qui dispose par ailleurs d&rsquo;une biodiversit&eacute; unique et fragile. C&rsquo;est pour cette raison que Greenpeace consid&egrave;re que cette partie du globe doit &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute;e r&eacute;serve naturelle mondiale au m&ecirc;me titre que l&rsquo;Antarctique. En plus d&rsquo;affecter la biodiversit&eacute; locale, ces mutations pourraient affecter les populations locales vivant dans cette r&eacute;gion.<br /><br />Ce ph&eacute;nom&egrave;ne ne pourra &ecirc;tre endigu&eacute; sans lutter contre l&rsquo;exploitation des ressources notamment p&eacute;troli&egrave;res de la r&eacute;gion. Extractions consid&eacute;r&eacute;es pour beaucoup comme fortement risqu&eacute;es pour l&rsquo;environnement ; on peut en avoir un aper&ccedil;u avec la catastrophe de l&rsquo;Exxon Valdez sur les c&ocirc;tes de l&rsquo;Alaska en 1989 mais encore avec les d&eacute;versements importants des entreprises p&eacute;troli&egrave;res russes d&eacute;nonc&eacute;s par la population autochtone et les &eacute;cologistes du monde entier. Le probl&egrave;me majeur &eacute;tant que les pays voisins de l&rsquo;Arctique b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;une zone &eacute;conomique exclusive de 360 kilom&egrave;tres qui fait que la majorit&eacute; des ressources rel&egrave;vent en g&eacute;n&eacute;ral du contr&ocirc;le des Etats.<br /><br />(Sur le plan plan&eacute;taire) L&rsquo;Arctique est une v&eacute;ritable bombe climatique &agrave; retardement puisque les cons&eacute;quences de la disparition des surfaces glaci&egrave;res aurait des cons&eacute;quences colossales et irr&eacute;versibles sur l&rsquo;ensemble de la plan&egrave;te. Si les efforts de la part de la communaut&eacute; internationale ne se font pas sentir dans ces prochains d&eacute;cennies - ou m&ecirc;me ann&eacute;es au vu de l&rsquo;urgence de la situation - la fonte compl&egrave;te de la banquise acc&eacute;l&eacute;rera le r&eacute;chauffement climatique pour plusieurs raisons &hellip;&nbsp;<br /><br />On a tendance &agrave; croire qu&rsquo;en r&eacute;duisant seulement nos &eacute;missions de dioxyde de carbone (CO2), les risques d&rsquo;une future catastrophe climatique et d&rsquo;une augmentation trop importante de la surface des oc&eacute;ans seraient limit&eacute;s.&nbsp;<br />Or, ce n&rsquo;est que la partie &eacute;merg&eacute;e de l&rsquo;iceberg puisque :<br />-&nbsp;&nbsp; &nbsp;la disparition de la banquise diminue la surface de r&eacute;flexion du soleil sur la glace, la chaleur p&eacute;n&egrave;tre alors dans les mers et r&eacute;chauffe de ce fait plus rapidement la plan&egrave;te.<br />-&nbsp;&nbsp; &nbsp;la disparition de la banquise perturberait les courants oc&eacute;aniques et d&eacute;r&egrave;glerait encore davantage le climat de l&rsquo;ensemble de la plan&egrave;te : les ph&eacute;nom&egrave;nes m&eacute;t&eacute;orologiques extr&ecirc;mes seraient alors d&eacute;multipli&eacute;s.<br />-&nbsp;&nbsp; &nbsp;enfin, et c&rsquo;est en cela que la lutte est urgente : le METHANE. Il est aussi un gaz &agrave; effet de serre, &agrave; la seule diff&eacute;rence que ses effets sont 23 fois plus importants que le CO2. Or, ce gaz est pr&eacute;sent en quantit&eacute; astronomique en dessous du permafrost. Si la fonte atteint ces r&eacute;serves , il sera alors rejet&eacute; dans l&rsquo;atmosph&egrave;re, ajout&eacute; au fait qu&rsquo;il ne pourra pas &ecirc;tre absorb&eacute; par les esp&egrave;ces v&eacute;g&eacute;tales au m&ecirc;me titre que le CO2.<br /><br />Ainsi, les changements profonds qui affectent l&rsquo;Arctique ne sont pas synonymes d&rsquo;opportunit&eacute; d&rsquo;exploitation et de nouvelles voies maritimes facilitant les &eacute;changes internationaux mais plut&ocirc;t une preuve qu&rsquo;il est grand temps de s&rsquo;orienter vers une transition &eacute;cologique bas&eacute;e sur les &eacute;nergies renouvelables car le devenir de cette r&eacute;gion pourrait d&eacute;terminer le futur de l&rsquo;humanit&eacute; toute enti&egrave;re.&nbsp;<br /><br /><strong>Cl&eacute;ment HAOUISEE</strong><br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[A VOIR: DU 11 SEPTEMBRE AU CALIFAT: L'histoire secrète de Daech ]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/a-voir-du-11-septembre-au-califat-lhistoire-secrete-de-daech]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/a-voir-du-11-septembre-au-califat-lhistoire-secrete-de-daech#comments]]></comments><pubDate>Thu, 01 Sep 2016 11:58:48 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/a-voir-du-11-septembre-au-califat-lhistoire-secrete-de-daech</guid><description><![CDATA[Le 10 juin 2014, quand Daech plante ses drapeaux noirs sur la ville de Mossoul, désertée par une armée irakienne qui a fui sans combattre, le monde médusé tente de comprendre d'où ont surgi ces djihadistes qui affirment ressusciter dans un bain de sang le califat de Mahomet. Mais comme le rappelle ce documentaire dense et passionnant, le projet politique d'Al-Baghdadi, dont la férocité aveugle se propage dans le monde entier, est né dès 2002, avant même que l'administration Bush ne d? [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph">Le 10 juin 2014, quand Daech plante ses drapeaux noirs sur la ville de Mossoul, d&eacute;sert&eacute;e par une arm&eacute;e irakienne qui a fui sans combattre, le monde m&eacute;dus&eacute; tente de comprendre d'o&ugrave; ont surgi ces djihadistes qui affirment ressusciter dans un bain de sang le califat de Mahomet. Mais comme le rappelle ce documentaire dense et passionnant, le projet politique d'Al-Baghdadi, dont la f&eacute;rocit&eacute; aveugle se propage dans le monde entier, est n&eacute; d&egrave;s 2002, avant m&ecirc;me que l'administration Bush ne d&eacute;clenche l'invasion de l'Irak. Ce sont les erreurs, mais aussi les mensonges de cette derni&egrave;re, prolong&eacute;s en Syrie par les tergiversations d'Obama, qui ont permis &agrave; Daech de prosp&eacute;rer.<br><span></span>Le ma&icirc;tre du chaos<br><span></span>Tu&eacute; &agrave; 40 ans, en 2006, lors d'un raid a&eacute;rien, le terroriste d'origine jordanienne Abou Moussab al-Zarqaoui, alors repr&eacute;sentant d'Al-Qa&iuml;da en Irak, est ainsi le pr&eacute;curseur du projet sanguinaire dont Abou Bakr al-Baghdadi a repris le flambeau. Comme Ben Laden, qui a commenc&eacute; par le m&eacute;priser, son arme est la terreur m&eacute;diatis&eacute;e et spectaculaire. Mais il d&eacute;passe son ma&icirc;tre en orchestrant l'horreur et le chaos comme armes du djihad. C'est Al-Zarqaoui qui a op&eacute;r&eacute; la premi&egrave;re d&eacute;capitation devant une cam&eacute;ra, sign&eacute; des attentats spectaculaires &agrave; la voiture pi&eacute;g&eacute;e, dont celui contre le si&egrave;ge de l'ONU, con&ccedil;u et mis en oeuvre des massacres de masse parmi les foules chiite, dans le but de ranimer la guerre entre communaut&eacute;s musulmanes. Pourquoi les &Eacute;tats-Unis, dont les renseignements ont vite rep&eacute;r&eacute; le terroriste, vont-ils non seulement le laisser agir, mais m&ecirc;me l'instrumentaliser ? Dans ce film convaincant, d'anciens membres du renseignement, dont Nada Bakos, qui a travaill&eacute; sur le dossier pour la CIA, des repr&eacute;sentants des forces am&eacute;ricaines en Irak, l'ancien secr&eacute;taire d'&Eacute;tat am&eacute;ricain Colin Powell&nbsp;- victime d'un &eacute;tonnant trou de m&eacute;moire&nbsp;- et des experts du terrorisme retracent, archives &agrave; l'appui, les treize ans de cette guerre perdue contre la terreur.<br>&#8203;(arte)<br><br><span></span></div><div><div id="895891833225125948" align="center" style="width: 100%; overflow-y: hidden;" class="wcustomhtml"><iframe frameborder="0" allowfullscreen="true" src="http://www.arte.tv/guide/fr/embed/069723-000-A/medium" style="width: 600px; height: 340px;"></iframe></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[In Macron (do) we trust?]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/in-macron-do-we-trust]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/in-macron-do-we-trust#comments]]></comments><pubDate>Wed, 31 Aug 2016 12:45:01 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/in-macron-do-we-trust</guid><description><![CDATA[       Ce qu'il ne fallait pas rater hier - l'&eacute;v&eacute;nement de la journ&eacute;e - c&rsquo;&eacute;tait &eacute;videmment mon premier jour de boulot. C&rsquo;est aussi la d&eacute;mission de notre cher ministre de l&rsquo;Economie, de l'Industrie et du num&eacute;rique. Macron, ce savant m&eacute;lange qui serait presque un nom de cocktail : Necker-Trudeau-Conway-Underwood-Giscard-Blair-Weber-Pericles.Necker c&rsquo;est la &laquo; superstar &raquo; des finances royales renvoy&eacute;e  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/since-1_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">Ce qu'il ne fallait pas rater hier - l'&eacute;v&eacute;nement de la journ&eacute;e - c&rsquo;&eacute;tait &eacute;videmment mon premier jour de boulot. C&rsquo;est aussi la d&eacute;mission de notre cher ministre de l&rsquo;Economie, de l'Industrie et du num&eacute;rique. Macron, ce savant m&eacute;lange qui serait presque un nom de cocktail : Necker-Trudeau-Conway-Underwood-Giscard-Blair-Weber-Pericles.<br /><br />Necker c&rsquo;est la &laquo; superstar &raquo; des finances royales renvoy&eacute;e par Louis XVI pour ses sp&eacute;culations et son absence aux &Eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux.&nbsp;<br /><br />Justin Trudeau c'est le g&eacute;nie de la communication politique, cette communication politique qui, avec sa touche de cosm&eacute;tique, de marketing nous fait voter pour des hommes bien plus que pour des id&eacute;es, o&ugrave; l'homme est le programme, voire le "produit". L'homme politique se vend, il est en repr&eacute;sentation permanente, et &ccedil;a, Macron l'a bien compris. La parole devient l'acte, la forme, le fond. Cela me rappelle la phrase de Laurent Solly, le directeur de l'image de Sarko2007 : "la r&eacute;alit&eacute; n'a aucune importance, il n'y a que la perception qui compte".&nbsp;<br /><br />Peter Conway, dans House or Cards, est l&rsquo;excellent candidat r&eacute;publicain qui fait face &agrave; un pr&eacute;sident Frank Underwood plus proche de Sarkozy que d'Hollande dans le style, qui dit de Conway qu'il est excellent dans son r&ocirc;le de &nbsp;candidat favori des sondages, mais qu'il est une <em>fraud</em>, et ferait un extr&ecirc;mement mauvais pr&eacute;sident des USA. L'intelligence politique du Macron tient aussi un peu d'Underwood.<br /><br />Giscard, ce n&rsquo;est ni la droite, ni la gauche, mais au-del&agrave;, au-del&agrave; des partis, au-del&agrave; des hommes, bref Giscardieu.&nbsp;<br /><br />Dans la m&ecirc;me veine, Tony Blair, c'est la rengaine de la troisi&egrave;me voie entre droite et gauche, d'une gauche moderne, le mod&egrave;le d'un Valls qui doit pas &ecirc;tre tr&egrave;s content l&agrave; tout de suite.&nbsp;<br /><br />Max Weber parle quant &agrave; lui de "l'entrepreneur politique" th&egrave;me cher &agrave; Macron, le politique qui aimait les entrepreneurs.&nbsp;<br /><br />Ainsi, au bal des Guignols, au pays des bouffons, Macron sait tirer son &eacute;pingle du jeu. A vaincre sans p&eacute;ril... Il ne faut pas se leurrer, Macron est le meilleur lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de relations et de r&eacute;seau (d'abord l'ENA, apr&egrave;s Rothschild, puis l'Elysee, puis Bercy, bient&ocirc;t l'Elys&eacute;e?) et surtout domine sans concession la communication politique - non au clivage droite-gauche, oui je suis un r&eacute;formiste, un progressiste face aux conservateurs, non je ne r&eacute;pondrai pas &agrave; la question fatidique de ma candidature tel un &eacute;quilibriste, mais je ne parlerai que de la France car je suis diff&eacute;rent de ceux qui y pensent tous les matins en se rasant, d'ailleurs je suis super bien ras&eacute;. Quid des sujets importants, des sujets qui f&acirc;chent ? Je suis aussi habile pour &eacute;viter de me mouiller, dire que les 35h, c'est mal, c'est peu. Dire que l'honn&ecirc;tet&eacute; me force &agrave; vous dire que je ne suis pas socialiste - la foudre frappe le blasph&eacute;mateur, c'est l'abolition de l'esclavage et la chute du Mur de Berlin, c'est ce qu'il faut retenir de 2016.&nbsp;<br /><br />Le plus triste dans tout &ccedil;a, c'est que Macron, l'acteur en repr&eacute;sentation, est le meilleur com&eacute;dien, et qu'ils ne sont tous que des com&eacute;diens, si ce n&rsquo;est des bouffons. Macron est le pire pr&eacute;sidentiable, &agrave; l'exception de tous les autres. Macron a beau &ecirc;tre l'ambigu Monsieur Macron, il a beau &ecirc;tre descendu de son pi&eacute;destal de non-politicien - en faisant habilement croire qu'avec lui ce serait diff&eacute;rent, consid&eacute;rant les autres comme des politiciens et en en devenant un par l&agrave;-m&ecirc;me - peut-&ecirc;tre sera-t-il moins pire que les Sarko, Le Pen, M&eacute;lenchon, Montebourg, Hollande, voire Jupp&eacute; ? Surtout il n'a que deux ans de vie publique, et propose une offre politique neuve nous rappelant ainsi que notre d&eacute;mocratie si elle est inerte est toujours en vie. Macron a le don de cr&eacute;er un sentiment de nostalgie chez les d&eacute;&ccedil;us de toujours qui un jour ont cru en Sarkozy ou en DSK mais qui ont vu leurs illusions bris&eacute;es dans le tumulte du pouvoir temporel.&nbsp;<br /><br />Alors enfin peut-&ecirc;tre Macron sera-t-il P&eacute;ricl&egrave;s, l'aristocrate r&eacute;formateur? Macron vient d'une bonne famille &nbsp;et il est issu de l&rsquo;aristocratie &eacute;narchique. Mais auras-tu le courage de mener des r&eacute;formes si tu gagnes? &nbsp;Car quitter le Titanic hollandiste et tuer le p&egrave;re, &nbsp;c'&eacute;tait le passage d'un Rubicon politique, mais cela ne demande pas le courage des r&eacute;formes. Seras-tu P&eacute;ricl&egrave;s? Auras-tu les tripes, pour ne pas dire autre chose?&nbsp;<br /><br />P.S.: &agrave; chaque fois qu'on nous parle de nouveaut&eacute;, de progr&egrave;s, de changement, se dire qu'il y a anguille sous roche.&nbsp;<br /><br />P.S.2: pas besoin de d&eacute;truire Sarkollandepenenchon, ou si, mais y aurait tellement &agrave; &eacute;crire.&nbsp;<br /><br />P.S.3: apr&egrave;s les platitudes d&eacute;bit&eacute;es &agrave; la Mutualit&eacute; en juillet - ce qui atteste de la "politicianisation" de Macron - j'aimerais savoir ce que lui et ses conseillers pensent des questions sociales et soci&eacute;tales actuelles, qui ne sont pas que de vaines "pol&eacute;miques st&eacute;riles", et ne doivent pas &ecirc;tre confondues avec le d&eacute;bat-pol&eacute;mique qui les entoure. Ex: islamisme (question), Burkini (d&eacute;tail pol&eacute;mique)<br /><br />P.S.4: back2business pour les politiques. Comme pour les r&eacute;gionales de 2015. Chassez le naturel, il revient au galop. &Eacute;l&eacute;ment perturbateur : un attentat. Et l&agrave;, l'ego des politiques para&icirc;t bien vain. Probl&egrave;me : les terroristes respirent toujours, et nous avons deux primaires et une pr&eacute;sidentielle.<br /><br />P.S.5: Macron n'est pas socialiste, mais il aurait gagn&eacute; &agrave; &ecirc;tre candidat &agrave; la primaire pour avoir un bloc, un parti. Mais il ne le pouvait pas. Triangle d'incompatibilit&eacute;.<br /><br />P.S.5': Il ne le pouvait pas d'embl&eacute;e car les vrais socialos-gauchos le d&eacute;testent et qu'il se positionne comme un non-socialiste de centre-gauche. Difficile positionnement.&nbsp;<br /><br />&nbsp;PS6: s'il gagne, c'est &agrave; la faveur d'un contexte in&eacute;dit, d'une &eacute;lection totalement impr&eacute;visible, et aussi gr&acirc;ce au soutien populaire, car il n'a pas de parti derri&egrave;re lui, or on ne gagne pas sans parti, sauf VGE.<br /><br />P.S.7: j'arr&ecirc;te.<br /><br />P.S.8: sauf VGE. Gr&acirc;ce au peuple, ce qui fait tr&egrave;s d&eacute;mocratie ath&eacute;nienne. J'arr&ecirc;te vraiment.<br /><br />PS9: le PS ne m&eacute;rite pas d'articles.&nbsp;<br /><br />PS10: mes P.S., si.<br /><br />Bref, ne soyons pas dupes de Monsieur Macron - et des politiques en g&eacute;n&eacute;ral, pour n'&ecirc;tre pas d&eacute;&ccedil;us, n'en attendez pas trop d'eux et ne soyez jamais dupes, surtout les hommes providentiels, car dans hommes providentiels, il y a hommes - reconnaissons-lui des qualit&eacute;s, qui aime bien ch&acirc;tie bien, les autres sont bien pires.</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Sarkozy, NKM, Fillon : Juppé face à la droite de l'identité dangereuse]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/sarkozy-nkm-fillon-juppe-face-a-la-droite-de-lidentite-dangereuse]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/sarkozy-nkm-fillon-juppe-face-a-la-droite-de-lidentite-dangereuse#comments]]></comments><pubDate>Tue, 30 Aug 2016 08:22:14 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/sarkozy-nkm-fillon-juppe-face-a-la-droite-de-lidentite-dangereuse</guid><description><![CDATA[A contempler l&rsquo;&eacute;tat de la droite fran&ccedil;aise, on finit par se dire que l&rsquo;identit&eacute;&nbsp;n&rsquo;est ni heureuse, ni malheureuse, mais dangereuse. Il n&rsquo;est pas un jour qui s&rsquo;&eacute;coule sans que, parmi Les R&eacute;publicains, des voix s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent, tenant des propos o&ugrave; la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; le dispute &agrave; la dangerosit&eacute;, l&rsquo;incomp&eacute;tence &agrave; l&rsquo;ignorance, le cynisme &agrave; l&rsquo;ar [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph">A contempler l&rsquo;&eacute;tat de la droite fran&ccedil;aise, on finit par se dire que l&rsquo;identit&eacute;&nbsp;n&rsquo;est ni heureuse, ni malheureuse, mais dangereuse. Il n&rsquo;est pas un jour qui s&rsquo;&eacute;coule sans que, parmi Les R&eacute;publicains, des voix s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent, tenant des propos o&ugrave; la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; le dispute &agrave; la dangerosit&eacute;, l&rsquo;incomp&eacute;tence &agrave; l&rsquo;ignorance, le cynisme &agrave; l&rsquo;arrivisme.<br /><span></span>Ces derniers jours, ces derni&egrave;res heures, se sont ainsi succ&eacute;d&eacute;es des d&eacute;clarations qui disent une droite fran&ccedil;aise malade du virus identitaire comme jamais elle ne l&rsquo;a &eacute;t&eacute; depuis les ann&eacute;es 40. La folie m&eacute;diatique burkini a lanc&eacute; les uns et les autres dans une course &agrave; la surench&egrave;re m&eacute;diatique. Sarkozy, Fillon, Wauquiez, mais aussi Nathalie Kosciusko-Morizet&hellip; C&rsquo;est &agrave; celui qui osera la plus grosse des &eacute;normit&eacute;s, prononcera la plus absolue stupidit&eacute;, le tout dans le but de complaire &agrave; un &eacute;lectorat de droite qui serait saisi par le vertige identitaire, vautr&eacute; dans le populisme chr&eacute;tien, et qui ne demanderait qu&rsquo;&agrave; &ecirc;tre inqui&eacute;t&eacute;, affol&eacute;, apeur&eacute; par le spectre du musulman qui le menacerait de le remplacer&hellip;<br /><span></span><strong><font size="4" color="#2a2a2a">Commen&ccedil;ons avec&nbsp;Fran&ccedil;ois Fillon. <br /></font></strong>Voici l&rsquo;ancien Premier ministre, candidat &agrave; la Primaire qui, lors de son discours de dimanche dans la Sarthe, d&eacute;clare&nbsp;: &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai r&eacute;clam&eacute; le contr&ocirc;le administratif du culte musulman tant que son int&eacute;gration dans la R&eacute;publique ne sera pas achev&eacute;e&nbsp;&raquo;. Le pr&eacute;suppos&eacute; est int&eacute;ressant. &laquo;&nbsp;Le culte musulman&nbsp;&raquo; ne serait pas encore int&eacute;gr&eacute; dans la R&eacute;publique. Et le propos vise tous les musulmans, sans distinction. Tous pr&eacute;sum&eacute;s coupables de ne pas avoir achev&eacute; leur int&eacute;gration r&eacute;publicaine. Tous suspects. Tous encore un peu &eacute;trangers, finalement, du fait de leur religion&hellip; Et tant pis pour&nbsp;<a href="http://www.challenges.fr/challenges-soir/20160824.CHA2609/si-le-burkini-menace-la-republique-c-est-la-fin-du-monde.html" target="_self">l&rsquo;imam de Bordeaux, entre mille exemples, plus r&eacute;publicain que bien de ceux qui se baptisent&nbsp;<span>&laquo;</span>Les R&eacute;publicains&nbsp;&raquo;</a>&nbsp;et menac&eacute; de mort par l&rsquo;Etat islamique. Le musulman fran&ccedil;ais est comme l&rsquo;homme africain face &agrave; l&rsquo;histoire, il n&rsquo;est pas encore assez entr&eacute; en R&eacute;publique. Pauvre Philippe S&eacute;guin&hellip; Que de b&ecirc;tises prof&eacute;r&eacute;es en son nom&hellip; &nbsp;<br /><span></span><strong><font size="4">Quand NKM se fait clouer le bec par Yann Moix</font></strong>Continuons le tour d&rsquo;horizon des d&eacute;clarations du weekend. &nbsp;Voici&nbsp;<a href="http://www.challenges.fr/tag/nathalie-kosciusko-morizet">Nathalie Kosciusko-Morizet</a>&nbsp;sur France 2, dans l&rsquo;&eacute;mission On n&rsquo;est pas couch&eacute;. Elle proclame qu&rsquo;elle a d&eacute;pos&eacute; un projet de loi destin&eacute; &agrave; mettre hors la loi le Salafisme. Face &agrave; elle, Yann Moix a eu beau jeu de lui dire que mettre hors la loi des id&eacute;es, c&rsquo;est vouloir &laquo;&nbsp;interdire le vent&nbsp;&raquo;. Mais NKM persiste. Le burkini, c&rsquo;est le salafisme, alors interdisons le salafisme. Yann Moix, d&rsquo;un coup, d&eacute;masque l&rsquo;imposture. Il demande &agrave; la candidate &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique ce qu&rsquo;elle pense de l&rsquo;article 2 de la loi de 1905. Et l&agrave;, c&rsquo;est le naufrage. NKM l&rsquo;ignore. NKM parle la&iuml;cit&eacute;, identit&eacute; et fait religieux, mais elle m&eacute;connait, en toute incomp&eacute;tence, la base r&eacute;publicaine en la mati&egrave;re. Alors Yann Moix lui cite l&rsquo;article, &laquo;&nbsp;La R&eacute;publique ne reconna&icirc;t, ne salarie ni ne subventionne aucun culte&nbsp;&raquo;. L&rsquo;&oelig;il de NKM s&rsquo;&eacute;teint. Prise la main dans le sac de l&rsquo;ignorance. Et Yann Moix l&rsquo;ach&egrave;ve, en lui lisant les propos d&rsquo;Aristide Briand, l&rsquo;un des p&egrave;res de la loi de 1905, qui jugeait stupide d&rsquo;interdire dans l&rsquo;espace public la soutane, le burkini de l&rsquo;&eacute;poque, au motif qu&rsquo;un v&ecirc;tement proscrit serait remplac&eacute; par un autre, que cela g&eacute;n&eacute;rerait des tensions et que pour combattre des id&eacute;es, rien ne vaut des id&eacute;es. Surtout l&rsquo;id&eacute;e de libert&eacute;.<br /><span></span><font size="4"><strong>Poursuivons encore avec Laurent Wauquiez. <br /></strong></font>Toujours muni de ses &eacute;l&eacute;ments de langage &eacute;nonc&eacute;s en deux cents mots, le nouveau pr&eacute;sident de Les R&eacute;publicains&nbsp;<a href="http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/laurent-wauquiez-face-a-caroline-fourest-fallait-il-une-loi-pour-interdire-le-burkini-851933.html" target="_blank">est l&rsquo;invit&eacute; de BFM TV</a>&nbsp;ce dimanche. Identit&eacute;, identit&eacute;, identit&eacute;&hellip; Et la la&iuml;cit&eacute;, encore et toujours triangul&eacute;e, d&eacute;tourn&eacute;e, d&eacute;voy&eacute;e pour les besoins de la cause identitaire. Au d&eacute;tour d&rsquo;un &eacute;change, il est object&eacute; &agrave; Laurent Wauquiez qu&rsquo;interdire un v&ecirc;tement parce qu&rsquo;il refl&eacute;terait une pens&eacute;e contre l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;il se fait de la France serait anticonstitutionnel. Et Wauquiez de r&eacute;pondre&nbsp;: &laquo; J'en ai assez que l'on s'abrite derri&egrave;re la Constitution.&nbsp;&raquo;&nbsp; La constitution, insupportable rempart qui emp&ecirc;che de transformer l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; culturelle en printemps fran&ccedil;ais des r&eacute;actionnaires. Le propos de Wauquiez est hallucinant. Plac&eacute; dans la bouche de Jean-Marie Le Pen, en 1990, 2000 ou 2010, il aurait d&eacute;clench&eacute; une temp&ecirc;te m&eacute;diatique majeure, soient des jours et des semaines &agrave; disserter sur la tentation putschiste du pr&eacute;sident du FN. Mais en 2016, rien. Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit du pr&eacute;sident en titre du grand parti de la droite dite classique et r&eacute;publicaine. Personne ne bouge. Tout passe, tout lasse. M&ecirc;me Caroline Fourest, face &agrave;&nbsp;<a href="http://www.challenges.fr/tag/laurent-wauquiez">Laurent Wauquiez</a>, ne rel&egrave;ve pas le sens et la port&eacute;e du propos.<br /><span></span><strong><font size="4">Pour Sarkozy le &nbsp;burkini vaut bien un changement constitutionnel</font></strong>Point d&rsquo;orgue de la repr&eacute;sentation identitaire, terminons avec&nbsp;<a href="http://www.challenges.fr/tag/nicolas-sarkozy">Nicolas Sarkozy</a>&nbsp;qui, ce lundi matin, vient tirer&nbsp;<a href="http://www.rtl.fr/actu/politique/burkini-nicolas-sarkozy-suggere-de-changer-la-constitution-pour-permettre-une-loi-7784638201" target="_blank">sur RTL</a>&nbsp;les conclusions pour tous, par-del&agrave; les ambitions personnelles. Pour interdire le burkini, &nbsp;il faut &laquo;&nbsp;changer la Constitution s'il le faut&nbsp;&raquo;. Et l&rsquo;ancien pr&eacute;sident de s&rsquo;interroger&nbsp;: &laquo;&nbsp;Qu'est-ce-que la libert&eacute; face &agrave; la tyrannie des minorit&eacute;s ?&nbsp;&raquo; Et nous aussi de s&rsquo;interroger&nbsp;: quelle est donc cette minorit&eacute; dite Les R&eacute;publicains qui entend imposer l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;elle se fait de l&rsquo;identit&eacute; &agrave; tous, y compris aux minorit&eacute;s&nbsp;?<br /><span></span><strong><font size="4">Fillon, NKM, Wauquiez, Sarkozy... Ainsi prosp&egrave;re l'identit&eacute; dangereuse.</font></strong><br /><span></span>Face &agrave; ce d&eacute;luge d&rsquo;absurdit&eacute;s dict&eacute;es par la maladie identitaire, sur fond de remise en cause de l&rsquo;h&eacute;ritage de 1789, avec la lutte contre le burkini (ultime objet des passions identitaires) le salafisme et l&rsquo;islamisme en guise d&rsquo;alibi, Alain Jupp&eacute; persiste &agrave; se poser en candidat de la raison et du compromis. &laquo;&nbsp;Pas de loi de circonstance&nbsp;&raquo; sur le burkini a-t-il r&eacute;p&eacute;t&eacute; tout au long de ses interventions du week end consacrant sa rentr&eacute;e politique. Soit. Dont acte.<br /><span></span>Mais Alain Jupp&eacute; apparait d&eacute;sormais de plus en plus d&eacute;cal&eacute; au sein de la droite et du centre. Isol&eacute;. Encercl&eacute;. Ainsi va se jouer la Primaire. Entre l&rsquo;h&eacute;ritier de Renan et Tocqueville, confront&eacute; &agrave; ceux de Maurras et D&eacute;roul&egrave;de. Entre un conservatisme bourgeois traditionnel, qui se refuse &agrave; abdiquer la possibilit&eacute; d&rsquo;une identit&eacute; heureuse, et une tentation r&eacute;actionnaire identitaire, qui entend saisir la chance historique qui lui offerte d&rsquo;effacer, en tout ou partie, le legs des Lumi&egrave;res et de 1789.<br /><span></span>Certains &agrave; gauche, pensent que la Primaire de la droite va provoquer une forme d&rsquo;implosion. Sarkozy serait le candidat de l&rsquo;identit&eacute; telle que la r&ecirc;verait la droite profonde, et non Jupp&eacute;. Mais la droite profonde serait dans le m&ecirc;me temps r&eacute;tive &agrave; Sarkozy, lui pr&eacute;f&eacute;rant le rassurant Jupp&eacute;, au motif que lui seul peut battre la gauche sans coup f&eacute;rir. La Primaire porterait une contradiction. Sarkozy, ce serait l&rsquo;identit&eacute;, mais pas la victoire. Jupp&eacute;, ce serait la victoire, mais pas l&rsquo;identit&eacute;.<br /><span></span>Ici se mesure la difficult&eacute; Jupp&eacute;. La Primaire est avant tout une &eacute;lection de mobilisation de client&egrave;le, par nature f&eacute;d&eacute;ratrice des &eacute;nergies militantes et sympathisantes les plus d&eacute;brid&eacute;es. Question&nbsp;: comment Alain Jupp&eacute; peut-il triompher au sein d&rsquo;une droite ravag&eacute;e par l&rsquo;identitaire au point d&rsquo;en devenir dangereuse, tout en &eacute;tant soi-m&ecirc;me le candidat de la droite la plus mod&eacute;r&eacute;e et temp&eacute;r&eacute;e&nbsp;? Voil&agrave; bien l&rsquo;enjeu historique, qui d&eacute;passe m&ecirc;me la personne du maire de Bordeaux. Tradition gaulliste contre tentation p&eacute;tainiste. Saison 2. &nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /><br />Bruno Roget-Petit pour Challenge&nbsp;<br /><br /><br /><span></span>&#8203;http://www.challenges.fr/politique/20160829.CHA2729/sarkozy-nkm-fillon-juppe-face-a-la-droite-de-l-identite-dangereuse.html<br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Passes d’armes. La Turquie en Europe : quels défis démocratiques et sécuritaires ?]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/passes-darmes-la-turquie-en-europe-quels-defis-democratiques-et-securitaires]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/passes-darmes-la-turquie-en-europe-quels-defis-democratiques-et-securitaires#comments]]></comments><pubDate>Tue, 30 Aug 2016 05:46:06 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/passes-darmes-la-turquie-en-europe-quels-defis-democratiques-et-securitaires</guid><description><![CDATA[       Recep Tayyip Erdo&#287;an, Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de Turquie lors du rassemblement populaire du 7 ao&ucirc;t 2016. Cr&eacute;dit: page Facebook officielle de Recep Tayyip Erdo&#287;an.&laquo; L&rsquo;Union europ&eacute;enne a besoin de la Turquie plus que la Turquie a besoin de l&rsquo;Union europ&eacute;enne &raquo;Recep Tayyip Erdo&#287;an, Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de TurquieR&eacute;trop&eacute;dalage sur le chemin de la d&eacute;mocratie&nbsp;&nbsp; & [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/sans-titre_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph" style="text-align:justify;"><font size="1">Recep Tayyip Erdo&#287;an, Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de Turquie lors du rassemblement populaire du 7 ao&ucirc;t 2016. Cr&eacute;dit: page Facebook officielle de Recep Tayyip Erdo&#287;an.</font><br /><br />&laquo; <em>L&rsquo;Union europ&eacute;enne a besoin de la Turquie plus que la Turquie a besoin de l&rsquo;Union europ&eacute;enne </em>&raquo;<br />Recep Tayyip Erdo&#287;an, Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de Turquie<br /><br /><br /><strong><font size="5">R&eacute;trop&eacute;dalage sur le chemin de la d&eacute;mocratie</font></strong><br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Les m&eacute;dias sont souvent sensibles &agrave; ce qui les concerne en premier lieu. La prise de pouvoir de M. Erdo&#287;an sur <em>Zamman</em>, l&rsquo;un des principaux quotidiens d&rsquo;opposition turc, a donc fait les gros titres en Europe au printemps 2016. Mais cela n&rsquo;est pas un mal : nous avons pris conscience du fait que la Turquie, si proche de nous, se distancie de plus en plus du mod&egrave;le d&eacute;mocratique propos&eacute;e par l&rsquo;Europe.<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;&Agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2002, l&rsquo;abolition de la peine de mort a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute;e par le parlement turc dans une optique de rapprochement des principes de l&rsquo;Union europ&eacute;enne (l&rsquo;article 2 de la Charte des Droits fondamentaux de l&rsquo;Union interdit toute peine capitale et est juridiquement contraignant pour les &Eacute;tats membres). Un retour de la peine de mort enfreindrait &eacute;galement les protocoles 6 et 13 du Conseil de l&rsquo;Europe et la Turquie pourrait par cons&eacute;quent en &ecirc;tre exclu. De l'annonce de M. Erdo&#287;an sur la n&eacute;cessit&eacute; de poser de nouveau la question de la peine capitale au parlement et du fait qu&rsquo;il revient au peuple de juger de l&rsquo;application d&rsquo;une telle peine, il est possible d&rsquo;y voir deux choses. D&rsquo;abord qu&rsquo;il y a une prise de distance par rapport &agrave; la soci&eacute;t&eacute; occidentale, que les m&eacute;dias critiquent de plus en plus pour ses m&eacute;faits sur les m&oelig;urs et pour son incompr&eacute;hension de la Turquie (notamment <em>Yeni Akit</em>). Ensuite que cette volont&eacute; de remise au peuple du pouvoir n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que d&eacute;magogie.<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Cette d&eacute;magogie s&rsquo;exprime aussi dans la vision unitaire du peuple turc que propose le Parti de la Justice et du D&eacute;veloppement (AKP) et qui se cristallise autour du probl&egrave;me kurde. Cette minorit&eacute; subit de nombreuses restrictions et un certain nombre d&rsquo;infractions aux droits de l&rsquo;Homme ont &eacute;t&eacute; relev&eacute;es par les observateurs internationaux. Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), qui a men&eacute; plusieurs attaques terroristes contre les Turcs, est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;ennemi public num&eacute;ro 1 pour M. Erdo&#287;an.<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Les purges au sein du gouvernement (notamment marqu&eacute;es par le limogeage d&rsquo;Ahmet Davuto&#287;lu, Premier ministre de 2014 &agrave; 2016), ainsi qu'au sein de l&rsquo;AKP, dont est issu le Pr&eacute;sident Erdo&#287;an, ont fait du chef d&rsquo;&Eacute;tat une figure incontest&eacute;e et apparemment intouchable du pouvoir. Ces limogeages &mdash; qui n&rsquo;ont pas &eacute;pargn&eacute; non plus la sph&egrave;re &eacute;conomique &mdash; ont aussi soulign&eacute; la ligne politique qu&rsquo;empruntait M. Erdo&#287;an, plus conservatrice sur le plan soci&eacute;tal, que ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs. M. Erdo&#287;an est aussi accus&eacute; d&rsquo;enfreindre, au passage, les dispositions de la Constitution sur la neutralit&eacute; politique de la fonction pr&eacute;sidentielle.<br /><br /><br /><strong><font size="5">Une soci&eacute;t&eacute; turque fragile</font></strong><br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Mais l&rsquo;&egrave;re Erdo&#287;an ne vient pas de nulle part. L&rsquo;AKP est arriv&eacute;e au pouvoir dans une vague d&rsquo;exasp&eacute;ration li&eacute;e &agrave; la situation &eacute;conomique du pays. Depuis M. Erdo&#287;an a voulu s&rsquo;inscrire dans une histoire turque plus large. Alors que sur le plan &eacute;conomique il continuait les r&eacute;formes lib&eacute;rales, sur le plan soci&eacute;tal, il a aussi voulu incarner la continuit&eacute; avec la &laquo; grande histoire &raquo;.<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Les six principes du k&eacute;malisme &mdash; que l&rsquo;on doit au premier Pr&eacute;sident turc, &nbsp;Mustafa Kemal Atat&uuml;rk &mdash; qui ont fond&eacute; la R&eacute;publique, ont &eacute;t&eacute; &eacute;nonc&eacute;s de fa&ccedil;on formelle dans la Constitution : &laquo; L&rsquo;&Eacute;tat turc est r&eacute;publicain, nationaliste, populiste, &eacute;tatiste, la&iuml;que et r&eacute;formateur &raquo; (1937). Ce qui est frappant aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est que la crispation religieuse que l&rsquo;ont voit surgir en Europe n&rsquo;&eacute;pargne pas la Turquie et s&rsquo;inscrit en faux des principes d&rsquo;Atat&uuml;rk. Le Pr&eacute;sident Erdo&#287;an, qui a &eacute;t&eacute; emprisonn&eacute; quatre mois &agrave; la fin des ann&eacute;es 1990 pour avoir &laquo; menac&eacute; le s&eacute;cularisme &raquo; en ayant r&eacute;cit&eacute; des vers de G&ouml;kalp, est en quelque sorte le t&eacute;moin de ce renouveau religieux. Il a suivi l&rsquo;ascension de Recep Tayyip Erdo&#287;an, Maire d&rsquo;Istanbul au poste de Pr&eacute;sident. De retour au pouvoir, comme Premier ministre (2003), puis comme Pr&eacute;sident (2014), M. Erdo&#287;an a renou&eacute; avec un certain ottomanisme, notamment pendant les campagnes &eacute;lectorales. Cette propension &agrave; rappeler le mythe ottoman au c&oelig;ur de la politique contemporaine a fait de M. Erdo&#287;an une sorte de nouveau sultan turc.<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Aussi, la tentative de coup d&rsquo;&Eacute;tat dans la nuit du 15 juillet 2016 est la cons&eacute;quence de cette d&eacute;rive autoritaire en rupture avec la tradition r&eacute;publicaine k&eacute;maliste. Le putsch men&eacute; par plusieurs factions issues de l&rsquo;ensemble des corps d&rsquo;arm&eacute;e turcs a pour but de &laquo; r&eacute;tablir la d&eacute;mocratie &raquo;. Les appels sur CNN T&uuml;rk des Pr&eacute;sidents Erdo&#287;an et G&uuml;l via FaceTime ont incit&eacute; la population &agrave; se rebeller contre l&rsquo;instauration de la loi martiale voulue par les putschistes. Au del&agrave; d&rsquo;une tentative de coup d&rsquo;&Eacute;tat telle qu&rsquo;a pu en conna&icirc;tre la Turquie &agrave; plusieurs moment de son histoire (en 1960, 1971, 1980 et 1997), ce sont les r&eacute;percussions, la r&eacute;pression, qui ont montr&eacute; la vraie teneur du r&eacute;gime de M. Erdo&#287;an. Pour le pr&eacute;sident turc, les arrestations en masse apr&egrave;s le putsch rat&eacute; ont &eacute;t&eacute; critiqu&eacute;es trop vite par des occidentaux qui ne saisissent pas v&eacute;ritablement, selon lui, les enjeux pr&eacute;sents. &Agrave; l&rsquo;en croire, le duel qui l&rsquo;oppose &agrave; M. G&uuml;len serait la cause de la r&eacute;bellion. L&rsquo;imam, Fethullah G&uuml;len, et Recep Tayyip Erdo&#287;an partagent pourtant la m&ecirc;me vision de la Turquie : un pays qui doit devenir une r&eacute;publique religieuse au centre du monde sunnite. Le Pr&eacute;sident avait d&rsquo;ailleurs confi&eacute; de tr&egrave;s nombreux postes aux partisans de l&rsquo;imam, les G&uuml;lenistes, qui voulaient moderniser l&rsquo;&Eacute;tat tout en accordant une nouvelle place &agrave; la religion &mdash; d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;ampleur des purges actuelles. L&rsquo;&Eacute;tat est infiltr&eacute; depuis longtemps par les G&uuml;lenistes ; ils ont d&egrave;s 2007 manipul&eacute; par exemple le recrutement de l&rsquo;arm&eacute;e. Apr&egrave;s de faux proc&egrave;s lanc&eacute;s par les G&uuml;lenistes contre les k&eacute;malistes et des n&eacute;gociations &agrave; couvert avec le PKK en 2012, M. Erdo&#287;an s&rsquo;est d&eacute;clar&eacute; en rupture avec le mouvement de Fethullah G&uuml;len.<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Il est encore trop t&ocirc;t pour savoir si, oui ou non, les G&uuml;lenistes sont responsables de la tentative de coup d&rsquo;&Eacute;tat mais force est de constater que le mouvement a servi de bouc &eacute;missaire r&eacute;current pour l&rsquo;&Eacute;tat turc depuis les ann&eacute;es 1990. Dans tous les cas, l&rsquo;Europe nourrit des inqui&eacute;tudes pour l&rsquo;&Eacute;tat de droit en Turquie.<br /><br /><br /><strong><font size="5">La Turquie est-elle le jouet de l&rsquo;Europe ?</font></strong><br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Au printemps 2016, l&rsquo;&Eacute;tat turc s&rsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute; &agrave; l&rsquo;Occident comme un partenaire majeur. Alors que la Turquie &eacute;tait relativement invisible sur la sc&egrave;ne m&eacute;diatique de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Ouest, elle est aujourd&rsquo;hui une pr&eacute;occupation majeure des m&eacute;dias comme des hommes politiques. La cause ? L&rsquo;Europe a besoin d&rsquo;elle.&nbsp;<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;La vieille mythologie de l&rsquo;Europe centrale nous rappellera que l&rsquo;Empire ottoman, et plus r&eacute;cemment la Turquie, est avant tout un espace de transition, un espace de confrontations. Celui du monde chr&eacute;tien et celui du monde musulman. Sans nul doute, les vell&eacute;it&eacute;s nationalistes des XIX&egrave;me et XX&egrave;me si&egrave;cles (et celles naissantes du XXI&egrave;me si&egrave;cle) ont r&eacute;veill&eacute; le mythe d&rsquo;un mur des pays de l&rsquo;Est, protecteur de la veille Europe. M. Orb&aacute;n, le Premier ministre hongrois, ne s&rsquo;est pas priv&eacute; de ranimer la vieille victoire de 1686, ann&eacute;e pendant laquelle les Hongrois ont bout&eacute; hors d&rsquo;Europe l&rsquo;ennemi ottoman.<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Mais c&rsquo;est pour pr&eacute;server les int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;lectoraux d&rsquo;hommes comme M. Orb&aacute;n que l&rsquo;Europe a d&ucirc; se plier &agrave; un accord. Le mur de l&rsquo;Europe ne devait pas c&eacute;der. Aussi l&rsquo;accord sur les r&eacute;fugi&eacute;s du 18 mars dernier ouvre la voie &agrave; un changement de grande ampleur : les Turcs doivent &agrave; terme acc&eacute;der sans visa &agrave; l&rsquo;espace Schengen (cf. <a target="_blank" href="http://www.consilium.europa.eu/press-releases-pdf/2016/3/40802210113_en.pdf">point 5, EU-Turkey Statement, 18/03/2016</a>). Un tel changement incite l&rsquo;UE &agrave; s&rsquo;int&eacute;resser encore plus &agrave; la vie int&eacute;rieure du pays. Apr&egrave;s une telle compromission, il est &eacute;vident que l&rsquo;Europe ne peut que prier pour que l&rsquo;&Eacute;tat turc respecte ses paroles. L&rsquo;instabilit&eacute; politique du pays ne fait que fragiliser cet accord &mdash; d&rsquo;o&ugrave;, d&rsquo;ailleurs, le recul fr&eacute;quent de la date &agrave; laquelle les Turcs pourront voyager en Europe sans visa. Et M. Erdo&#287;an s&rsquo;en amuse dans son entretien r&eacute;cent au Monde, o&ugrave; il n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; mentionner la pr&eacute;carit&eacute; d&rsquo;un tel accord. En quelque sorte, il fait chanter les Europ&eacute;ens. Peut-&ecirc;tre que les dirigeants europ&eacute;ens auraient d&ucirc; se f&eacute;liciter de la victoire de M. Erdo&#287;an sur les putschistes, comme l&rsquo;a sugg&eacute;r&eacute; Carl Bildt, ancien Premier ministre et Ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res su&eacute;dois :&nbsp;<br /><br />&laquo; L&rsquo;UE aurait &eacute;t&eacute; dans une bien meilleure position aujourd&rsquo;hui si les dirigeants europ&eacute;ens s&rsquo;&eacute;taient rendus imm&eacute;diatement en Turquie pour exprimer leur horreur vis-&agrave;-vis coup d&rsquo;&Eacute;tat et avaient f&eacute;licit&eacute; le peuple turc pour l&rsquo;avoir d&eacute;fait. [&hellip;] Bien s&ucirc;r, il n&rsquo;y a pas de garantie que cela aurait emp&ecirc;ch&eacute; le pays de glisser vers plus d&rsquo;autoritarisme. Mais l&rsquo;Europe aurait au moins essay&eacute; de se lever pour ses id&eacute;aux politiques et ses valeurs d&eacute;mocratiques. &raquo;&nbsp;<br />Carl Bildt, &lsquo;Europe, stand up for Erdogan&rsquo;, <u>Politico Europe</u>, 02/08/2016<br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Cet absence de sympathie des dirigeants europ&eacute;ens a peut-&ecirc;tre fait glisser les relations de l&rsquo;UE avec la Turquie vers encore plus d&rsquo;hypocrisie. Tout le monde sait que les n&eacute;gociations entre la Turquie et l&rsquo;Union europ&eacute;enne sur une hypoth&eacute;tique adh&eacute;sion ne sont que <em>nonsense</em>. Pour l&rsquo;Union europ&eacute;enne, une adh&eacute;sion turque est plus qu&rsquo;improbable : la Turquie ne r&eacute;pond pas aux plus pr&eacute;cieux des crit&egrave;res d&rsquo;adh&eacute;sion, les crit&egrave;res de Copenhague (p.ex. d&eacute;mocratie, droits de l&rsquo;homme, droits des minorit&eacute;s ou libert&eacute;). Jean-Claude Juncker, Pr&eacute;sident de la Commission europ&eacute;enne, l&rsquo;a encore r&eacute;p&eacute;t&eacute; sur le plateau de France 2 le 25 juillet 2016 : &laquo; la Turquie, dans l'&eacute;tat o&ugrave; elle se trouve, n'est pas en situation de pouvoir adh&eacute;rer sous peu, ni d'ailleurs sur une plus longue p&eacute;riode &raquo;. Qui plus est, une adh&eacute;sion renverserait les &eacute;quilibres europ&eacute;ens en faisant de la Turquie le pays le plus peupl&eacute; d&rsquo;Europe.&nbsp;<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Alors pourquoi la Turquie et l&rsquo;Union continuent-elles de jouer un jeu qui n&rsquo;apporte a priori rien de nouveau aux deux parties ?<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Ces n&eacute;gociations cr&eacute;ent un espoir dans la soci&eacute;t&eacute; turque et donne une image d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; proche des valeurs de l&rsquo;UE sur la sc&egrave;ne ext&eacute;rieure. En quelque sorte, elle sert de garantie au pouvoir d&rsquo;Erdo&#287;an. Pour l&rsquo;Union europ&eacute;enne, c&rsquo;est un mandat tacite pour prendre position sur la politique int&eacute;rieure turque. Malgr&eacute; tout, on peut consid&eacute;rer que cela compromet l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; de l&rsquo;Union, au sens o&ugrave; nous nous associons &agrave; un r&eacute;gime qui contredit les principes clefs de nos Trait&eacute;s. Ainsi, le fait de s&rsquo;associer &agrave; la Turquie souligne deux choses pour les institutions et les partenaires europ&eacute;ens : <em>primo</em>, la grande <em>d&eacute;tresse</em> des gouvernements face &agrave; la crise des r&eacute;fugi&eacute;s et, <em>secondo</em>, l&rsquo;impossibilit&eacute; d&rsquo;exclure la Turquie du champ des partenaires de l&rsquo;Union.<br /><br /><br /><strong><font size="5">Une voie dangereuse : le risque d&rsquo;&ecirc;tre mis &agrave; la marge</font></strong><br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Mais si le r&ocirc;le europ&eacute;en de la Turquie est reconnu par l&rsquo;UE depuis longtemps, le comportement des dirigeants turcs et la situation g&eacute;opolitique de l&rsquo;Anatolie risquent de faire de la Turquie un paria sur la sc&egrave;ne mondiale.<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Depuis quelques jours, des voix s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent aux &Eacute;tats-Unis pour exiger le retrait de l&rsquo;armement nucl&eacute;aire am&eacute;ricain entrepos&eacute; en Turquie. M. Anderson, ancien du National Security Council et consultant de la Nuclear Threat Initiative, <a target="_blank" href="http://www.latimes.com/opinion/op-ed/la-oe-andreasen-nuclear-weapons-turkey-20160811-snap-story.html">a ainsi publi&eacute; une tribune dans le Los Angeles Times</a> pour souligner les risques d&rsquo;une pr&eacute;sence d&rsquo;armes nucl&eacute;aires am&eacute;ricaines en Turquie : outre la situation g&eacute;ographique de la base d&rsquo;Incirlik (en zone frontali&egrave;re avec la Syrie), il va de soit que l&rsquo;instabilit&eacute; politique du pays et la perte de confiance dans l&rsquo;&Eacute;tat d&rsquo;Erdo&#287;an sont aussi &agrave; l&rsquo;origine des risques pressentis. La base d&rsquo;Incirlik a ainsi &eacute;t&eacute; ferm&eacute;e quelques temps &agrave; la suite du coup d&rsquo;&Eacute;tat. Tout cela, alors m&ecirc;me que la Turquie est membre de l&rsquo;Organisation du Trait&eacute; de l&rsquo;Atlantique Nord (OTAN). Doit-on sous entendre que la Turquie pourrait &ecirc;tre l&rsquo;un des nouveaux dangers s&eacute;curitaires en Europe ? M. Erdo&#287;an n&rsquo;a cess&eacute; de rappeler que la Turquie &eacute;tait la fronti&egrave;re avanc&eacute;e de l&rsquo;Europe, notamment avec les territoires aux mains des terroristes. La stabilit&eacute; du pays est donc un enjeu essentiel pour l&rsquo;OTAN et, avant tout, l&rsquo;Europe puisque des terroristes islamistes transiteraient par les fronti&egrave;res turques.<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Mais les relations de la Turquie avec le c&oelig;ur de l&rsquo;alliance, les &Eacute;tats-Unis, sont encore loin d&rsquo;&ecirc;tre paisibles. Les accusations et la demande d&rsquo;extradition de M. Erdo&#287;an contre M. G&uuml;len, install&eacute; depuis 1999 aux &Eacute;tats-Unis, ont contribu&eacute; &agrave; refroidir encore plus les relations avec la Maison Blanche. L&rsquo;exigence du pr&eacute;sident turc de proc&eacute;der &agrave; une extradition sans laisser le D&eacute;partement de la Justice g&eacute;rer la proc&eacute;dure rel&egrave;ve pour les conseillers am&eacute;ricains d&rsquo;une ing&eacute;rence tout autant que d&rsquo;une attitude surprenante pour le chef d&rsquo;un &Eacute;tat de droit. D&rsquo;autant plus que M. G&uuml;len, dans une tribune au Monde, a plaid&eacute; son innocence et <a target="_blank" href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/08/11/fethullah-gulen-si-les-accusations-dirigees-contre-moi-sont-etablies-je-m-engage-a-retourner-en-turquie_4981128_3232.html">demand&eacute; une enqu&ecirc;te internationale sur le coup d&rsquo;&Eacute;tat rat&eacute;</a>&hellip;<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;De l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; du monde, les relations avec M. Putin ne sont pas non plus au beau-fixe. Apr&egrave;s qu&rsquo;un avion russe a &eacute;t&eacute; descendu par l&rsquo;arm&eacute;e turque, la rencontre des deux pr&eacute;sidents &agrave; Saint-P&eacute;tersbourg, le 9 ao&ucirc;t 2016, devait &ecirc;tre l&rsquo;occasion de renouer des liens entre les deux puissances. Pour les officiels turcs il ne s&rsquo;agissait pas de tourner le dos &agrave; l&rsquo;Europe, mais il est &eacute;vident que cette rencontre a de quoi intriguer les diplomates europ&eacute;ens. Le comportement de la Russie vis-a-vis de l&rsquo;Europe et de l&rsquo;OTAN (notamment dans la crise syrienne) est provocateur ; en suivant son mod&egrave;le la Turquie risque une mise &agrave; l&rsquo;&eacute;cart encore plus lourde.<br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Somme toute, la Turquie restera pour l&rsquo;&egrave;re qui s&rsquo;ouvre un enjeu majeur de la politique europ&eacute;enne (int&eacute;rieure et ext&eacute;rieure). Le d&eacute;fi pos&eacute; &agrave; l&rsquo;Europe est incommensurable. Il nous faudra, nous Europ&eacute;ens, faire face &agrave; la mont&eacute;e d&rsquo;un autoritarisme croissant en promouvant nos valeurs tout en nous trouvant oblig&eacute;s de traiter avec le r&eacute;gime turc pour assurer notre s&eacute;curit&eacute; et notre prosp&eacute;rit&eacute;, ainsi que la stabilit&eacute; de l&rsquo;Europe.&nbsp;<br /><br />&#8203;<br /><strong>Alexis Chalopin</strong><br />&#8203;&Eacute;tudiant en Affaires europ&eacute;ennes (Sciences Po &amp; London School of Economics)<br />alexis.chalopin@sciencespo.fr<br /><br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Après la tentative de putsch, quelle place l'Europe doit-elle donner à la Turquie ?]]></title><link><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/apres-la-tentative-de-putsch-quelle-place-leurope-doit-elle-donner-a-la-turquie]]></link><comments><![CDATA[https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/apres-la-tentative-de-putsch-quelle-place-leurope-doit-elle-donner-a-la-turquie#comments]]></comments><pubDate>Thu, 21 Jul 2016 07:47:18 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lobjectifjournal.com/actualiteacute/apres-la-tentative-de-putsch-quelle-place-leurope-doit-elle-donner-a-la-turquie</guid><description><![CDATA[       Les &eacute;v&eacute;nements en Turquie compromettent les chances du pays de rejoindre l'UE. Les Vingt-Sept doivent alors songer &agrave; lui donner une nouvelle place. Ils ne peuvent se passer de ce partenaire strat&eacute;gique majeur.La tentative avort&eacute;e de&nbsp;coup d&rsquo;Etat par une fraction militaire&nbsp;de l&rsquo;arm&eacute;e a cr&eacute;&eacute; un flottement au sommet de l&rsquo;Etat, le soir du 15 juillet, alors que les mutins bombardaient l&rsquo;Assembl&eacute;e na [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lobjectifjournal.com/uploads/6/0/0/9/60098087/erdogan_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph" style="text-align:left;">Les &eacute;v&eacute;nements en Turquie compromettent les chances du pays de rejoindre l'UE. Les Vingt-Sept doivent alors songer &agrave; lui donner une nouvelle place. Ils ne peuvent se passer de ce partenaire strat&eacute;gique majeur.La tentative avort&eacute;e de&nbsp;<a href="http://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0211132136100-ce-que-lon-sait-du-coup-detat-dejoue-en-turquie-2014796.php">coup d&rsquo;Etat par une fraction militaire</a>&nbsp;de l&rsquo;arm&eacute;e a cr&eacute;&eacute; un flottement au sommet de l&rsquo;Etat, le soir du 15 juillet, alors que les mutins bombardaient l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et le si&egrave;ge des services secrets &agrave; Ankara, et que les ponts sur le Bosphore, &agrave; Istanbul, &eacute;taient occup&eacute;s par des blind&eacute;s.<br />Au lendemain de ces &eacute;v&eacute;nements, la question qui se pose est plus que jamais celle de l&rsquo;avenir de la Turquie et de l&rsquo;&eacute;volution du r&eacute;gime politique de&nbsp;<span style="font-weight:700">Recep Tayyip Erdogan</span>. Le pr&eacute;sident sort incontestablement renforc&eacute; de ce nouvel affrontement entre l&rsquo;Etat profond, c&rsquo;est-&agrave;-dire les tenants du k&eacute;malisme &agrave; l&rsquo;ancienne, principalement l&rsquo;arm&eacute;e, et les islamo-conservateurs incarn&eacute;s par l&rsquo;AKP (Adalet Kalk?nma Partisi), le parti de la justice et du d&eacute;veloppement.<br /><br /><br /><strong><font size="4">Puissance r&eacute;gionale<br /></font></strong>La Turquie a connu, depuis l&rsquo;accession au pouvoir de l&rsquo;AKP en 2002, une vaste lib&eacute;ralisation de l&rsquo;&eacute;conomie. En treize ans, le PIB a plus que doubl&eacute;, faisant de la Turquie la premi&egrave;re puissance &eacute;conomique r&eacute;gionale, devant l&rsquo;Arabie saoudite ou l&rsquo;Iran. Ce succ&egrave;s trouve son origine dans plusieurs facteurs. D'abord, la prise du pouvoir par une &eacute;lite islamo-conservatrice, qui a m&eacute;lang&eacute; lib&eacute;ralisme &eacute;conomique et conservatisme social.<br />Puis, la personnalit&eacute; d&rsquo;Erdogan, actuel pr&eacute;sident, devenu Premier ministre en 2003, qui a stabilis&eacute; le gouvernement turc par son autoritarisme emprunt &agrave; son ancien pass&eacute; de maire d&rsquo;Istanbul et de cadre islamiste incarc&eacute;r&eacute; par l&rsquo;arm&eacute;e. Enfin, l&rsquo;AKP qui a habilement jou&eacute; du processus d&rsquo;adh&eacute;sion &agrave; l&rsquo;Union europ&eacute;enne, relanc&eacute; depuis 2002, pour asseoir son pouvoir &agrave; l&rsquo;encontre des k&eacute;malistes, et d&eacute;sormais de&nbsp;<a href="http://www.lesechos.fr/monde/europe/0211132245772-qui-est-fethullah-gulen-accuse-par-erdogan-de-la-tentative-de-putsch-2014811.php">Fethullah G&uuml;len</a>&nbsp;. Le chef de la confr&eacute;rie des G&uuml;l&eacute;nistes, qualifi&eacute;s de &laquo; j&eacute;suites &raquo; turcs car disposant d&rsquo;un vaste r&eacute;seau d&rsquo;&eacute;coles formant l&rsquo;&eacute;lite turque, est exil&eacute; en Pennsylvanie.&nbsp;<br /><br /><br /><strong><font size="4">Quatre ann&eacute;es de crise<br /></font></strong>Cependant, cette p&eacute;riode faste de croissance &eacute;conomique et de stabilit&eacute; institutionnelle a vol&eacute; en &eacute;clats &agrave; cause de trois facteurs. Tout d&rsquo;abord, la Turquie est entr&eacute;e, depuis 2012, dans une p&eacute;riode &eacute;conomique incertaine en raison de la sortie des capitaux et de la d&eacute;fiance des investisseurs &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des puissances &eacute;mergentes.<br />Ensuite, la Turquie s&rsquo;est engag&eacute;e sur le chemin de la guerre en prenant la t&ecirc;te de la coalition anti-&nbsp;<span style="font-weight:700">Assad</span>, ce qui a conduit &agrave; financer et armer indirectement les mouvements d&rsquo;opposition islamistes en Syrie, puis &agrave; s&rsquo;opposer &agrave; la Russie et aux mouvements kurdes. Cet engagement militaire direct a mis fin &agrave; la &laquo; doctrine Davutoglu &raquo;, du nom de l&rsquo;ancien premier ministre turc, qui visait &agrave; pacifier la r&eacute;gion gr&acirc;ce &agrave; la politique du &laquo; z&eacute;ro probl&egrave;me &raquo; avec ses voisins.<br />Enfin, les n&eacute;gociations ouvertes avec le PKK, ainsi que le rapprochement avec l&rsquo;Arm&eacute;nie, ont vol&eacute; en &eacute;clats. Le conflit avec le PKK s&rsquo;est r&eacute;ouvert, embrasant les r&eacute;gions kurdes en Turquie depuis l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2015. D&egrave;s lors, la Turquie a d&ucirc; faire face &agrave; deux mouvements terroristes distincts (Daech et le PKK), tout en poursuivant le raidissement autoritaire du r&eacute;gime Erdogan, dont la tentative de coup d&rsquo;Etat du 15 juillet va achever de convaincre le puissant pr&eacute;sident de la n&eacute;cessit&eacute; de mettre l&rsquo;arm&eacute;e et les institutions &laquo; au pas &raquo;.<br /><br /><strong><font size="4">Pays tiraill&eacute;<br /></font></strong>Derri&egrave;re ce grand jeu strat&eacute;gique, le destin de la Turquie est en jeu &ndash; et un peu le n&ocirc;tre tant ce pays joue un r&ocirc;le tampon majeur pour les Europ&eacute;ens comme l&rsquo;a montr&eacute; la crise des migrants &ndash; aussi bien son arrimage europ&eacute;en que son &eacute;mergence &eacute;conomique comme pays quasiment d&eacute;velopp&eacute;. Or, la classe moyenne turque aspire &agrave; une &eacute;volution stable et d&eacute;mocratique du r&eacute;gime, comme les &eacute;meutes autour du parc Gezi &agrave; Istanbul, en juin 2013, l&rsquo;ont d&eacute;montr&eacute;.&nbsp;La Turquie est &agrave; la recherche de son identit&eacute; et de sa voie de d&eacute;veloppement. Faut-il continuer le vieux r&ecirc;ve de rejoindre l&rsquo;Europe ou trouver son propre &laquo; Sonderweg &raquo; en renouant avec le r&ecirc;ve imp&eacute;rial n&eacute;o-ottoman ? La Turquie est tiraill&eacute;e entre les diff&eacute;rentes faces de ses identit&eacute;s : identit&eacute; occidentale et orientale, mais &eacute;galement identit&eacute; religieuse et la&iuml;que, ou encore d&eacute;mocratique et autoritaire.<br /><br /><br /><strong><font size="4">Un nouvel espace &eacute;conomique</font></strong><br />Dans ce cadre, il est n&eacute;cessaire de r&eacute;fl&eacute;chir aux relations entre l&rsquo;Europe et la Turquie, dont l&rsquo;&eacute;mergence &eacute;conomique, d&eacute;mographique et le poids r&eacute;gional en font un partenaire strat&eacute;gique majeur. Selon&nbsp;<span style="font-weight:700">Nicolas Sarkozy</span>, il est d&eacute;sormais temps pour l&rsquo;Union europ&eacute;enne de prendre ses responsabilit&eacute;s en arr&ecirc;tant de n&eacute;gocier une adh&eacute;sion sans issue. Il a d&rsquo;ailleurs propos&eacute; de cr&eacute;er un Espace commun entre l&rsquo;Union europ&eacute;enne, la Russie et la Turquie afin d&rsquo;arrimer nos deux grands voisins.<br />Cette nouvelle architecture pourrait &ecirc;tre qualifi&eacute;e d&rsquo;Espace de coop&eacute;ration &eacute;conomique et de s&eacute;curit&eacute; (ECES), lequel permettrait d&rsquo;offrir une perspective commune &agrave; Moscou et Ankara, plus que jamais d&eacute;termin&eacute;es &agrave; retrouver un chemin imp&eacute;rial tsariste et ottoman. Pour Ankara, il s&rsquo;agit de trouver une juste voie entre l&rsquo;&eacute;lite europ&eacute;anis&eacute;e d&rsquo;Istanbul et la classe moyenne anatolienne religieuse, symboles d&rsquo;une Turquie plus que jamais &agrave; la crois&eacute;e des chemins.<br /><br /><span style="font-weight:700">Laurence Daziano</span>, ma&icirc;tre de conf&eacute;rences en &eacute;conomie &agrave; Sciences Po, est membre du Conseil scientifique de la Fondapol<br />Dans les &eacute;chos:&nbsp;&#8203;http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-159048-apres-la-tentative-de-putsch-quelle-place-leurope-doit-elle-donner-a-la-turquie-2015590.php</div>]]></content:encoded></item></channel></rss>